CHAPITRE ONZIEME
(i) Non* n« parlona ici que «la* auteura contemportint ; noua citerona parmi \mê aatiquaires et iea hiatorieui qui ae aont plua particuIi^r«m«Dt occupëa de ce aojet: Paaquier, Fauchet^ Docange, Le Lal^oureur, Mtfneatrier, Bruaael, Ducheane, Le Blanc, Caaeneuve, Gallaad, Saiate-Palaye , Le Bœuf i Barkasao, Foncemagney La Ravaill^re, Le Grand d'Auaay, etc., etc.
(a) Noua avona choiai de préférence dea caractèrea hiatoriquee tela que Bertfftnd deBomel Richard 11. On retrouve dana Iea ouvragée de MM. Bayno;anrd et Thierry dea drftaiJa intrfreaaaatfaur le premieri que Dante lai-méme a fait apparaître dana aon enfer :
l' TÎdi certo : ed ancor par chlol Teggla, ete.
Voy. la fin da chant XZViir.
(3) Avant que Iea travaux de MM. RaynouardetSiamondienuentjetélaluniiëre sur cea originea de notre idiome , on avait à cet égard dea notiona ai confuaea , que l'abbë Millot, quia conpoaë troia volumea aurleatroubadourai a traduit tout de travera cette cbanaon de Richard , et, de pluai a néU Iea deux texiea en voulant citer un couplet.
(4) Lea sirventes étaient, comme noua croyona l'avoir déjà dit, dea chan* aona aatiriquea en général dirigéea contre lea granda , lea chanaona de Gestes étaient dea chanaona hiatoriquea (du latin GesUtsy^ ellea étaient deatinéea ïcé* lébrer lea haute faite dea guerrière.
(5) Preuvea de l'Histoire du Languedoc,
(6) Dante eat l'Homkre du moyen &ge i il l'eat par la hardieaae et l'originalité de aon génie f il l'eatauaai par la vive et complète peinture dea mœura, dea croyancea, de la vie tout entière de cette époque de convictiona religieuaea et politiquea. Làeat la gloire du Dante, comme celle d'Homère fat de faire revivre lea tempa hércTquea et Iea i udea populationa de la Grèce primitive avec leura conlumea , lenra pbyaionomiea ai aimplea et ai poétiquea* Le poème du Dante eat l'encyclopédie du moyen-&ge. Littérature, acience, théologie, aatronomie, tona lea figea, toua lea peuplée y apparaiaaent. Auaai la Z>iVine Comédie f qui eat tout à la foia drame , aermon , aatire , épopée , hymne , ne ae peut bien comprendre que par la ailualion inlellecluelle , politique , rcli^^ieiua de cet
l»«pt û tnmtt I ti uimé» t n aenreUleoi i Ublcao immcMe aor lequel t» 4«Mn»Bt» comoit earacNrca prndpau y l'cathoiuiatme claMÎqaa , l'entboii- •UtflM rvligMvz, et l'aBoar, qui ctt encore ât U relifioa. Triple puatoa da ■Mjea Ig»! qni f«t aMei U triple impiratioD do Dante.
(CbA&7£HTIBR.)
(7) D'une affreuae beauté aon atyle éiincelanl
Eit conuae aon enfer, profond , aombre ei brûlant.
(Dblillb.)
(8) Sa nain en traita de feu jette l'csuTre bar£e Où va ae déployer aa penaée agrandie.
Lea pluf n»àlea tableaux ae preaaent aoua aca yeux. Et le triple théâtre où a'onrdit aon poème
Dana aon iratte ayatème Doit embraaaer U terre et Tenfer et lea cieux...
(CHSHKDOLLé.) '
(9) U ne faut paa ae le diariuiuler t il J a plua que de llnapiratbn et du génie dana cette autre iaoompréhenaible du Dante , il faut faire auaai U part de In folie , et bien dea paaaagea ne penrent être expliquéf qu'an naoyen de cette eoaceaaion, qui aux yeux de ꀻ adaûrateura ardena paraîtra aana doute un blaapbème. Cette Béatrix, par exemple , peraonnage myatérieux qui a et aoavent embarraaaé lea commentateura, et qui eat, tout & la foia , amour, théologie et fenune, ne peut être que la création d'un génie délirant.
