‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 48 sur 100 · NAPBTE, PÉTROLE, SALSES, ETC · texte numérisé non relu

NAPBTE, PÉTROLE, SALSES, ETC

superposés. 11 serait donc inutile de les rechercher exclusivement dans telle ou telle série déterminée de couches. Suivant l'auteur, la présence du sel gemme serait due à l'évaporation de l'eau de la mer, dont les roches qui en formaient le fond étaient imbibées , à l'époque où les salses et les soufllards (so/fioni) se sont manifestés,

M. 4. Burat (1), dont l'opinion s'accorde assez avec celle de M. Savi, regarde les lagoni de la Toscane comme les arrière-ph@= tiomènes de ceux qui ont agi à l'époque tertiaire (2), mais ävec bien plus d'énergie alors, et qui auraient produit le sel et le gypse en modifiant les dépôts, au moment même de leur formation , par l'introduction de nouvelles substances. Les lagoni, dit-il, sont des éruptions de vapeurs aqueuses, à une température de 105 à 20°, s'échappant avec force des fissures du sol, et s'élevant en colonnes blanches de 10 à 20 mètres de hauteur, Ces vapeurs exbalent une forte odeur d'hydrogène sulfuré, altèrent les roches, les désagrégent et les pénètrent de gypse cristallin, de soufre et d'acide borique.

Ces Jagoni ou soufflards , disposés par groupes de 10, 20 ou de 30 à monte Cérboli, Castel-Noovo, monte Rotundo, et suivant une ligne à peu près droite , paraissent dus à une fracture de 30 à 0 kilomètres de longueur. Si l'on suppose, continue M. Burat, que cetle action des lagoni se manifeste dans des golfes ou dans des Jacs salés, on pourra concevoir ces altérnances et ces pénétrations de gypse et de sel gemme dans les dépôts vaseux de cette époque. Des couches gypseuses représenteront les périodes d'activité des sapeurs et de perturbation des eaux, les couches salifères les pé- #iodes tranquilles de refroidissement et de dépôts de matières dissoutes. La présence du borate de magnésie et celle des dolomies stratiGées dans les dépôts saliféres, de même que celle du peroxyde rouge de fer, résulteraient encore de ce genre de génération mixte , dont les produits participent à la fois, par leur nature minéralogique d'actions aqueuse et d'actions méamorphiques (5).

eg) excellent travail intitulé: Histoire naturelle des terrains

Lycée appliquée, p. 79.

Opinion qu'a reproduite M. Coquand dans sa description géolodes solfatares , des alunières et des lagoni de la Toscane rent. vol, XXUL, p. 4081. 4846).

Noyez aussi: Notice sur La production de l'acide borique en Fo par M. de Larderel (Comp. rend, vol. XXII; ps 345,

NAPATE, PÉTROLE, SALSES, ETC. ait

dans le distriet de Conegliano. Le puits avait atteint une profondeur de 440 pieds. De son côté, M. Bowring a traité de l'acide boracique des lagoni de Toscane (1).

Dans une Note sur Les sources et les mines d'asphalte ou bitume minéral de la Grèce et de quelques autres contrées (2), M. . Viriet a signalé des traces de bitume dans des calcaires foncés, entre Navarit et Nisi, puis il a décrit les sources de naphte de l'ile de Zante, connues depuis longtemps, car elles ont été mentionnées par Hérodote. 11 a rappelé également l'existence des mines de poix minérale du Condessi , dans l'Albanie , exploitées au temps de Pline, et siluées au pied nord des monts Akro-Cérauniens , les mines de Pétrole de l'ile de Koraka, le bitume des calcaires compactes de Vergoraz en Dalmatie ; et celui de l'ile de Bua,

“M de Gouriel (3) a décrit, près de Kertsch, des collines de 470 mètres de hauteur, composées d'alluvions, d'argile jaunâtre, alternant avec l'argile feuilletée grisâtre, Celle-ci est recouverte par place de calcaire marin coquillier, semblable à celui qui forme presque exclusivement les côtes de la mer Noire et dela mer d'A- 20f. Dons un des ravins qui sillonnent ces collines , sont des volcans boueux qui, pendant l'automne et l'hiver, laissent dégager de l'hydrogène carboné et de l'acide carbonique. La boue est composée d'argile grise , feuilletée, délayée dans l'eau avec des galets et des fragments de fer oligiste brun. Les éruptions forment de petits mamelons de 4 mètres de hauteur, et dont le cratère est très profond. Ceux-ci sont remplis d'eau qui déborde. A peu de distance, se trouve nne source qui apporte du naphte que l'on exploite, quoiqu'il soit peu abondant.

On doit à M. Ed. de Verneuil (4) la description, dans la presqu'ile de Taman et la partie orientale de la Crimée , d'un ensemble de volcans boueux qui occupe une bande d'environ 20 lieues de long, et dirigée E.-0. Le sol de ce pays, déjà connu par les travaux de Pallas, est couvert de collines où de cônes plus où moins réguliers, qui atleignent jusqu'à 80 mètres de hauteur, ét qui sont le résultat d'éruptions boueuses. Celles-ci sont ac- —————

4) Edinb, nec philos. Magaz., vol. XXVUI, p. 85. 1840. Bull, VOL, p. 303. 183.

du Journ. des mines de Russte, vol. AL, p.843, 4836. gcologique sur ln Crimée. (Mn de la Soc géol. de 4 vol. HE, PL 4838. — Zn. id; vol, VIL, p. 346. 4896: — Ti, vol. VIUL , pe 188. 1837.) 04

Crimée,

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