‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 74 sur 100 · VOLCANS*DE SICILE. — L'ETNA · texte numérisé non relu

VOLCANS*DE SICILE. — L'ETNA

et d'une espèce de trass contenant la Zurritella terebræ, le Curs dium ciliare, la Corbula gibbaet un Oursin, espèces qui, comme celles d'fschia, appartiennent à l'époque des marnes subapennines, M. Pilla (4), à qui cette découverte est due, en a eonelu que le Vésuve primitif était un volcan émergé , manière de voir qui a été appayée dans cette occasion par MM. Élis de Beaumont et Dufrénoy, et cômbattue par M. Constant Prévost, ce dernier regatdant les fragments de calcaire coquillier comme ayant pu être rejetés par le volcan (2).

M: Robert Allan (8) a communiqué à la Société royale d'Édim= bourg un mémoire accompagnant une série de roches volcaniques recueillies dans lesiles Lipart. 11 a surtout insisté dans cc travail sur ln comparaison des obsidiennes des deux localités où cette substance $e produit aujourd'hui , l'Islande et les iles dont nous parlous. 11 déerit 19 échantillons d'obsidienne et les circonstances de leur géisedrent ; puis il passe à l'examen du soufre natif, de l'alun , du ferspéculaire et d'autres produits de même origine qu'il avait rap= portés de ses voyages.

Nous mentionnerons ici, mais avec la plus grande réserve, Qt sur l'autorité sentement de quelques journaux (4), que, vers le milieu dela nuit du 14 au 45 septembre 1843 ; un navire se trouvant en vue de l'île Melada, située sur la côte de la mer Adrialique, près dé Raguse , avait ressenti des secousses de tremblement de terre, et qu'on avait aperçu un torrent de lave sortir du milieu de l'ile. La nuit suivante sept cratères ou centres d'éruption se seraient ouverts sur les montagnes et lançaient des matières incandescentes.

$ 3. Volcans de Sicile.

Dansses belles Æechérehes sur la structure et sur l'origine du mont Etna(5), le plus considérable des volcans de l'Europe, M, Élie

A) uit. vol. VHS, p.499 4837.

(2) Compr, rend, vol. IV, p. 527, 554, 552 et 586. — Soc. phis lomatique, 22.ek29 avril, 10 et 5 mai 1837.— L'Institut, n° correspondants.

8) Abstract of « paper, etc. Extrait d'un mémoire accompagnant une série de roches volcaniques des îles Lipari (Zransacr, ray. Soc. ef Edinburgh, vol. XIT, p. 541. 1833-1834). ;

4) Cassette di Milano, L'Institut, 23 nov. 1843, — The nœuin, A4 oct, 1843, (5) Comp. rend., vol. À, p. 439, 1836, — Mémoire pour servit

Ales Liparl,

L'Etna,

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point culminant qui n'existe plus, au-dessus de la base du, cône , était de 339 mètres, et qu'actuellement la hauteur moyenne du bord serait de 320 mètres, Or, l'inclinaison moyenne du talus étant de 32, le diamètre de la base du cône supérieur -de l'Eina doit être de 4,524 mètres, et par conséquent sa circonférence de 4,788 mètres, Si l'on supposait maintenant que le cône se terminât out à faiten pointe, ce qui n'a probablement jamais eu lieu , il ne s'élèverait encore qu'à 475 mètres au-dessus de sa base, ñ (P:.53.) Sons le point de vue minéralogique , la composition des roches de l'Etna est fort simple; mais aux yeux du géologue cette montagne devient très complexe, M. de Beaumont y distingue six groupes de roches d'âges différents, qui comprennent : " …4® Les roches granitoïdes ou primaires ; constituant la base de Ja montagne, mais ne se montrant nulle part , si ce n'est daus les fragments souvent rejetés lors des éruptions ;

2" Les roches de sédiment entourant la base de l'Etna au N,, à J'O.etau S.. et appartenant à la formation crétacée inférieure ; …3"Les roches basaltoïdes des îles Gyclopes, la colline de Ja Motta di Catania, et les escarpements colomnaires de Paterno, de Licadia,

vec. 5 4* Les cailloux roulés, à la jonction de la plaine de Catane et des premières pentes de l'Etna. Les assises se relèvent de 4 à 5° vers

Aa montagne et appartiennent à l'une des époques tertiaires les plus récentes ;

5* Les laves anciennes des escarpements du Yal-del -Bove; fi" Les déjections modernes du volcan, dont la masse s'accroit encore de nos jours,

… Ces deux derniers groupes de roches pourraient être aisément confondus minéralogiquement; mais, par la disposition générale de leur masse, on reconnaît bientôt qu'ils sont différents, et c'est à Ja distinction de leurs caractères que le mémoire dont, nous nous occupons est particulièrement consacré.

| D'après les recherches de M. G. Rose (1), les laxes de l'Etna ne Mentérntent point d'othoso ou Ieldspaih ordinaire, mais da fldipaih Jabrador, Elles sont composées de labradorite , de pyroxène et de quelques grains de péridot et de fer Litané (2).

ae des ménes , 3° sér., sol, NII, p, 3.

(8) M. Laurent, d' échantillon Reaumont, a trouvé, Cp sets |

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