(io)Yillenuin.
(ii)Laure, qui n'aTait guère plui de vingt aaa alora, était, dit Gingnenë, auaai aage que belle; aucune eapérance coupable ni légitime ne pouvait naître dana le coaur du poète. La pureté d'un aentiment que ni le tempa , ni l'âge , ni U mort même de celle qui en était l'objet ne purent éteindre , a trouvé beaucoup d^ncrédnlea ; maia on eat aujourd'hui forcé de reconnaître, d'une part, que ce aentiment eat trèa réel et trèa profond dane le cour de Pétrarque ; de l'autre , que ai Pétrarque toucha celui de Laure , il n'obtint jamaia d'elle rien de contraire à aon devoir. Chanter l'objet de aon ardente et chaate paaaion, tel était le aeul but de Pétrarque, tel fut pendant troM ana le aeul emploi de aon talent et de aa vie; et cela eat d'autant plua remar~ qnable qu'Avignon, alora, comme le dit Pétrarque loi-même, était la Baby^ lonefrançaUef et qu'il était lui-même jeune , bean et illoatre. C'eat, ajoot* ailleoraGingoené, qo'avec toot ce qoi i napire 4ee déaira Laore avait ce qui lea contient et ce qui imprime le reapect. 8t» yeux aenablaient purifier l'air autoor d'elle , et rien qœ de chaate comme elle n'aorait oaé l'approcher. Elle n'était poortant paa inaenaible. Sa pâleur, aa triateaae, qoand aon anunt a'éloignait d'elle ; qoelquea mota , quelquea doux reprochée dont on voit lea tracée
éêoê Us fên Aê P^trir^ut êi qutlquti ptrUeuliriUi qua l'on ptut iMUtllUr dint Mf inlrt • onvrtget, U prouvent MMt) mtU jtmiit l'imprtitloB qu'un •I long MMori dti aoiat al totttenut et il ttodreêi firent inrion c«Mtr, ne coûtèrent rien à •• •tgetae • Tont Teiprlt naturel que peut tvolr une fenniey toute l'edreeae qu'elle peut employer pour retenir en méiBe tempi quVlIe enlimoMy pour nlimenter l'eeptfrance wu donner dee droite » elle eut en faire naagei et e'eat alnal qu'elle parvint à captiver pendant vbgt ans le plua grand g^nle et rhoname le ploa paaaionntf de aon aikele... Quelle était en eiFet la consolation du pokle. Il noua la pclut lul-mémo dans olkq vers adBalrablfS dout le dernier seul est bien rendu dana ceui-el t
Plus les ddsertaoji je la vois
Sont reeuUs au fond du bols i Parmi d'âpraa roekeri y sur un triste rivage ,
Plus bille est sa divbe Image | Et quand ma douce erreur fuit loin dA mes eaprlta, Je demeure immobile ) en ce lieu même assis , En pierre transforma \ sur la pierre sauvage » Je peneoi je pleure, Jet j*dcrlSy etc.
(i a) il/me dêlPêlrareat canMonê III,
(il) Cette traduction de Glnguend vaut mieus encore que lea traductions en vers que nous eonnalaaons. Aucun poète françaia n'a pu aalslr l'admirable codcision du poète italien ) et par eiemple combien eea trois derniers vers ;
8e tu avesal ornamentl quant' bai voglia
Polesttf ardimenti Uacir del boaco e gire Infra la gente,
aont Ucbement, rendus par les huit grands vera français de M. do Saint- Genlei t
Mes vers, cdiébreo tant d'attraits >
Rdpdten l'byBane de sa gloire ; De ce jour fortund eonsaerea U mémoire.
