‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 2)Chapitre 85 sur 87 · RELATIVES A L ANCIENNE EXTENSION DBS GLACIERS · texte numérisé non relu

RELATIVES A L ANCIENNE EXTENSION DBS GLACIERS

que iVl. Renoir a faites à ces objecttous (i) ue nous ont point paru les détruire non plus que celles qu'avaient présentées MM. de Roys, Leymerie et Le Blanc (2). Les faits acquis à la science depuis quelques années rendraient aujourd'hui toute discussion à cet égard complètement superflue.

Dans ce qui précède on a dû remarquer que les auteurs s*accor> daient, du moins en attribuant l'extension des glaciers à un abaissement de température , quelle qu'en soit d'ailleurs la cause , et il était difficile de penser qu'on pût ia trouver dans une température plus élevée que celle de nos jours. C'est cependant ce qu'a essayé de démontrer un savant très distingué , M. H. Lecoq, dans son ouvrage intitulé : Des glaciers et des climats^ ou des causes atmosphériques en géologie (3). Ce travail , où l'auteur a rassemblé beaucoup de faits connus qu'il a jugés propres à apptiyer son hypothèse , peut se résumer dans ces trois propositions : 1*" une température plus élevée que celle de nos climats actuels a été la cause de l'ancienne extension des glaciers ; 2*" la chaleur solaire est la cause principale de la formation du terrain de transport ; 3*" la probabilité du refroidissement séculaire du soleil. L'effet attribué à cette dernière cause a été contesté par M. A. Rivière (U) et il ne nous semble pas que l'auteur ait réfuté depuis les observations qui lui avaient été adressées. Quant aux démonstrations des deux autres propositions fondamentales du livre, particulièrement celles qui sont comprises dans les chapitres XlV, p. 237, et XVI, p. 306 , nous regrettons que le défaut d'espace ne nous permette pas de les exposer ici pour chercher à justifier ensuite le peu de conviction qu'elles ont laissé dans notre esprit, malgré le talent du naturaliste qui les a développées. Cette publication de M. Lecoq n'en sera pas moins lue avec intérêt et restera dans la science comme une tentative pour résoudre une des questions les plus complexes et les plus obscures des derniers temps de l'histoire du globe.

Aupplémenl l>ibliographiqtte.

LuiGi Ghîrelli. — // Diluvio univcrsale ^ etc. Le déluge universel, prouvé par rhistoire naturelle. Rome, 4 833. [Rendiconto deir Accad, di Bologaa , vol. J , p. 1 92 , 4 834.)

{1} BalL, vol XII, p. 401.1844.— /^., vol. XÏII, p. 43.1844.

(2) Ibid,, p. 82 et 412.

(3) In-8. Paris, 4 847.

(4) BnlL, %• sér., vol. III, p. 400. 4 846.

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