‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 47 sur 100 · OU STATION DES MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

OU STATION DES MOLLUSQUES

dans les diverses zones comme il suit : dans la zone chaude , 78 es-

pèces; dans les zones tempérées, 35; dans les zones froides, 7. Mais

si les genres et les espèces sont plus nombreux et plus variés sous

la zone torride , il ne paraît pas en être toujours de même des indi-

widus qui y sont au contraire peu multipliés ; tandis que dans les | mers polaires arctiques l'Ommastrephe sagittatus, et dans l'Océan austral l'Ommastrephe giganteus sont tellement nombreux, qu'à l'époque de leur migration annuelle , les uns viennent couvrir les côtes de Merre-Nenve et les autres celles du Chili.

Dans ses Aecherches sur Les lois qui président à la distribution des mollusques côtiers marins (1) , M. Ale. d'Orbigny s'est occupé de l'influence des courants, de la configuration des côtes et de la température qui déterminent la station de ces animaux. Parmi les conclusions auxquelles il estarrivé, on doit remarquer celle-ci : que les plus grands cours d'eau n'ont aucune influence sur la composiion des faunes marines voisines, Ainsi, dit-il, loutes les déductions - que l'on à cru tirer de cette prétendue action, pour expliquer beaucoup de faits observés dans les bassins tertiaires, sont complétement illusoires.

» Sur 362 espèces, une seule, la Séphonaria Lessoni, est commiune à l'Allantique et au Grand Océan ; 156 appartiennent à la première de ces mers et 205 à la seconde. Dans l'Océan Atlantique, la faune des régions tempérées cst plus nombreüse que celle L is chaudes , et chacune de ces régions possède 4 à 6 fois à d'espèces propres que d'espèces communes. Les côtes du nd Océan donnent des résultats analogues, Mais si l’on compare des côtes opposées, on trouve dans leur répartition des

nces remarquables. Ainsi , dans l'Océan Atlantique, le rap des gastéropodes aux lamellibranches est :: 85 : 71 ; dans le d Océan, :: 129 : 76. Sur 95 genres propres au littoral de

que du Sud, 50 ou plus de la moitié ne se trouvent que côté, el A5 seulement sont communs aux deux mers. M. d'Orbigny démontre que les conditions de cette répartition sont déterminées par la disposition orographique des côtes. « Sur

Lt) Comp. rend, sol. XIX , 8 nov, 4844, — dan, des se. nat 2e aér., vol. LIL, p. 103. 1845,

Page 1