GLACIÈRES NATURELLES
comme un nouveau service rendu à la physique du globe par œ géologue distingué.
Au Kamichatka, par 57° lat. N., la limite des neiges a éé déterminée, par M. A. Erman, à 1618 mètres (4).
$ 5. Glacières naturelles,
L'existence-de la glace ou de la neige sur des points dont l'élération et la température ne permettent pas leur conservation suirant les lois générales de la répartition de la chaleur, quoique due à des circonstances purement locales, qui ne sont pas encore bies connues , nous paraît devoir être mentionnée ici.
M. Rozet (2) a décrit une glacière naturelle située dans la vallée de la Vologne, à une lieue de Gérardmer (Vosges). Elle conserve de la glace jusqu'au mois de juillet, et quelquefois même pendant toute l'aanée. C'est une cavité de deux mètres de profondeur, dans ue éboulement de blocs de granite à 600 mètres d'altitude, et exposée aux rayons du soleil pendant la moitié du jour.
On doit à M. Thomae (3) la description de la glacière souterraine du Dornburg, au pied méridional du Westerwald , et à M. Carson (4) celle d'une caverne glacée située au pied des Carpathes, dans la province de Thorn.
Sir R. I. Murchison (5), à la suite de ses voyages en Russie avec MM. de Verneuil et le comte de Keyserling, a signalé dans la steppe des-Kirghiz, près d'Illetzkaya-Zastchita, le phénomène singulier que présente une cave dont l'intérieur est si froid pendant les plus fortes chaleur de l'été, qu'elle est remplie de glace, et que celle-ci araît pendant l'hiver, alors que toute la contrée est couverte de ucige. M. J. Herschel a cherché à expliquer cette circônstance par la pénétration, à travers la colline de gypse dans laquelle se trouve
k Compt. rend, vol. M, p. 469. 1836.
:) Descrpt. géol. de la partie méridionale de la chaîne des Tosges, in-8, p. 109. 1834.
à Das unterdische eidfeld, in-8. Wiesbaden, 1844.
8) L'Institut, 17 janvier 1844.
5) Proceed. grol. Soc. of London, vol. IL, p. 695. — Russia au the Ural mountains. La géologie de la Russio d'Europe et des montagnes de l'Oural, vol. 1, p. 186. Londres, 1845. — Voyez aussi une explication de Nicholson, ibid. p. 491.