‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 20 sur 100 · TERRE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

TERRE VÉGÉTALE

+ aceumulent, entre le Sir et l'Amou, des masses de sable mouvant » à une hauteur prodigieuse et engloutissent des villages entiers. » De semblables accidents ont aussi lieu dans la petite Boukharie. » Nous savons, par les auteurs chinois , que jusque vers le vise siè- “cle il y avait une grande route de commerce qui se dirigeait de »la limite occidentale de la province de Chensi sur Khoten, » passant au nord de la chaîne du Kouen-lun et parallèlement avec » elle, Cette route, et les villages que le commerce avait fait naître » dans le voisinage, ont été engloutis dans les sables. »

La terre végétale, par suile des progrès de l'agriculture, a été, dans ces derniers temps, l'objet d’une étude très suivie, et de nombreux et importants travaux ont été publiés, dans les divers pays de l'Europe, et surtout aux États-Unis, sur sa composition dans chaque localité , sur ses propriétés, sur les moyens de l'améliorer, de multiplier ses produits par des amendements bien choisis, etc; mais ces recherches, si intéressantes par leurs résultats pratiques et leurs applications , sont exclusivement du domaine de l'agriculiure , science en vue de laquelle elles ont été entreprises. Nous mentionnerons plus tard, dans on article bibliographique , les publications de ce genre, nous bornant à signaler ici Jes observations de M. Darwin sur la formation de la terre végétale et Ja singulière théorie à laquelle il a été conduit (1).

Ayant remarqué, dans des trous pratiqués dans le sol d'une prairie sar laquelle on avait jeté des cendres ou de la chaux, un cerlain nombre d'années auparavant, que ces substances yÿ formaïent des lits, à deux ou trois pouces au-dessous de la surface , M: Darwin à voulu s'assurer du mode de formation de la terre végétale, laquelle est souvent la même sur des roches où des sous sols très différents. L'examen attentif et comparatif d'un grand nombre de faits l'a conduit à admettre que cette terre végétale n'6tit que le résultat des déjections des vers de terre, étendues sur Jesol par la pluie on les dégels de l'hiver, Un laps de dix années aurat produit ainsi une épaisseur de 3 pouces (0,08) de terre au-dessus d'un lit de cendre qui avait été répandu comme amendement sur les prairies. C'est par celte action des vers , dit l'auteur, que se mêlent si inthnément et prennent en définitive un aspect si =

(1) On the formation of mould', etc. Sur la formation de la terre

(Zransac. gool. Soc. of Landon, vol. V, p. 605, 1837).

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