Pniase l'Image de aea traits 8i r^fldcbir sur vous ot vous prêter des armes Pour conquérir les ccnirs en vous prêtant 99ê charmea t Vous sersK sûrs de plaire i et voua pouveai mes vera » Au sortir de ces bols «parcourir l'unlvera*
N'eat-ce paa une aorte de parodie à l'eau rose ?' (i4) Noua noua contanleruna d'indiquer las noms des liUdratsurs célèbres de
IIuIm dMdouaMOM, treitiëme et qiutor«iéa« «ièdtf. Nont l'emprantoBs aa caUlogiM chronologMiiie de M* Salfi.
XkfUMiimê siècle» Alcamo d« Sicile , Drosi de Piae , Folcacdiiero de.ffiaaae , Veraacda dllrbia , Niccoletto de Turio.
TreUièmt siècU* Folcheito le MnrseUlaU de Gènes, Cêbn de Gêaes, Georgi de VenÎM, Vigoee de Gepoue, Frédéric II de Jeti, Eosive de Palem«9 Maiefroi de PAierme , Doriade Géeet, GjùniceUi de Bologne, dû»lieri de Bologne, Maleeptni de Florence', GuiOooe d'Areano, Spiaello de GioTÎaaiao , Latiai de Florence , Urblciani de Lucqaea , Cavalcanti d« Florence.
Quatorzième siècle. Jacopone de Todi, Giordano de Riralu, Greeeenai d« Bologne , Dante Alighieri de Florence , Subili d'Aicoli , Muaeato de Padove , Qno da Piatoja, Gavalca de Piae, Bartolonunea de San-Goncordio , Tîllam de Florence, Paaaayanti de Florence, Uberli de Florence, Boatolari de Pavie, Petrarcn d'Aresao, Boccaccio de CerUldo , finonaccorao de HonteaaagnOy Fiorentino de Florence.
(i5) Looia Viardot; F. anaai Siamondi , Villemaia et Charpentier.
(i6) V. Charpentier, etc.
(*7) L* robe ne fait paa le moine...
Et ae font povre , et ai ae vivent De bone morciaut dâicieux , Et boivent lea vina précieux; Et la povrelë vont preachant Etleagraaaricheaceapeachant... ' •> Faites ce qalls aermoneront , . - He faites pas ce qu'ils feront; De bien dire n'iërent jà lent , Mes de faire n'ont-ils talent.
Pro de famé, par Saint-Denif, Dont il eat maina que de frfnis...
Salenion , qui tout esprova.
En mil bomea un boa trova ; Mis des lames ne trova nule...
Qui cuer de famé apercevrait , James fier ne fl devrait.
L'auteur recherchant dans l'anliquitrf étrusque dans Isa bellei ^loguea de VirgUe des idées gracieuaca qu'il avait l'art de salir pour les accommoder au goût de son siècle , ne craint pas d'appliquer aux femmes ce vers de Virgile :
O puert, fugite hiac; latct anguis ia herba...
(i8) V" Raynouard, Journal das Savants t oclol»r« 1816. U ea fut d« mémei lorsque Martin le Frise, daiis ton Champion des VamêSf MMya d« les ve^er contre Jean de Meung t il QÉnploya auui de«étre» morausy def per<onn«get alUgoriqueai tela que Franc-Vouloir, Male^Boucfte, Bouche^* Or, Stns^Abesti, Vilain-Penser, etc.
