‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 40 sur 100 · QUI LES PRODUISENT · texte numérisé non relu

QUI LES PRODUISENT

chevaux puissent la boire, et les coquilles y sont principalement lacustres. Certaines lignes, que l'on pourrait prendre pour l'indication de marées sur la côte, sont produites par les vents qui soufflent assez longtemps dans la même direction. Par suite des pluies et des fontes de neiges, comme nous l'avons vu pour la côte nord-ouest, la plage sud-est de la Caspienne est bientôt remplie desédimentsappottés au printemps et à l'automne, et la quantité en est telle que les eaux sont troubles jusqu'à 6 milles de la terre, Les eaux sont d'ailleurs si peu profondes près du rivage, que les bâtiments de 420 tonneaux sont obligés de jeter l'ancre à 2 ou 3 lieues de la côte. Cette disposition jointe à l'absence complète de marée contribue à relever rapidement le fond de ce bassin.

Si nous passons aux effets produits par les grands fleuves de l'Inde, nous trouverons que le dépôt alluvial ou récent du pays de Cutch est composé de détritus des collines ou des terres environpantes. Toute la province au sud des collines volcaniques peut être considérée comme recouverte par cette alluvion. Les landes et les dunes de la côte paraissent gagner sur la mer. À Madavee, port principal de la province, le rivage s'est avancé, dit-on, de 3 milles depuis les temps historiques. Des surfaces de plusieurs milles en avant de la côte sont couvertes d’arbrisseaux. A la basse mer, ces plantes sont à sec jusqu'à leursracines ; mais à la haute mer, rapporte M, Grant (1), à peine les branches supérieures sont-elles visibles. Ces arbrisseaux croissent très vite ; les branches inférieures et les trones sont couverts de crustacés et de mollusques , tandis que de nombreux oiseaux de mer occupent les branches les plus élevées. Ges forêts à demi submergées facilitent l'ensablement des rivages, en empêchant le limon des rivières de se porter au-delà. En outre , les pluies torrentielles qui tombent sur les montagnes tendent sans cesse à les dégrader et à modifier la surface de la plaine qui les borde, par le transport des matières qui leur sont arrachées,

Les essais entrepris par le docteur Lord (2) pour jauger l'Iudus et les cinq rivières du Penjab l'ont porté à admettre, en nombre rond. que la quantité moyenne d'eau qui s'écoule dans ce fleuve en une seconde est de 300,000 pieds eubes, En évaluant à 3} là proportion de limon contenue , on trouve que, pour les sept mois d'observa-

Memoir 10 illustrate, ete. Mém. pour accompagner la carte e du poys de Cuteh. (Zransac. geol, soc. of London,

vol. V, ue 306. PEN ie d'un voyage et d'un séjour à Cubout (The

PA, WTA %e 4842).

Tade,

Page 1