CHAPITRE VIL
HYDROGRAPRIE.
M. le colonel de Hauslab a présenté au congrès scientifique de Gratz , en 1843, un Mémoire sur la distinction entre les bassins orographiques | hydrographiques et géologiques, mémoire que nous ne connaissons que par l'analyse qui en a élé donnée dans le Bulletin (A). Ce court résumé ne nous a pas permis d'apprécier ce qu'il ÿ avait de réellement neuf dans le travail de M. de Hauslab ; aussi nous bornons-nous à le mentionner. Mais il n'en est pas de même d'un Atlas de 40 planches inédites que l'auteur a offert à la Société géologique en 1844, et qui, sous le titre de Aeprésentation er des rapports entre l'orographie, l'hydrographie et la
géologie du globe terrestre, renferme une immense quantité de documents coordonnés d'une manière aussi instructive que variée, Malheureusement les travaux de ce genre ne sont pas susceptibles d'analyse, et un coup d'œil sur ces cartes en apprendrait plus que de longues descriptions. Nous ne pouvons donc que renvoyer à la notice explicative qui en a été faite (2) ct dans laquelle le lecteur rectifera facilement , lorsqu'il aura les planches sous les yeux, quelques erreurs qui s’y sont glissées. Tout en manifestant le désir devoir donner une plus grande publicité à ce précieux recueil, nous exprimerons le regret que le savant auteur n'ait pas porté sur ses cartes, ou du moins sur quelques unes d’entre elles, les données Hypsométriques positives et négatives qui lui ont servi à les constrnire, et au moyen desquelles il aurait pu combiner aussi des profils suivant les méridiens, suivant les parallèles où toute autre direction. Les résultats de ses recherches eussent présenté alors un caractère de précision et de positivité, s'il est permis de s'exprimer ainsi, qui nous semble leur manquer encore.
Dans sa thèse Sur l'origine des lacs (3), M. Barnéoud à cru
(2) Zbid., vol. LV, p. 147. 1846.
A) Bull., 2 sèr,, vol. 1, p. 569. 1844.
3) Puris, (884.
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» qui sillonnent le vaste domaine de l'Altaï, on observe qu'elle pré- » sente fréquemment une concordance assez prononcée avec le dou« «ble type de la direction orographique et stratigraphique qui do- “mine dans ces contrées, En effet, non seulement une grande » partie des fleuves , rivières et torrents de l'AlaT coulent du N.-E. #auS.-0., et du S.-E. au N.-0., mais encore remarque-L-on que x la première direction domine dans la partie de l’Altaï caractérisée » par des directions orographiques et stratigraphiques exactement » semblables, et que j'ai désignées par le nom d'Altaï occidental, tan- » dis que la seconde direction prévaut dans l'Altaï oriental (comme » par exemple dans les rivières d'Abakane, de Kentighir, d’Alach, «du Youss, d'Ouroup, etc, }, où elle se manifeste également dans “les phénomènes orographiques et stratigraphiques. »
M. Feathersthonhaugh (1), qui a fait plusieurs voyages à travers les États-Unis de l'Amérique du Nord, et qui a parcouru à diverses reprises, de l'E. à l'O., la grande vallée du Mississipi jusqu'aux montagnes Racheuses, à eru reconnaître, en suivant le cours de toutes les rivières, dont les vallées étaient bordées d'escarpements élevés, que Ja gorge dans laquelle chacune de ces rivières coulait avait été découpée dans le terrain par la retraite d'une cataracte. Le Mississipi, par exemple, coule dans une vallée de ce genre. Depuis la chute de St-Antoine jusqu'à son embouchure, sur une étendue d'environ 2,000 milles, on observe des escarpements de 200 à 450 pieds de hauteur, séparés par des espaces de, 1 à 2 milles 4/2, etc. L'autenr suppose que la quantité d'eau des anciennes rivières, infiniment plus considérable qu’elle ne l'est aujourd'hui, produisait aussi des cataractes beaucoup plus puissantes et opérait plus rapidement les excavations des lits rocheux des rivières par La retraite de ces mêmes cataractes.
La puissance mécanique de celle du Niagara a été l'objet des recherches de MM. E. R. Blackwell et Z. Allan (2). Après avoir obtenu, par un grand nombre de mesures, la hauteur de la chute, sa vitesse et son volume, ils ont estimé que l'effet mécanique de cette chute pouvait être évalué à la force de 4,583,334 chevaux. En 1835, coutiquent-ils, il y avait en Angleterre un
4) Sur les excavations des lits rocheux des rivières par la marche de leurs cataractes (Kep. VW Meet. brit. Assoc, London, 845. — L'Tastitur, A3 oct, 1844.
(2) L'Écho, 28 nov. 1844.
TDROGRAPHLE. 199
et si les pentes sont inégales, le courant doit passer près du coteatt le plus rapide. M, Huot trouve difficile l'application de cé second principe, parce que, suivant lui, les cours d’eau souterrains dois
connaïssables ; et ila recours alors à la composition des couchies de là e pl leur disposition , pour rendré compte de la marche des eaux tant au-dessus qu'au-dessous de la surface. Mais c'est
Etre gente du sol avee sa ‘ rs :
, deux
Me me des valau moins de quatre causes : 1° du relief du sol immergé
x de chaque couche ; 2" des dislocations plus ou
que ces couches tit éprouvées depuis; 3° des
aëtions érosives et de défüdation qui sont venues façonner les
dépressions ; 4° enfie , du dépôt de remplissage qui s'est accumulé sur leur fond depuis la période actuelle.
Suivant M. Paramelle ; il ne faüt joint chérehier les cours d'eau
Ja naissance des vallons, mais après la réunion dé plu-
s secondaires à un vallon principal ; ét le point le plus
FLE reel rem peu de profondeur
qui; en s'éloigant davantage dés vallées; se rapproche au
c ‘le plus des parties de la plaine où il y a 16 mois d'eau à
E + Or, céëi nous paraît encore conséquent ; quoique
» y trouve une contradiction avec ce qui précède.
… Les cours d'eau qui se jettent dans les fleuves sont d'autant plus
considérables qu'ils forment avec ceux-el bn angle plüs digu, ou, ce
au iême, les allées transversales spnt beaucoup mois
que les vallées longitudinales, ou bien encore ces vallées
plus courtes qu'elles se rapprochent davantage de la
perpendiculaire à la rencontre dé la vallée principale, d'où M: Pard=
1 que si, près vallée, on troute uñe eau souterraine
e, elle doit se diriger vers celle-ci, en formant avec
n presque droit, et que, si elle est très abondante, la
qu'elle suit doit former avec la vallée un angle très aigu, ce
d'aillents , éomiiné on le voit, dans l'énoncé du premier up jue, d'après cette dernière règle, ainsi que le
iäiquer M. Huot, on puisse suivre la direction des cours ‘eau souterrains , et que, d'après celle qui est reltive à la pente