‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 56 sur 100 · DES BAUX MINÉMALES ET THERMALES · texte numérisé non relu

DES BAUX MINÉMALES ET THERMALES

ensuite, ce sont les sources 1hermales intermittentes; et dans le troisième se rangent les eaux dont la surface est toujours calme et sans bouillonnement. Les premières ont constamment la température de l'eau bouillante, les secondes ne l’atteignent que dans leurs moments d'ébullition, et les roisièmes se maintiennent constamment au-dessous de 100°.

Quant à l'agent qui élève les eaux chaudes du grand geyser et du Strockur, M. Bischof pense, comme M, Krug de Nidda , que c'est un corps gazeux on plutôt une vapeur aqueuse. L'intermittence des sources d'Islande serait due à des cavités où la vapeur se trouverait retenue par la pression qu'exerce la colonne d'eau dans le canal qui débouche à la surface du sol, Cette vapeur accumulée presse l'eau dans la cavité inférieure , jusqu'à ce que sa force élastique suflise pour se faire passage à travers la colonne d'eau qui l'avoisine. L'expansion violente de la vapeur produit le bruit souter— rain et le tremblement du sol qui précède chaque éruption. Lorsqu'il s'est échappé assez de vapeur pour que la force expansive de elle qui reste soit moindre que la pression de là colonne d'eau woisine, la tranquillité se rétablit et continue jusqu'à ce qu'une semblable quantité de vapeur se soit de nouveau accumulée pour produire une nouvelle éruption. Ainsi le jaillissement de l'eau se répète à des intervalles qui dépendent de la capacité de la caverne de la hauteur de la colonne d'eau et de la chaleur produite en dessous.

M. Bischof explique les deux éruptions différentes du grand geyser, l'une qui a lieu régulièrement toutes les deux heures et s'élève de 5 à 7 mètres, et l'autre plus grande qui ne se manifeste que touies les 24 ou 30 heures et forme une colonne d'eau de 27 À 30 mètres au-dessus de l'orifice du trou, eu supposant qu'il ÿ a deux cavités de grandeur différente : la plus petite, qui se remplit de plus vite, fait éruption plus souvent ; et l'autre , plus étendue , ne produit que des éruptions moins fréquentes, mais plus énergiques (1).

Toutes ces sources jaillissantes paraissent être indépendantes les

(4) Les expériences faites en grand par M. J. Jeffrys (40 Hece. Brit. Assoc. at Glasgow.—Bibl. univ. de Genève, vol, , p. 399. 4845) ont démontré que la vapeur d'eau, à une température au= dessous de In chaleur rouge , mais supérioure à celle qui est nécessaire pour opérer la fusion de la fonte de fer, dissolvait la silico , même en attsquant des minéraux compactes non divisés ; ce qui

DES EAUX MINÉRALES ET THERMALES, 448 Eugène Robert (4) ; à la suite de deux voyages qu'il a faits en

von Troïl (1770), d'Olafsen et de Porelsen (1772), de ‘et de Solandérs (1783) ; de Mackensie (1844) et de M. de , dont nous venons de parler, Les premières eaux thermales que l’on rencontre en pénétrant les vastes champs de Skalholt, l'ancienne capitale de l'Is- , sont celles de Laugarvatn , situées au bord du petit lac de Elles sourdent de plusieurs poinis, comme celles de Lauprès de Reykiavik, auxquelles elles ressemblent beaucoup, forment un ruisseau d'eau bouillante qui échaufle celle du à une assez grande distance de ses rives. Deux de ces sources , sont formé un petit bassin , jaillissent par saccades jusqu'à et 3,30 d'élévation, Le sol , entra les sources et le lac, est ‘composé d'hydrate de silice savonneux qui paraît avoir ‘anciemmement. Aujourd'hui les eaux thermales abanplus de soufre que de silice, Beysers occupent à peu prés le centre d'un vaste dépôt sili- ‘qui règue au pied des montagnes, sur une longueur de et ane largeur de 2. Ce dépôt constitue des col- Péntes douces qui atteignent jusqu'à 33 mètres de hauteur. percé d'une moltitude de trous, placés quelquefois au 5 cûnes formés de concrétions siliceuses aliérées, et ‘où s'échappe de l'eau bouillante, ou bien seulement de la vapeur . Le plus grand nombre de ces cavités sont alignées de l'E. à 4 mais celles qui sont le plus éloignées forment entre elles isocèle.

grand geyser (ce nom signifie furew en islandais) se trouve à peu près au centre de ce dépôt siliceux, Son bassin est en forme è surbaissé dont les pentes sont de 9°, et présente une capercée au milieu par ua canal cylindrique un peu

| évasé à sa partie supérieure. Le bassin est ordinairement rempli

d’eau chaude qui s'échappe au dehors par plusieurs échancrares ; || mais après chaque ascension du geyser, il se vide souvent en entier

er de "ne Bull, vol. LES 5. 1836.— Za., vol. XI, p. 338, 1840.

. rend., vol. KIT, p. 391. 4841. — Pa en Islande et au Ga, en. inéraloge et géolgie LL D d vol. 1he8, et atlas. Paris, 4840, p. 1 WA ts

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