‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 32 sur 100 · ET DES MERS INTÉRIRURES · texte numérisé non relu

ET DES MERS INTÉRIRURES

Aralo-Caspien avec celui de la mer Morte et des lacs Amers; ce dernier se rattachait au grand bassin du Tigre et de l'Euphrate, mais était séparé du premier par un axe montagneux qui s'étend du Taurus, par l'Elburz de Perse, jusqu'aux montagnes du Caboul (1). Ensuite, si ces bassins, placés au-dessous du niveau de T'Océan actuel, sont des témoins de l'extension des mers anciennes, et si leur niveau inférieur résulte du manque d'équilibre entre les eaux affluentes et l'évaporation , on doit trouver sur leur pourtour des dépôts sédimentaires marins , d'autant plus élevés que leur isoleent est plus ancien ou que la différence entre les eaux affluentes et la perle par évaporation est plus grande. Ces dépôts doivent avoir Jéurs analogues quelque part sur les côtes de la Méditerranée ou du golfe Arabique, et, en les suivant de part et d'antre avec attention, on doit retrouver les canaux où détroits par lesquels ces bassins , isolés aujourd'hui, étaient en communication avec la mer. Or, ce genre d'observation , qui nous semble d'une importance majeure dans cette question, ne nous paraît pas avoir jusqu'à présent attiré l'attention des voyageurs. Enfin, s'il ÿ a eu un moment où l'état de saturation de la mer Morte a facilité la formation des masses de sel qui sont sur ses bords, on ne voit pas pourquoi, aujourd'hui que son niveau est plus bas que ces masses, ét que sa saturation devrait être encore plus grande, celle-ci n'est cependant pas suffisante pour produire le même effet ; ou, en d'autres termes, pourquoi , aujourd'hui que le » niveau est plus bas, la saturation se trouve moindre que lorsque Îes eaux étaient plus élevées, la cause d'afaiblissement de salure du ic de Tibériade n'existant pas pour là mer Morte ? M. Dubois de Montpéreux avait considéré les laes de Van et À d'Ourinia comme des portions d’une ancienne mer où de petites Méditérranées plus ou moins salées qui auraient été soulevées ainsi avec les montagnes de l'Arménie ; mais M. Augelot fait remarquer avec raison que, sans admettre on résultat aussi merveilleux que celui de pareilles masses d'eau élevées, comme dans un vase, sans renverser, jusqu'à 1,000 et 4,200 mètres d'altitude, leur salare peut

Lu) Voyes de umbolt, due central: val, — Bou M. 3 appui d'un essai de carte géol. du globe (Bull. 2 séx., vol: L

296: ABKA ). — Lvsui d'une carte géologique du globe, 1814 — De Hauslb, Auserations graphiques des He entre UE

phies Phydrographie ct la séologie du globe terrestre. Vienne, Dia pl VE A XXI.

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