‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 57 sur 100 · DES EAUX MINÉRALES ET THERMALES · texte numérisé non relu

DES EAUX MINÉRALES ET THERMALES

Ces eaux sont inodores et sans saveur désagréable, Leur analyse a donné à MM. G. Barruel et A. Courcier un résidu de 05,142 pour la quantité analysée, et qui serait pour un litre d'eau de 42,1052, composé de :

Chlorure de sodium.

Sulfate de soude. . . .

Carbonate de soude. . .| 0,32649 Alumine. . ; . + ..

D'après M. Black, 10,000 grammes d’eau du geyser renferment 406,75 de résidu, dont :

Soude.. eve 0,95 Alumine, .....,, . 0,48 A nu ide) Muriate de sonde. . 2,56 Sülfate de soude... . .. 4,86

Total à... 10,75

Les concrétions siliceuses qui recouvrent les parois du bassin sont en forme de choux-fleurs, ou bien fibreuses, compactes où encore fevilletées. Un temps très long paraît avoir été nécessaire pour la formation de ce bassin, car M. E, Robert à constaté, lors de son second voyage, que la paroi intérieure du bassin, qu'il avait entaillée l'année d'auparavant, n'avait été recouverte que d'une couche de 2 millimètres d'épaisseur, par une concrétion siliceuse d'une blancheur parfaite,

Le Strockur, ou nouveau geyser, est situé à 50 pas du précédent, et l'anteur décrit les alternances curieuses du jaillissement de ses œanx, provoquées artificiellement, soit en jetant des mottes de gazon, soit en tirant des coups de fusil dans le canal; puis il passe aux relations qui existent entre ses éraptions et celles du grand geyser, relations qui paraissent avoir échappé aux voyageurs qui l'avaient précédé.

Les dépôts des autres sources thermales des environs, qui ne jaillissent pas, sont à peu près les mêmes que ceux des geysers. La silice qui provient de ceux-ci est äpre au toucher; celle des sources de Laugarnes, près de Reykiavik, est à l'état gélatineux, et ne durcit que longtemps après. M. E, Robert signale des Lymnées vivant dans une eau qui se maintient à la température de 40%, et fait remarquer l'analogie des dépôts formés par les geysers avec les

DES BAUX MINÉRALES ET THKMMALES. 447 varie continuellement dans toute sa hauteur, et qu'elle: offre un maximum de 4279 au fond du puits, avant les grandes éruptions, ekunminimumde 122environ, après ces mêmes éruptions. Depuis, M. Descloizeaux a publié des Observations physiques et géologiques sur les principaux geysers d'Islande (4), observations dans lesquelles se trouvent consignés tous les détails de ses expériences délicates, et quelques faits intéressants qui avaieut échappé à ses prédécesseurs (2),

Eafin M. Damour (3), qui avait déjà présenté une analyse de l'esu du grand goyser, à donné depuis une notice pluscomplète sur la composition des autres sources chaudes de l'ile (4). L'auteur repré. sente d'abord comme il suit l'analyse des substances étrangères contenues dans un litre d'eau du grand geyser :

ve Chlorure de sodivi 0,2638 rap magnésis NES ique ; 0,018.

Salate oliqu 01343 Soude. 01927 Bilice . . 1. . : 0,8190 Acide carbonique. : : : 04520 Soufre. 22 00036

Après avoir indiqué les résultats fournis par l'examen de l'eau des sources Badstofa (Reykir), Hvergarden {Reykir), Store-hver (Reykir), et de Laugarnes , près Reykiavik, M. Damour rappelle et discute les analyses et les opinions publiées vers 1792 par le docteur Black, et que nousvenons de rapporter, Il fait voir ensuite, au moyen d'expé= riences ingénieuses auxquelles il avait soumis de la mésotype, que certaines substances minérales, regardées comme insolubles, peuvent etre décomposées et dissoutes en partie par la seule action de l'eau à

A) Ann. de chim. et de phys., 8° sér., vol, XIX. (847.— Bull, Sesér., vol, LV, pe 580.-— Compr, reud., vol. XXIV, p. 486. 1847. = ons de M, Angclot, Bull., 3 sr, vol. IN, p.588, — Soc.

Voyez aussi

0 mors 1847, Hallgrimsson, Sur le gerser et le Stéockur ca Aslancte (Tidssk. for noturwd. de Koeyer, vol. , p. 209-223, 266). (3) deud, des sciences, & mai 1846, 4) Ann, de chim, et de phys., 3° sér., vol, XIX, 1847, — Fee É. vol. XXIV, p. 482. 4847. — Bull, 2° sûr, vol, IV, p. BK?

DES EAUX MINÉRALES ET THERMALES. 449 On doit à M. A. Teste une Notice sur les eaux minérales de res: (Orne) (1), et à M. O. Henry une Analyse des eaux naturelles ferrugineuses de Forges-les- Eaux ( Seine Inférieure) (2), qui avaient déjà été étudiées par M. de La Provostaye (3). M. Salneuve a donné un Æssai sur les eaux minérales de Chàfeauneuf (h), et M. Macaïre, dans une Note sur les environs de Vichy (5), s'est occupé de la diminution de la température des eaux de cette localité, des variations dans la quantité du gaz acide carbonique dégagé suivant les circonstances atmosphériques, de l'abaissement de la température pendant les temps d'orage, etc. M, Ch, Petit (6) a aussi publié une brochure sur les eaux minérales alcalines de Vichy. M. Robiquet , dans ses Æéflezions sur les eaux (hermales de Néris (1), pense que le dégagement d'azote qu'on y observe provient de l'air atmosphérique dont l'oxygène est dissous dans L'eau , opinion qu'avait déjà émise Anglada , et que partage M. Daubeny, comme nous l'avons vu (anté, p. 438). Ces sources ne sont pas d’ailleurs alimentées par les pluies, car elles n'éprouvent pas de variations dans leur température , et celle-ci doit étre attribuée à la chaleur interne du globe.

M. Girardin (8) a fait voir que la composition de l'eau de la fontaïne de St-Allyre, près de Clermont, et celle du travertin que cette source dépose, présentent d'assez grandes différences dans la proportion relative des substances qui leur sont communes, et qu'il en est de même pour les dépôts et les eaux de Si-Nectaire et de Carlsbad. L'ancien dépôt des eaux de St-Allyre diffère aussi notablement du dépôt actuel par la quantité de quelques uns de ses prin- À cipesconstituants, car il y a dans le premier une beaucoup plusgrande proportion de silice et de carbonate calcaire , et moins de peroxyde de fer que dans le second, Les eaux de St-Nectaire, de Vichy et

A) In-8 , Paris, 1846.

Tu-8, Paris, Baillière, 4845?

(3) Journ. de chimie médicale ; oct. 1842.

IS) Paris, 1835.

(5) Soc. ‘de phys. et d'hist. nat, de Genève, 20 fév. 1840. — fustieur 8

Acad. des sciences, AT aodt, 1835. — L'Institut, 19 août 1835.

8) Analyse chimique des eaux minérales de St-Allyre, près Clermont, et du cravertin qu'elles déposent (Précis anal, des travaux de l'Acad. de Rouen, 836, p. 54.— 4an. scien. de L'Au= vomgue, sol. X, p. 124. 1337) ge 29

Frunce occidentale.

France centrale,

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