SUR LES EAUX MINÉRALES ET THERMALES
beny divise les sources : 4° en alcalines , ou renfermant une cer taine quantité de carbonate de soude; 2 en salines, ou riches en sels muriatiques ; 3° en apéritives, ou contenant des sulfates dou bles ; en sulfureuses, ou renfermant de l'hydrogène sulfuré. Les premières peuvent se subdiviser suivant qu’elles renferment ou non du fer ; les secondes , qu'elles sont avec ou sans iode et brome; Jes troisièmes, selon qu’elles contiennent des sulfates alcalins, ma-
ou alumiveux ; enfin les quatrièmes, suivant qu'on y trouve de l'hydrogène sulfuré libre, ou joint à de l'hydrosulfure. Chacune de ces subdivisions peut encore se partager en deux sousordres , les sources {hermales et les sources froides, Cette classification n’a d'ailleurs rien de scientifique, car on trouve souvent plusieurs de ces caractères réunis dans la même source.
Certaines substances ont été récemunent découvertes dans les eaux minérales ; tels sont : le fer combiné à la silice, dans les sources de Lucques ; le fer avec l'acide muriatique, près de Glasgow et dans Va basse Silésie ; le manganèse à Carlsbad et sur un grand nombre de points; le zinc à Ronneby, en Suède ; la strontiane daos les caux ferrugineuses de Seltzer et de Pyrmont , dans les caux chaudes de Carkbad, Konigsworth, Aix-la-Chapelle et Barset; Ja baryte à Pyrmont et Carlsbad ; Ja potasse à Tæplitz, Ronigsaortb, Bourbon- Lancy.et Cheltenham ; la lithine (lithia) à Pyrmont, Carlsbad ,
r et Marienbad en Bohême, puis à Rosheim près de Strasbourg (1).
A ee du brome et de l'iode, les principes des eaux salées étaient regardés comme étant les mêmes que ceux de l'eau de mer. L'iode, fréquent dans les produits marios, est cependant rare dans J'eau elle-même, ce qui est l'inverse pour le brome, L'iode a
reconnu dans certaines sources du Piémont, à Hilbrunn en Bavière, et à Bouiag près Leïth, puis dans les Andes de Popayan, à 80 ou 90 milles de la mer, et à 3,000 mètres au-dessus de son niveau. Le brome a été découvert à Kreutæach dans le Palatinat, à Rosenheïm en Bavière, à Weisbaden dans le duché de Nassau, à F3 (Jura), à Bourbonne-les-Dains, et dans plusieurs sources
du Hanovre, Enfin, l'iode et le brome ont 6té signalés par M. Dau-
ma Lier (op: rend; vol. XXL, p. 612. 1846) ragarde l'arsenic comme accompagnant le fer dans les eaux mi-
nérales, She confirmée par les recherches de M. L. Figuier (bid., p. 818).
SUR LES BAUX MINÉRALES ET TUENNALES, 435 (P. 42.) L'hydrogène carboné se dégage d'un grand nombre sources, ainsi que des sources salées ; enfin l'hydrogène sulfuré fréquent dans les caux thermales , et l'on sait qu'il n’a pas cessé se manifester dans certaines localités, depuis l'antiquité jusqu'à à jours, L'auteur pense que les eaux sulfureuses thermales ont # origine différente de celle des eaux qui sont froides et qui conanent les mêmes principes. Ces dernières éprouvent quelquefois diminution sensible dans la quantité de gaz qu'elles apportent, as Lontes les sources sulfureuses des Pyrénées , l'hydrogène sul- Gn'est point libre, mais combiné à une base alcaline avec laelle ilconstitue un hydrosulfure.
(P, 44.) Après avoir rappelé les faits qui tendent à prouver (uence des tremblements de terre sur les sources, M, Daubeny: se à l'action des eaux minérales et thermales sur l'économie male, traite de leur analyse, puis des eaux factices ; des divers iduits dès sources et de leur origine en général, D'après M. de ch, toutes les sources contenant de l'acide carbonique sont plus moins thermales ; mais la loi indiquée par M. de fumboldt , 4 l'excès de température des sources sur la température de l'at= sphère s'accroît avéc la latitude , paraît à M. Daubeny sujette à grand nombre d'excepuions, Le degré de température dont une source dépasse la moyenne climat du lieu dépend , outre d'autres circonstances , de l'éléfon de la surface du sol au point où elle sort, Ainsi, M, de Buch dGtvoir (1) que, dans le mème pays, des sources sortant h des eaux différents et renfermant les mêmes substances minérales yazeuses , n'avaient point la même température ; et que les plus ses étaient aussi les plus chaudes, M, Boussingault à également Astalé cette loi dans la chaîne littorale de Vénézuéla ; inais, mal- L l'assertion de M. Bischof, elle ne paraît pas exister pour les wwces placées dans le voisinage immédiat des volcans. À quelques exceptions près , M, Daubenÿ pensé, comme andre Brongniart (2), mais contrairement à une observation &nous verrons plus loin rapportée par M. de Humboldt, que les irces les plus chaudes sont celles qui sont associées aux volcans dernes: puis viennent celles des volcans éteinis ou des roclies a —. —— ——————“’œé
M} dr, de Poggcudorff, vol. XXII, 3 4 Dictionnaire des sos naturelles,