‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 33 sur 100 · ET DES MERS INTÉRIEURES · texte numérisé non relu

ET DES MERS INTÉRIEURES

mate de soude dans les lacs Natron et sur le sel du désert, M. J.-R. Roih a décrit particulièrement, dans ses Observations géologiques pendant un voyage à Choa (A), le lc salé de Babr Assal, séparé de la baie de Zeyla par une digue de lave et dont le niveau paraît être inférieur à celui de la mer, C'est probablement le même qu'a vu M. Rochet d'Héricourt (2), et dont le rivage est, bordé d'an banc de sel cristallin (antè, p. 208). Un autre lac salé reyêtu d'une croûte de sel a été aussi mentionné au lieu dit Sallpan , sur une plate-forme élevée de l'Afrique méridionale (3). M. le général Marey (4), dans son expédition de Laghouat, signale lesnombreux lacs salés du sud de l'Algérie, alimentés par les pluies en hiver, et presque tous à sec en été. 11 les regarde comme d'anciens fonds de Ja mer, que le soulèvement de celte partie du conti nent aurait isolés à une époque assez récente.

M. J.-C. Frémont (5), dans son rapport sur l'expédition qu'il a dirigée à travers les Montagnes-Rocheuses, décrit les bords du grand Lac salé , placé sur le versant occidental de la chaîne principale, comme formés de sable et de marais immenses, sur lesquels se déposent journellement des eorescences salines el qui ressemblent à uneancienne plage abandonnée. La végétation y présente en outre tous les caractères des plantes qui vivent sur les bords de la mer, Cependant ce lac est à 1,280 mèlres au-dessus du niveau de l'Océan Pacifique, et en est éloigné de plus de 11 degrés. M. Frémont, ayant fait évaporer à siccité 5 gallons (22,71 litres) d'eau du lac, a obtenu 44 pintes (7,95 litres) de substances salines, à grains fins et très blanches, dout 100 parties ont donné :

Chlorure de sodium. . . . - Id, de calcium... . .

Id de magnesium.

Sullate de soude. . . »

Id. de chaux. : : . : .

M) Minéh. gel. ans., N844, p. 12-31.

(2) Comp. rend., vol. XXI, p. 883. À

3) Taschenb, de Leonhard, vo. 1, p. 168. 1845.

(4) Expédition de Lughouat, dirigée eu mai et juin AB44, in-4°, vues ebcartes. Alger, 4845.— Æuil dela So de géographie, Ssér., vol. HE, p.128. 1845,

(5) Rcportof the exploring Expedition, elo., in-8, avec cartes ot vues. Washington 4845, p. 155-458.

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carifères tendres qui le supportent; et, du pied de la chute jusqu'au Jac Ontario, la rivière coule sur des alternats de calcaire, de grès et de schistes divers.

M: Hall n'a reconnu aucune faille ni aucun mouvement du sol auquel le canal de la rivière pât être attribué, et il pense que, d'abord ébauché par un cataclysme diluvien , comme nous venons de voir que l'avait indiqué M. H. D. Rogers, le courant actuel aura continué à le façonner , et que les cataractes peuvent avoir reculé par la destruction de l'assise argileuse qui supporte le calcaire du Niagara, car celui-ci, se trouvant sans appui, s'écroule successivement. L'auteur fait voir, en terminant, quelle sera la marche ultérieure du phénomène, à mesure que les chutes reculeront, et, en définitive, la pente devra se régulariser par la nature même des couches et par l'arrangement des matériaux qui r'ésulteront des parties

M Ch. Lyell (1), après avoir rappelé tout ce qui est relatif à l'historique de cette question , s'attiche à prouver que le lit profond que suit la rivière, sur le prolongement de l'escarpement de Queensiown, a été formé par les eaux de la rivière même , mais “qu'une vallée peu profonde y existait déja. Ce célèbre géologne donne ensuite beaucoup de détails sur l'ancien reculement des

| chutes, en rapport avec la nature des couches, depuis le lac Ontario | jusqu'aux cataractes actuelles, et sur sa marche future qui pourra être modifiée par l'action de l'homme, à cause du creusement des

‘canaux , des déboisements ; des défrichements, etc.

Le retrait de la chute pout être estimé à 4 pied par an , si le "mouvement a été graduel ; or, la longueur du canal qui est dû à M'action de la rivière, depuis Queenstown jusqu'à la chute acmelle,

| “étantde 7 milles, il se serait écoulé 36,960 ans, depuis que le | Niagara avait sa chute près de cette ville, Les mollusques fluvia- | iles et terrestres, qui vivent encore sur les lieux, existaient déjà à | Néeue époque, puisqu'on Les trouve dans le dépôt qui constitue les | berges que la rivière a coupées , et qui étaient par conséquent formées avant le canal résultant du retrait de là cataracte (2). Enfin ,

| nous avons fait connaître précédemment ( antè, p. 197) les calculs

4) Proceed. geol. Soc. of London ; vol. HI, p: 595. 1842.

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