DES TREMBLEMENTS DE TERRE
encore à se refroidir, se contracter et donner lieu à des brisures et à des éboulements,
Nous mentionnerons seulement ici l'hypothèse de M. A, Perrey (1) sur les inégalités supposées de la paroi interne de la croûte terrestre, inégalités qui seraient plus où moins analogues à celles de la surface extérieure; et quant h ces tempêtes immenses que Vauteur soulève à la surface du fluide incandescent dont les vagues Ale feu viennent battre les flancs de montagnes renversées en forme de gigantesques stalactites , elles nous paraissent s'écarter un peu du véritable domaine de Ja science pour entrer dans celui de l'imagination. J.-C.-A, Peltier, dont la physique déplore la perte récente, après avoir fait remarquer la distinction tranchée qui existe entre Jes tremblements de terre liés aux éruptions volcaniques et dont l'effet, limité autour du foyer, est local comme la cause elle-même, et ceux qui en sont indépendants et qui se propagent à de grandes distances, ne paraît pas éloigné d'attribuer ces derniers à des actions que déterminerait la tension électrique des nuages agissant par influence dans le sol où elle développerait une tension contaire (2).
Enfin, la dernière des opinions dont nous ayons à nous ocenper st celle qu'ont émise MM. II.-D. et W.-B. Rogers, à la suite des observations dont nous avons rendu compte, sur un tremblement de terre ressenti aux États-Unis en 1843 , et dont [a direction a été bien constatée ainsi que le mouvement ondulatoire et la vitesse de transmission de ce dernier (ant, p. 631). Ces géologues discutent d'abord l'hypothèse qui attribue le phénomène à un simple mouvement irrég: (jar), rayonnant de quelque foyer situé profondément, ou bien d'une ligue de fracture soudaine qui atteindrait la surface à des points plus ou moins éloignés de l'origine du choc, et ensuite ils ne regardent pas non plus les mouvements ondulatoires comme comparables aux vibrations d'une corde tendue qui viendrait à être frappée. La vibration discordante {vibratory jar) ne serait pas davantage la cause du tremblement de terre, maïs celui-ci résulterait d'un petit brisement, ou d'une sorte de grincement (grin-
(1) Sur Les tremblements de terre de la péninsule seadinave. (Foyage de la corvette la Recherche. Géographie physique, vol. 1, p. 409. 1845).
(2) Notice je La vie ek les travaux scientifiques de J,-C.-A. Pelrien, par son fils, in-8. Paris, 1847, p. 47.