Soulèvements et abaive ments contemporsiss
SUX LES ROCHES. 215
wait tirer de l'électro-chimie appliquée à la décomposition des sub stinces minérales , et il à fait voir que pour constituer un appareil électro-chimique dans la terre , il suffisait du contact d'une pyrite décomposable à l'air, avec l'eau et un corps conducteur quelconque (1).
I existe, comme on sait, dans le département de la Manche et dans ceux du Finistère (2) et des Côtes-du-Nord (3), des dépôts récents d'argile et de kaolin plus ou moins impurs, qui paraissent résulter de là décomposition, dans l'époque actuelle, de roches cristallines feldspathiques. Dans le département de l'Allier, des dépôts ferrugineux ont élé signalés par M. Boulanger (4) comme formés par les eaux qui sortent des mines de houille, où elles se chargent de sulfate de fer par la décomposition des pyrites.
On a aussi cherché à tirer quelques inductions de l'action de l'atmosphère sur les matériaux employés dans les anciennes constructions ; ainsi, M. Becquerel (5), ayant observé, sur la face nord de la cathédrale de Limoges, que la partie décomposée du granite avait de 7 à 9 millimètres d'épaisseur, el que, dans une carrière où l'on suppose que les pierres ont été prises , la couche altérée a 4%,62, en a conclu que le granite de la carrière avait commencé à s'altérer depuis 7,500 ans. Comme cette observation du savant académicien a été reproduite dans plusieurs ouvrages, nous croyons devoir faire remarquer à son égard : 1° que dans l'exemple cité, Ja décomposition du granite varie d'une pierre à l'autre, suivant le grain de la roche, Ainsi le granite à grain fin est à peine altéré , tandis que celui dont les éléments sont plus gros est décomposé jusqu'à la profondeur de 6 à 7 millimètres ; 2° que ces différences se remarquent non seulement entre les pierres d'une même assise, inais encore lorsque l'on considère ces assises en allant de bas en Haut; à mesure qu'on s'élève, l'allération est de plus en plus faible,
(4) Nowelle application de l'électro-chimie à la décomposition des. minérales (Comp. rend, vol. XXI, p. 781, 4846), < us % Ge géologique du ‘départ. du Finistère, Exp fi. ss.
(3}'d;, Carte géologique due départ. des Côtes-du-Nord. Ex ‘pe 461.184.
4) Staristique géologique QUE Es de l'Allier, Cerrs Panis, 4844, p. 230, ae da Soc. des se se 20 déc. 1833; janr. 1835,
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mentionne en outre un grand nombre d'autres pluies semblables qui sont tombées à des distances considérables du volcan d'où l'on suppose qu'elles sortaient,
Le 42 janvier 4839, on a recueilli à bord du navire le Zaobab, qui se trouvait à 40 lieues dans l'E.-N,-E. d'Achem {ile de Sumatra), une poussière grise, très fine, cinériforme, composée de grains transparents, de grains noirs et d'antres plus petits et bril= Jants. Un fait du même genre a eu lieu sur un autre bâtiment dans la baie de Galane, au Sénégal (1), A bord da vaisseau le Niantic, naviguant, le 5 avril 4840, à 60 anilles à l'O, de Mindanao , l'une des Philippines , il tomba, à 2 heures du matin, par une brise du N:-E,, un pluie de cendre qui recouvrit le pont d'une couche de 6 à 7 millimètres d'épaisseur. Cette pluie, pendant deux autres jours, se renouvela à plusieurs reprises, Le 5 avril, un vaissean
avait reçu la même pluie, se trouvant à 300 milles au N.-0. du Viantic.
Les chutes de poussière ont été également observées sur la terre ferine; ainsi M. Dofrénoy a fait connaître les résultats qu'il avait obtenus de l'£ramen chimique et microscopique d'une poudre re= euaillie à Amphissa ; en Grèce, à La suite d'une pluie douce (2). ‘Gelte pluie s'était étendue sur presque tout le Péloponèse, dans la nuit du 24 au 25 mars 1842. Elle tenait en suspension une matière terreuse, rougeätre et très fine, Les toits des maisons et les feuilles des arbres étaient recouverts d'une couche mince de ce limon. Sous Je microscope, le savant géologue que nous venons de citer y reconnut des cristaux anguleux et fragmentaires de quartz, de feldspath, des grüins rougeâtres analogues au grenat, des lamelles de mica, des grains noirs brillants de fer titané, des grains de tourmaline, de earbonate de chaux, enfin tous les éléments qui composent les roches anciennes et les roches calcaires du sol de la Grèce, M, Dufrénoy avait déjà été conduit à un résultat semblable par l'analyse d'une pluie argileuse tombée pendant un temps d'orage au Vernet, dans la vallée du Tet (Pyrénées orientales). En Grèce, on peut penser que la poussière , aspirée par une sorte de trombe , ou soulevée par les gaz qui s'échappent quelquefois du sol en assez grande quantité lors des tremblements de terre , se sera distribuée d'une
OPERCSE 1 p- 370. 4840. 2 Fdinb. new phil, Journ., (a), Comp.
rend., vol. XV, p. 580, 1842