‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 2)Chapitre 26 sur 87 · ET DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

ET DE LA BELGIQUE

SOUS le nom de système hesbayen , parce ciirelies sont surtout développées dans la Ilciibaye, a fait rcmar(|uer que Talluvion ancienne ne s*éiend pas uniformément h la surface du sol ; elle ne paraît pas même dépasser, vers le sud, la ligne dirigée du S.-O. au N.-E. , formée par la Sambre, la Meuse et la Vesdre qui borde le Condros, et au nord une ligne dirigée £.-0. , passant par Dixmude, Deyuse , Termondc, Malines, Diesl et Has!>elt, et qui borne les sables de la Campine. Les limites tracées sur la carte géognostiquc du royawne de Belgique , que M. d'Omalius d'Halloy a jointe à son Coupd'œil géologique sur le même pays (1), diffèrent assez de ces indications et paraissent être plus exactes.

Dans le Luxembourg, des dépôts composés de minerai de fer en grains arrondis , ordinairement pisifornies, et de fragments de limonite compacte , brune , 5 surfaces polies et luisantes , disséminés dans un limon ferrugineux, constituent tantôt des amas réguliers, tantôt des filons dans le calcaire jurassique , ou encore.dcs accumulations à la surface du lias. M. Dumont (2) croit que ces sédiments meubles et ferrugineux ne sont pas des alluvions superficielles , mais qa*ils résultent d'injections souterraines dues à des eaux tenant en suspension , ou en dissolution , les substances qu'elles ont abandonnées sur le sol , en même temps que dans les fentes et les cavités des roches 5 travers lesquelles elles sourdaient. Sur les bords de la Sémoy, un dépôt caillouteux est formé des mêmes éléments que les couches du trias sous-jacent; maisil ne paraît pas dépasser la surface occupée par cette formation.

M. d'Omalius d'Halloy (3j a décrit Tassise inférieure du terrain diluvien de la Belgique sous le nom de cailloux a?'dennais^ à cause de la prédominance des roches quartzeuses provenant des Ardennes. Elle ne s'étend point d'ailleurs dans les provinces de l'ouest , et , généralement fort mince sur les plateaux, elle acquiert quelquefois, au contraire, une grande épaisseur sur les flancs ou au fond de la vallée de la Meuse et des autres cours d'eau qui descendent de l'Ardenne. Le célèbre géologue décrit également, sous

Mém. sur la constitution^cologiffuc de la province de Liê^c , p. 329, 331, in 4. Liège, 1832.

[K\ in-8, Bruxelles, 1842.

(2) '^ouveaicx mvm.de V Académie de Bruxelles , vol. XV, p. 33.

(3) Coup (Vœil sur la g('(dos»ie de la Belgique ^ p. 88, in-8. Bruxelles, 1842.

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