DUNES
reille disposition du sol sous-marin doit favoriser la formation de nouvelles terres par les limons apportés de l'intérieur, et qu'avec une inclinaison aussi faible il suffirait de la plus légère variation dans la courbure du sol pour mettre au jour de nouvelles iles.
M.Æ, Robert (1), à la suite de son second voyage à bord de la corvelte la Atecherche, a publié aussi quelques observations sur la formation des plaines littorales de la Guyane et sur l'étendue des alluvions de l'Amazone.
$ 3. Dunes.
Au fond du golfe de Fosvoog, il ÿ a, dit M. E. Robert (2), une portion de la côte composée de tuf volcanique endurci et empâtant de Myes, des Ostracées siliciliées et des Balanes dont les espèces identiques vivent encore dans le voisinage ; et ce géologue a attribué Jeur niveau actuel, bien au-dessus de la mer, à l’action énergique des vents dans ces parages. Il rapporte encore à la même causc les dunes
composées de sable coquillier, Entre Budun et Stappen ; il se forme -
actuellement un dépôt par l'action du for sur les sablos, où se trouvent engagés des bois flottés, D'après M. Robert, ces bois, qui échouent chaque aunée sur les côtes de l'ile , proviendraient au moins de deux continents différents. Ils paraissent atteindre les mers du Nord dans on assez bon état de conservation ; mais, une fois engagés dans les glaces, ce n'est plus que privés de branches, de racines
et d'écorce qu'ils sont rejetés sur les plages. Pari ces bois flottés,
le plus commun est l'acajou. Un des principaux gisements de sorturbrand ou lignite que décrit l'auteur, et qui a 5 mètres d'épaisseur sur 20 de long, serait encore, malgré son élévation du-dessus de la mer, le résultat d'une accumulation de bois analogue à celles qui ont lieu aujourd'hui sur la côte.
Lesdunesde Danemark ont été étudiées par M, Forchhammer (8), particulièrement de l'embouchure de l'£ider jusqu'à la pointe nord
A) Bull, na NII, p.184, 1896, PER
Edinbs. new philos. Jour, juillet 1841. — Bibl. univ. de , vol XXXY, p. 166, — Yoyez aussi, G. Forchhummer, Réogibstiques sr lex brie de ta mer danoïie pr Jabb 4844 p. 38, pl. 3).— Sur l'envahissement dusol par lesdunes dans AnéyA een La Jahrb., 839, p. 304-306), etla Sauciscique ss monarehie danoise (Den danske Stais Statistik), par M. Ad. tr. Bergsôs, vol. [. Copenhague, 1844?
Llisde,
Dunemerk,
QUI LES PRODUISENT. 339 déposés par les rivières à leur embouchure , soit aux travaux des habitants.
Lors de la débâcle des glaces au printemps, les rivières, prodi- Rasis, gieusement gouflées, entraînent une immense quantité de sédiments dans la mer Caspienne , la mer Noire et la mer d’Azof, ét l'on ne doit pas être étonné de trouver des différences si considérables entre l'état actuel de l'embouchure de ces rivières et celui des premiers temps où les hommes vinrent s'y établir. Ainsi les coquilles d'eau douce, communes dans Le Volga, ont êté rencontrées à près de 100 mètres au-dessous de la ville d'Astrakhan, bltie sur l'allavion de ce fleuve; eu le rivage de la Caspienne tend constamment à en+ vahir le domaine des vaux, dont le fond se relève aussi sensible iment, ILen est de même à l'embouchure da Don , où de nouvelles terres se forment si rapidement que depuis que le port de ‘aganrog a été fondé par l'impératrice Catherine, l'envasement qui s'est produit ne permet plus aux grands vaisseaux d'approcher qu'à 41 kilomètres de leur ancien ancrage, Les bouches du Dnieper présentent encore des faits analogues (1).
D'après les observations de MM. Hamilton et Strickland (2), les hsie mineure. côtes de l'Asie mineure offrent beaucoup d'exemples de changements produits par les alluvions des rivières. Les dépôts formés par le Méandre étaient déjà assez considérables pour avoir attiré l'attention de Strabon. Depuis lors, l'ile de Lade, près de laquelle un combat nayal avait eu lieu entre les Perses et les Ioniens , est devenue une colline au milieu d’ane plaine. Le golfe Launie s'est changé en lac intérieur, e la ville de Milet , autrefois si florissante, a perdu som commerce par cetie cause, et n'est plus aujourd'hui qu'un monceau de ruines.
L’alluvion du Cayster a réduit Éphèse au même état que Milet, Sou port, centre de commerce et de civilisation, est actuellement un marais stagnant , séparé de la mer par une plaine marécageuse qui infecte de la malaria les pays environnants. Une parellle destimée attend peut-être aussi la florissante Sinyrne ; car le delta de l'Hermus avance rapidement à travers le golfe; un étroit canal est à présent ouvert à la navigation , et peu de siècles sufiront pour amener celle cité populeuse au point où nous voyons de nos jours
AE Muxchison, de Verneuil et le comte de Keyserling, Aussia Ural mountain , vol, 1, p. 173, “ad és the grology, etc. Sur la géolagie de la partis occiden-
Re mes gro. Sue. @f London, vol. VI,