(19) Froûfarty ain«i que nouiravona dit, ne t'en tenait pat à aet Chroniques, •on efprit extraordinairement actif trouvait encore le tempa de composer de« romans» Voici comment il raconte la réception que lui fitîe roi d'Angleterre , Richard 11, lorsqu'il fut admis h lui présenter son Méliador. « Si le vis en sa chambre , dit-il , car tout pourveu je l'avoie , et Iny mia sur son lict; et lors l'ouvrit et regarda dedans , et luy plut trcs grandement ; et plaire bien luy déToit, car il estoit enluminé, escritet historié , et couvert de vermeil velouz 2 dis clous d'argent dores d'or et rose d'or au milieu, a deux gros fermaux dorea, et richement ouvres, au milieu rosiers d'or. Adonc, demanda le roy de quoy U traitoit et je luy dys d'amour. De cette responce fut tout resjouy } et regarda dedans le livre' en plusieurs lieux , et y lisit, car moult bien parloit et lisoit françoia; et puis le fit prendre par un sien chevalier qui se nommoit meaaire Richard Gredon, et porter en sa chambre de retrait, dont il me fit bonne chère. »
C'est ainsi qu'en voyageant , interrogeant et écrivant sans cesse , au milieu de la vie la plus remuante qui fut jamais, ces fameuses Chroniques se trou> virent faiteSé C'était U, il faut l'avouer, un singulier chanoine et un singulier siècle t ^ao] Journal de Francfort, etc.
(ai) r. l'Histoire du Thé&tre-Français , Magnin, tte. (aa) Un concile de ia4o te plaint des danses, des jeui du siècle et surtout des secularibus Utdis circa corpora mortuorum. (a)) Anquetil , Sauvai , Magnin, etc.
(b4) Magnin, Serrure et Monteil. — Voici un passage asseï cnrisuz de ce dernier è ce sujet :
« Quelle belle fête donna è Paris PhiUppe4e-Bel, lorsque ses fils furtnt srmëa chevaliers I Je ne sais si depuis on en a donné de plus belle , même d'aussi belle. Frère André, vous en souvenes-vous , dites*moi? l'un et l'autre nous étions si jeunes ! vous plus que. moi , car, ne vous déplaise , je suis un peu votre aîné.
c A Tours , on parlait encore de cette fête plusieurs années après. Mon père , qui s'y était trouvé, aimait, surtout aux repas avec ses amis ou suz veillées de famille , è se rappeler ce qui l'avait le plus frappé ; et c'était , ai je ne me trompe , le grand mystère représenté sur un beau thd&trs tout drapé de riches tspis qu'on avait élevé au milieu du pré ou ile I^otre-Dame* Là, disait-il , on voyait les scènei qu'offre la vie hiu&aine dans les divsrs états; on y voyait les
artitaM it«c leurs tattmmeiU , l«s m^decios vrtt l«uri fioles , les gens de josUce Vf— bars tfcritoircs , les geDS de guerre avec leurs ^^e, les gens «l'église avec leors chapes ; od j voyait riatelligence liumsiae personnifiée soas l'emblème de ranimai le plus ialelligenl, le rensrd, auccessivement apprenti, mime, chirurgien, médecin, procureur, STOcat , juge , président, clerc , moine, abbtf , évè^e , archevêque , pape ; et cependant toujours renard , toujours laiasant sortir de dessous ses habits sa grande quene, ses petites oreilles; toujours montrant ses yeui vifs et spirituels; toujours croquant oeufs, poussins et poules. Figures* vous en même temps , ajoutait mon p^re, ça et U des groupes de rois de Is lave , de ribands «n chemise , d'hommes sauvages entourés de jeunes pariaiens , de jeunes parisiennes , formant différentes danses , différente branles, et & l'eitrémité, la vénérable figure d'Adam, regardant, an qnatormiëme siècle, sa nombreuse race ainai habillée , costumée , bariolée. Mes enfants, noua disait-il lorsque nous étions seuls, voua vous condutries bien mieux et tous séries bien plus sages si , comme moi , vous aviea vu l'enfer et le paradia des préé Notre-Dame , images des deux issues inévitables de notre vie. L'enfer j était représenté comme un vaate lac de soufre, de poix et de feu; au milieu de •es noirs flots était une profonde csverne, ouvrant son épouvantable bouche , par laquelle sortaient et rentraient des liions de diables tout chai|;éa d'âmes. Et mon père, qui avait une excellente mémoire et beaucoup d^eaprit, en imitait alors les tourments , les gémissements svec tant d'art , qu'on voyait, qu'on entrnéait, j'ajoute même qu'on sentait pour ainai dire, quand il parlait, de l'atmoapliére vaporeuse , épaisse et puante qui a'élevait au-deasui de l'eafer. Il en était de même lorsqu'il parlait dea richesses, de la muaique et des patfums du parsdis : on voyait , on entendait , on sentait. •
« Mon père te plaisait aussi à rendre justice su pieui génie des artistes parisiens qui avaient figuré Jésus*Christ dans son eafence , si oa'if , si aimable, nu chapelet au braa, cauaant, riant, mangeant des pommes avec sa mère ; ensuit» dsns ss psssimi , si doux , si touchant , expirant au milieu dtê cris et dea huées, le pardon aur ses Icvres ; enfin dana le jour de ton triomphe, brisant lea voà*et de U mort , torUnt de ton tombeau, montant au ciel dans l'édst de sa puisitnceet laissant aur la terre Pilate vêtu de aa robe de juge, Gaiphe coiffé de aa mitre | Hérode aa couronne aur la téie, leçon terrible aux mauvaia magiatrats, aux aanuvait prêtrety aux astnvaia roit.
