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IwilUnta que lef auteU; de là «ta tablée splcndidea par U» meta et les coapee ^ de là eee looge repae et cei ivresses ; de là ces cithares , ces lyres et ces fiâtes ; de là ces pressoirs ëcnmaDts qui Tomissent leors tids dans ces celliers si biro garnis ; ces barriques de parfums , ces bourses qui regorgent d'or. Ccst pour cela qu'ils veulent être et qu'ils sont doyens, archidiacres, ëvêques , archevêques. Ces honneurs ne sont pas donoés au mérite , mais à la chose qni marcie dans les tën^brcs, à Thypocrifre.
« Il a été prédit autrefois et les temps sont arrivés : voici dsns la paix mon amertume U plus amère. Ânère d'abord dans la mort des martyrs , plus am^re dsns U lutte df s hérétiques | plus amère encore dans les mœurs de ses enfants. Elle ne peut ni les mettre en fuite ni les fuir, tant ils ont pris de force , tant leur ncmbre s'est multiplié. Le mal de TKglise est intérieur et incurable, et c'est pour cela que dans la paix son amertume est la plus am^re. »
(3) Le principe du christianisme est une intervention si directe de TEtre-Sjptème dans les affaires de l'homme , qu'on peut la nommer en quelque sorte une incarnation de Dieu. A ce principe se rattachent toutes les théories fondamentales do r£vaof(ile ; intervention dans la pensée , révélation ; intervention dans la volonté, gr&ce; intervention dans l'action, sanetiBcation.
So p«'ut-il rien concevoir de plus sublime à la fois et de plus simple, de plas digne d'être accepté par la raison?
Mais voyons ces théories fondamentales dans leur application s la vie *, le christianisme , ici encore , peut-il prétendre à la perpétuité , à l'immortalité ?
Qu'cst-il?Quefail-iI?
11 s'adresse à i'humanitd entière , dans quelque région, à quelque degré de civilisation qu'elle se trouve , il s'adapte à toutes les formes de la vie sociale , il s'unit avec toutes les institutions morales et politiques.
Il parle à l'homme tout entier, à sa raison , à sa conscience , à tontes ses pensées , à toutes ses affections. Il le reçoit à son berceau et le guide au-delà de sa tombe.
Le gardant parmi toutes ie» circonstances de la vie , il modère tontes ses joies , console toutes teê infortunes et l'appelle sans cesse de la terre aux cieni, où il lui réserve, après la mort, cette destinée infinie que le mortel porte dans son coBur conune le signe sacré de son origine.
Celle immense mission , dont le christianisme est chargé auprès de nous , il ne la perd januis de vue. Il nous convie à tous les genres de grandeur, nous presciit toutes les vertus et nous ouvre toutes les voies de tous les perfecliua* ments. C'est la condition nécessaire pour aller à nos fins dernières* Le développement de toutes nos facultés intellectuelles et morales y le chrislianisoM ne s« borne pas à le permettre , il le commande... La philosophie et la religion qu'on a souvent voulu confondre ont chacnat
eur miMioD} l«iirt d«Toirs «t leurs droiU« pour «ipUqatr rhomm* «t a«f Tacultës, pour tiiteigner It» droita qu'elles donnent et les devoirs qu'elles imposent , pour organiser la TÎe privée et la publique , pour conduire toulea les afiairea de ce monde : la philosophie»
Pour expliquer l'autre monde , pour y conduire l'hosame et lui tasignev aon rang parmi les êtres intelligents » dsstin^ comme lui i l'immortalité | pour lui donner ce degrd de lumière et de force qui le rend digne de s'ëlsTcr dana lea r^giuna ou aspirs sa foi , pour le soutenir dans tontes sss luttes , pour le consoler dans toutes ses épreuves et lui adoucir toua lea maui , même la honte et In miskre ; pour lui faire voir, dana tout ce qu'il y a de plua douloureux ou de plua humiliant , un aujet de joie et de glorification : la rtUgioH,
On le voit , rien ne peut remplacer la religion , rien ne pouvant remplir aa miaaion.
Or, la religion, pour le monde moderM, n'eat pas autre chose que le christianisme. Le christianisnM est donc encore la foi du monde.
Et le chrialianiame prétend conserver son empira tsnt ^p^ la philosophie gardera le sien , c'est là sa perpétuité.
£t le chriatianiame gardera pour fidMea tous ceui qui comprennent ce que c'est qu'une religion, ce que c'est qu'uns philosophie» C'est là son univers salilé.
Quand son fondatsur a dit ; Mon empire n'en pme de ce monde , il a dit à toua les «hrétisns le secret de la perpétuité et de l'université de ses doctrines , de ête institutions.
Sous quelles formes le christianisme sera-t-il uaiversel et perpétuel ? La forme , c'est Is part du tempa } le fond seul est la part de l'éternité
{F. Degérando | Matter, etc.).