‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 21 sur 100 · ÉBOULEMENTS, GLISSEMENTS ET DÉBACLES · texte numérisé non relu

ÉBOULEMENTS, GLISSEMENTS ET DÉBACLES

+4 dans lequel coule le torrent de Saint-Barthélemy. Bientôt on sit déboucher, de la gorge qui donne issue à ce torrent dans la salée du Rhône, comme une montagne d'une boue noire et vis- +qpeuse , à La surface de laquelle flottaient des quartiers de roc de “toutes les dimensions (il ÿ en avait de 4 mètres de hauteur). Ceue sæme liquide, semblable à une coulée de lave, se dirigea vers le * Rhône , au travers de la forèt de pins qui couvre cette partie de +k allée, entraînant avec elle tout ce qui se trouvait sur son pas- +age. Des arbres de grande taille furent renversés et froissés vcomme des roseaux. Arrivée sur la berge du fleuve , elle s'y pré- *Gpita en formant une nappe de boue effrayante à voir. Les blocs vqui se trouvaient dans celte boue furent également entralnés “dns le Rhône , dont les eaux furent rejetées contre la rive oppe, et refoulées en amont à une assez grande distance. La sde route, recouverte par cette boue ct ces pierres, devint vimpraticable , et il fallut construire, au moyen de favcines, un smuveau chemin sur ce sol élastique. Pendant plusieurs jours “ls communications entre le Haut et le Bas-Valais n'ont pu avoir be qu'au moyen d'un pont très peu solide que l'on avait jeté sur *kiorrent, à l'entrée de la gorge. Il est impossible de se reprévwnter quelque chuse de plus affreux que ce sillon de 20 à 30 mè- “tres de profondeur sur une largeur de 70 à 100 mètres, et qui «ta en s'élargissant jusqu'au Rhône, creusé dans ceite boue acsivellement figée, et dont la surface est parsemée de blocs et de stroscs d'arbres.” Une petite portion seulement du rocher s'est “éroulée sur le revers septentrional de la Dent-du-Midi , et, des- ‘cesdant par un couloir, est venue recouvrir une partie du glacer qui se trouve de ce côté-là. »

M. Élie de Beaumont (1), qui avait té aussi témoin d'une partie % phénomène , à fait remarquer avec quelle facilité ces torrents bose , qui ne renfermaient peut-être pas j' d'eau , déplaçaient %s blocs calcaires de plusicurs mètres de cbté et les portaient atme sur leur surface pendant des espaces considérables , presque sæsi Licilement qu'une rivière porte des glaçons , circonstance qui lai semble aider à concevoir le mode suivant lequel a pu s'opérer

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vrier 4845, à ln suite d'un grand brült souterrain et d'une secouste dé tremblement de terte, une portion glacée du pie de Rulez s'écroula avec toute la neige qui le cotvrait, et en dége- Tant éntraîha uüné iminense qtanlité de granite décompose qui sormotait les sources dé la Lagünilla, 11 s'écoula lors ut fn iensé flot de bode Épaïése qui, rémplissant rapidement lé lit de éètte rivière, Gouviit ou entraîna les arbres ét les maisons avec leurs Habitants, On évalue à 1,000 le nombre dés personnes qui ont péri dans cette catastrophe. Le torrent s'éteñdit dans là plaie en se dirigeant vers la rivière de la Magdalena. 1 transportait au milieu du sable, de là boué et dés toëhes, d'énormes blocs de glace descendus d'une hauteur d'au moins 4,800 mètres, limite inférieure dei neiges perpétuelles dans le pays. Enfin le torrent boueux couvrit une surface de plus de 4 lieues carrées sur une épaisseur de 5 à 6 mètres, représentant un volume de plus dé 300 millions de tonnes de matières éboulées.

Nous blacerons ici, cote se rapportant plus particulièrement | inclinein à cette section, les observations fort intéressantes de M. Leblanc éreboaiement. ét Le matimum d'inélinaison dès talus dans les montagnes (1).

Dans la chaîne des Vosges ct dans celle du Jura, l'auteur n'a point trouvé de talus qui dépassasseñt 70 de hauteur pour LOU de base, ou 35°; encore ces talus sont-ils pour la plupart des talus d'éboulement, et il remarque que cette inclindison maximum est presqué rigoureusement celle de la diagonale d'un cube, Ce qui m'est pas moins digne d'attention , c'est que la densité des corps est sans ellet suc l'iuélinaison des talus; ainsi, la cendrée de plomb et la graine dé millet prennent des pentes presque égales de 22° à 23°. Les avalanches de neige et les éboulements d'une foule de rochers sefont sous un angle de 35°. La rapidité d'an talus dépend du poli des sufates; Aussi les corps à Shfface rüde , téls que les débris de grès et sutlout de trachytes, atteignent-ils ane pente de 57 à 39 degtés. Quant aux talus de 42 à 5° que prennent quelquefois les terres , ee sont des talus d'équilibre instable qu'on ne trouve jamais dans les montagnes.

Mt. Léblänc a fait suivre ses remarques, dont l'application peut être souvent utile, d'un tableau renfermant 126 exemples de

(at) But, vol: XIV, p. 85, 1843.

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