« Dans ces temps, n'est-il pas vrai, frère André , le goût de ces représeotationa théatralea était général ; et i Tours , notre nvinicipalité , pour faire comme ailleurs, donna la repréaentation du mystère des Apôtres en prières. «•••••••••«........,. ...
« Ce soir , à la récréation , lea jeunes gens, comme s'ils eussent deviné ce qui s'était passé à cette assemblée secrète , ayant demandé a faire la répétition du mystère psntovimt des Cordeliers, nous y avons volontiers ronsenli. Aussitôt,
h llAïUtloB è9ê eUffct ds parlemcBt de Parif un d« U Baioche , qui monUnt mr la ttbit d« marbrt da la tallc dn palaia où noa roia font lawra faaUaa a<^ UmnaUi wn janota ii9u$ aoDt monUa aor la grasda tabla du rtffcclMratCt toute U BOflsbrtoaa cooiflsnaaatd dtast raagia at aaaiaa autour» ila ont coainaucd.
« A la pramièra aciot, un jeoaa garçon aat rotann daua la mondo par lea dtf • moaa aona la fonna daa fammaa » daa digait^ , daa houaaura » da TaMbition , d€ la fortoua » da la riebaaaa { aaiat Fraoçoia la tira d'un braa Tigonranx at la fait autrar dasa la cloitra. Nonvalla ac^ua : la janaa garçon a laa cbaTauz coupât » on lui fait nna balla eonronna da aea cbavaui blondaf rapaa» banqnat da rtfcaplion. Non? alla acèna ; la noviciat , ailanca , tftuda y application , aoumiaaiont obtfiiaanea, contentamanti joia. NouTolla tekna t plna grand» joia» la profaaaioB. Nonvallaa ac^naa : la chapitra, lea ^la^tiona. Frèra André, je ma ania aperçu que eaajeunaa tftonrdia 6guraiant fort bien et trop bien laaalléaai lea Tannaa , laa chucbotantanta , lea flttteriea , lea ruaea , lea intriguée ; alora j'ai }9w4 la braa , at d'une vois forte j'ai ordonné qu'on pauftt outre. Suite dea ■ouvellea aeèpea da dignitéa auceeaaivaa de aacriatain , de chantre , de lecteur, de ncaira , de gardien i de viaiteur , de provincial , de général. A chaque non* ▼aile acèaa , le cordelier ae redreaae , aa rrdroMe et ae redreaae. Quand il aat général da l'ordre , il regarde pour ainii dire le monde 1 aea pieda : noua avona tona aonri. Sont venuei eniuite lea leënei du déclin de i'&ge ; à chaque nouvelle acèjie f la cordalier te courbe , te courbe et te courbe* Enfin , il eat étendu anr aon lit de mort. L« diable est là qui rugît; il veut renveraer le bénitier, maia U terrible eau bénite le mouille; il veut éteindre les chandellea, maia il ae brûla lea griffea. Le cordelier meurt. En voyant l'amo monter au ciel, le diable fait cent mille divertiaaantea grimacei qui renvoient lea apectateura gaia et aontenti*
m Ce myithre lera donné au peuple la prochaine fête , dana le pré«v a'il fait beau lampa ; et • a'iI pleut , ce aéra dans le cloître. »
(aS) Douzième siècfe : Jean-lc-MiUoai< composa le fameux livre en vers léonioa qui a rendu ai populaire le nom de l'école de Salerne. U contenait laSg yw», dont )7t seulement nous sunt parvenus.
