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LE VESU 517
Après avoir traité de la manière dont s'est comblé le cratère, Pais de la formation des petits cônes d'éruption , M. H. Abich (1) s'est occupé des fluides élastiques qui se dégagent pendant l'érupüoe même. Ces derniers sont l'acide hydrochlorique très abondant, aiasi que l'acide sulfurique, tandis qu'au contraire l'acide sulfureux est irès rare. Le chlore ne s'y trouve qu'en petite quantité. Les sels volatilsés produits par une véritable sublimation sont le sel marin, le chlorure de fer, l'un et l'autre très fréquents, puis le chlorure de potaæe et celui de cuivre peu abondants ; enfin d'autres combinaisons , telles que des chlorures et des sulfates à base de chaux, de magnésie , de fer, de manganèse et divers sulfures produits par des décompositions à la suite d'éruptions.
Passant à la composition des laves du Vésuve, l'auteur cherche à y expliquer la présence de l'amphigène qui serait , selon lui, le résultat soit d'une cristallisation rapide opérée par l'abaissement de températare que détermine la volatilisation des sels et la vaporistion de l'eau , soit plutôt de ce que les cristaux d'amphigène de la roche préexistante n'auraient point été fondus avec elle et seraient restés en suspension dans la masse fluide ; car ces grains blancs se voient toujours dans les laves, quel que soit leur degré de Suidité. Ils sont infusibles , tandis que la pâte est très fusible ainsi que le pyroxène qu'elle contient ; mais ils ont cela de commun avec L pâte de se dissoudre facilement dans les acides. M. Abich suppose que les vapeurs aqueuses, par leur énorme tension, ont brisé es cristaux et dispersé les fragments dans toute la masse plus ou moins liquide de la lave. Ainsi, ce géologue qui, comme M. Pilla, s'est beaucoup occupé de la formation de l'amphigène dans Les produits modernes, préjuge toujours aussi la nature même de ces graios blancs que M. Dufrénoy a démontré n'être pas de l'amphigène, et que plus anciennement M. G. Rose avait rapprochés da ryacolithe (2).
Dans une autre Note sur la formation de l'hydrochlorate d'emmoniaque, à la suite des éruptions volcaniques et en particdier de celles du Vésuve arrivées le 26 avril 4834 (3), M. Abich a montré que ce sel ne paraissait pas devoir exister directement parmi les produits volcaniques sortant d'un cratère en activité,
(1) Notes sur les phénomènes volcaniques du Vésuve (Bull, vol. VI, p. 40. 1835).
(2) Ann. de Poggendorff, vol. XXVIIL.— Ann. des mines, 3° sér., vol. V, p. 542, 4834.
(3) Jbid., p. 98.