EAUX MINÉRALES ET THERMALES
$ 1. Considérations générales sur les caux minérales et thermales.
Cette partie si importante des phénomènes qui se passent à l'in térieur de l'écorce terrestre se lie intimement à ceux dont nous venons de nous occuper, et souvent même dans la nature on ne peut les étudier séparément, D'un autre côté, le voisinage plus où mains immédiat des produits volcaniques , tant anciens que modernes , ne permet pas non plus de penser que les causes des sources thermales svient complétement indépendantes des agents qui, à diverses époques, ont projeté les roches ignées à travers les dépôts sédimentaires , et qui , sous nos eux encore , soulèvent les laves, les gaz eL es vapeurs dans les cheminées des volcans. Cependant la généralité des faits non plus que les théories que l'on a proposées n'établissent suffisamment les rapports mutuels de ces causes, ni si elles se Arouvent agissant simultanément sur un même point, où si, au contraire , elles ne sont que des conséquences les unes des autres se manifestant, suivant certaines circonstances, à des niveaux diffé— rents de la croûte oxydée du globe.
I semble , en elfet, que les dégagements d'hydrogène carboné de maphte, de pétrole, les salses, ete., ne proviennent que d'ume fhible profondeur au-dessous de Ia surface actuelle du sol, et qu'ils ‘ont leur siége dans des roches en couches régulières , puisqa"oxx peut les obtenir par des moyens artificiels tel: que les puits et Les sondages. Les sources thermales, au contraire, et surtout colles qui déposent de la silice, doivent probablement leur hante tea ralure aux régions plus inférieures d'où elles nous arrlveot par Ækes canaux irréguliers dont la marche capricieuse 16 DOU* M gues çonnue. Enfin, les laves fondues ont sans doutg leur paint de At — patà de profndeurs beaucoups ras [do A ren nl atières par 0 orides 4 que éclat. an
SUR LES FAUX MINÉRALES BT TIERMALES, 1429 trouvé de la potasse, Pfaff de l'iode, et Balard du brome, Cette dernière substance seule y est en quantité assez notable pour être mesurée, mais sa proportion ne paraît pas dépendre de la proportion relative des principes salins. Quant à ceux-ci, M, Marest a fait voir que l'Océan du Sud contient plus de sel que l'Océan du Nord, dans la proportion de 1,02919 à 1,02757, et que, sous l'équateur, la proportion du sel est une moyenne entre les deux (1). M. Daubeny avait aussi obtenu des résultats semblables,
Lens, compagnon de Kotzbue dans son voyage autour du moude, avait déduit de ses observations : 1° que l'Océan Atlantique est plus salé que l'Océan du Sud , et que l'Océan Indien qui les “unit est plus salé à L'O., où il touche l'Atlantique, qu'à l'E, où il joint la mer du Sud ; 2° que dans chacun de ces Océens, il ÿ a un maximum de salure vers le N. et un autre vers le S. , le premier étant plus éloigné de l'équateur que le second: entre ces deux points, le minimum de salure, dans l'Atlantique, se trouve à quelques degrés au S, de l'équateur; dans l'Océan Pacifique, il reste déterminer ; 8 que dans l'Océan Atlantique la portion occidentale est plus salée que la portion orientale; dans l'Océan Pacifique le degré de salure ne paraît point varier; 4° que si, à partir du maximum de salure, on s'avance vers le N. , la pesanteur spécifique de l'eau diminue à mesure que la latitude s'accroit; 5° que, de l'équateur jusqu'à 45° de latitude N., l'eau de la mer, depuis la surface jusqu’à la profondeur de 1,800 mètres, est uniformé- -ment salée.
M. Daubeny doute de l'exactitude de cette dernière assertion , à cause de l'imperfection des instruments employés pour obtenir l'eau des grandes profondeurs. Par la même raison , il ne pense pas qu'il soit bien constaté que la prédominance de l'oxygène sur l'azote , observée dans les eaux près de la surface de la mer et des rivières (2), existe aussi, comme le pense M. Arago, à 10,000 “mètres de profondeur.
… Parmi les eaux des lacs , celles du lac Ourmia, dans la province d'Azerbijean en Perse, renferment 444 de sel, et la mer Morte fs.
4) Phélosophical Transactions, vol. CXAI.
(2) Thomson (Records ef general science, sepl. 4836) a trouvé ‘air contenu dans l'eau , à la surface de la Clyde , était composé 70,9 d'azole ot de 29,1 d'oxygène; et que, dans un mélange des deux gaz placés sur l'eau, l'oxyeène est absorbé plus rapidement que l'azote.