Hildebert , évéque de Tours , écrivain élégant , théologien méthodique et précia, poète aupérieur ï ceux de aon siëcl«.
Guibert, abbé de Glermoat. Aucun théologien de cette époque ne c'est distingué par une plus aaina critique et par un plus grand éloignement pour les auparatitiona indignée du chriatianisme , que l'ignorance du peuple a trop aouvont mêlées i ses croyances. Il s'éleva contre lea fauMeare]iquea,lea aainU inconnue, les faux miracles, et condamna sévèrement cette acolastique frivole dont laa subtilités s'introduisaient dans l'enseignement des lettres aacrées.
Marbode, moine de Saint-Aubin, écrivain lettré et savant remarquable. — Marbodiiiberf in-4 ^ fjymnes et poésies nscéiiques.
Hoaoriot, d'AatuB. — V» pndêstinaUone €t lûtero arbitrio, •— De imaginm mundi, etc.
DoDmÎMoa. — yita comitissœ Mathildi*, carminé heroico.
Saiat km^ééée, parent de Temperevr Henri V, nort ^réqne 3c Lratuncy wen 1 158. ^ De Maria Virginea maire Eomilice VJII.
Pierre Lombard , eonomm^ te Maître des Sentences, ^ré^ede Parie. Ce docteur a eu 5oo commentateure , parmi leequele eaint Thomee-^Aqain. Il ▼ivait ï 1 epo4{a« d'Abëlard et de saiat Bernard, que noue ne nommom pas ici , BOUS en étant occupes ailleurs.
Saint Thomas Becket , plus connu par son assassinat et sa canowsatioB «p» par ses propres ceuvres.
Sainte Hildegarde. — Set pria^ipaur ouvrages consistent en Tisions qui n'ont pas Taven solennel de l'£giise , quoique la publication en ait été autorisée par un pape. Ce livre extraordinaire se fait remarquer par un style vif , figure, empreint d'une exaltation myatique propre i entrainer des imaginations ardentes.
Jean deSaliaburyi né en Angleterre, mortéréquede Chartres, élève d'Abé» lard et secrétaire du pape Alexandre UT.— • Les écrivains ecclésiastiques le regardent comme le plut grand homme de ton siècle.
Pierre Comeator ou le Maneeur. — Eisloria sncrœ , libri XVI»
Alaio , de Lille, jouiasaiL d'une telle réputation qu'il éîait passe en proverbe que sa présence tenait lieu de tous les enseignements : Sujficiat vobis vidisse Alanum , et qu*il est nommé dans son épitaphe ;
Alanum. ... qui totum scibile scivU,»»»
Treizième et quatorzième siècles. Absaloc, né en i xa8, en Zélande , mort archevêque de Luod , en Scanioi primat des royaumes de Danenurky Suède et Norvrège, ministre et général. — Un des plus grands hommes dont il soit (ait mention dans l'histoire du Nord. — Sermones f estivales quinquagenla.
Gervaisde Tilbury, maréchal du royaume d'Arles. — Leibnits a édité nne ' partie de »eA ceuvres : Otia imperialia.
Innocent III y pape, l'un des plus savants de son siècle.*— Z's miseria Aomante condilionis seu de contempla mundi, -— Epistolœ,
Saint François d'Assise. Ses œuvres ont surtout l'effusion d'une foi profonda et la naïveté d'une âme simple et sincère.
Saint Antoine de Fadoue. Sermones inpsnlmas, etc.
Guillaume d'Auvergne , l'un des plus grands honunes du moyen âge et nsaintenant tout-à-fait inconnu. — Opéra in-folio.
Vineens de Beauvais. — • Bibliotheca mundi, -* Spéculum kîstoriale naturaUf morale f doctrinale. — De principis et nobilium puerorum institutione.
Albert-le- Grand ( Aibertus Theutonicus,etc.}, le plus profond des poly
{ra|«héa et l'homme le plui eitrtordintire clu treiciëme tîkcle. Set contemporains ie entrent magicieo, et il ne faut pat lui tUribuer lee innoinbrablet turpitudet tant de fuit imprimëet tout ton nom, — Compend/um Hieologicat veritatii, — • Summa de EucharUtia, — Sermonea notablUSf — • De Myslerio mtssrtf,'^^De Laudibuâf-^ Postilla in evangeliumt-^Ve adhmrendo VeOf^-Ve ttrte tnlelUgendi, docendi et pfœtUcandi, » De duobus sapientiis^ — Liber aggregationiê seu secretorum , -« Logicalla , — Pkilosophia naturalis , » De Animaiibus, ^ Sécréta muUerum et virorum , — • Liber secretorum de virtuilbus herbarum lapidant et animaiium. Cet deux dernière ourragesi d'aprka M. Nodier, eonl évidemment tuppoaët.
Saint Bonaventure) -général de l'ordre de taint Françoia, auteur de pluaieurt ouvragée, parmi ietquela on dittingue celui-ci ; Meditationes vitce Chrlsti,- Ce Tolnme» trie rarey eat regarde comme le premier livre imprimé a Augabourg.
Saint Thomae d'Aquin, élève d'Albert*le-Grand, le dernier dee pèree de rÉgliae, et Tun de tea plui grande docteure.— Opéra omnià jussu PU édita eoixante-once toI. et teise in-folio. — L'énuméralion de eee ouvragée ferait trop longue.
(96) 11 parait i peu prêt certain maintenant, d'aprëe une nouvelle découvert» r«ite i Lyon, que J. Gerton eat le véritable auteur de Vlmttation de JisuS' Christ» m Lpt épaie uuagee qui dérobaient aux respecte du monde le nom de l'auteur de l'imitation, dit M. de Fonlfalcon, viennent d'être diaaipée par de •avantee recherchea, et une dérouverte heurcnie. L'imitation, onpeutVaffli'^ mer maintenant d^une manière positive^ eet une production née dane notre ville, elle a été écrite à Lyon, non loin de ce palaia où voua aiégea, et notre aot couvre encore la dépouille mortelle de ton auteur.»
Ce livre aublime ne pouvait en effet être d'un moine obacur , ignorant dee chœea de ce moinle, et du coeur humain aurtout. Ce livre, dit avec tant de juateeae M. de Latour, ne doil-il lea larmea qu'il a fait couler qu'à ce doux épanchement de la charité évaogélique, au charme aingulier du dialogue établi entre l'humanité faible et le Dieu qui Taide à te combattre elle-même? N'eat-ce U que la prière fervente d'un pauvre moine qui cntr'ouvre la porte de aon couvent pour regarder ce monde où Xern chemina aont tortueux, le ciel timbre, le eaitont incertainet, et qui te Lâie de rentrer dana la tainte demeure où tout eit calme, où rien nu change, où le chemin tracé mène toujours de la cellule à la chapelle ? I7on, le livre écrit tout cette intpiration aurait eu ton originalité, mait le monde n'en eût tiré qu'une concluaion : le bonheur de la vie monaa> tique. Ohl c'eat qu'il y a plut dant ce livre ! c*ettque ce n'est pas un évangile tombé du ciel dana la aolitude d'un monattère. C'eat un poème chanté par un homme, et écrit avec tes douleurs ; c'est que cet homme a été blessé par ce monde dont il raconte si bien les périls ; c'eat que ces passions qu'il analyse avec tant de délicatotte, il a senti leur fl<mme le biùler au cœur; c'eat que