Schistes houillers
(4) Das Quaclersandsteingebirge oder Kreidegeh. in Deutschlnnd, In-8. Freiberg, 4 849.
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Le premier sable vert, désigné par les ouvriers sous le nom de sable rouge {rotker Sand), renferme les fossiles propres à ce niveau {Ostrea diluvtana^ Linn., 0. earinata, YAm,^Spondylus striatus, Gold. , Pecten asper^ Lam. , NatUilus elegans, Sow. , une grosse Ammonite et Turrilites essetisis^ Gein.). On peut l'observer surtout à l'ouest d'£ssen , près de Frohnhausen , d'où proviennent les fossiles qu'ont décrits Goldfuss et M. F.-Âd. Roemer. Les carrières des environs montrent au-dessus la marne plUner inférieure remplie à'Inoceramm mytiloides. Au nord-ouest d'Essen, le second sable vert renferme le Nautilus elegans , Sow., le Spondylus spi^ nosuSj Gold., la Terebratula camea, Sow., la T, graciiis, Schlotb., ou puichella, Nils. A Zeche Neu-COln, la marne pliiner supérieure qui le recouvre a présenté le Scaphites œqualis^ Sow., le Nautilus elegans^ id.» le Ceritkium trimonile^ Micb., ïlnoceramus Bron-gniarti^ Sow., VJ. Lamarkii^ Mant., 1*7. CripsUf id., le Spondylus spinosuxj Gold. , la Terebratulacarnea^ Sow. , la T, Mantelliana^ id., le Spatangus cor-anguinum^ Lam. Enfin, le troisième sable vert est, comme on vient de le dire, recouvert près d'Osterfeld par la marne crayeuse jaunâtre.
Pour M. Geinitz , ces deux derniers termes de la série de la Westpbalie représenteraient les couches d'Aix-la-Chapelle {ante^ vol. IV, p. 152). Osterfeld est un point où viennent se réunir pour ainsi dire les assises d'Essen et celles du nord de la province qui constituent la formation crétacée de ce pays (1). La marne jaune précédente suit la chaussée de Recklioghausen, près de Haltern, jusque dans le voisinage du Hardt, où elle se relève, et l'on ne peut douter, dit l'auteur, qu'elle ne représente l'étage qu'il désigne sous le nom de quadersandstein supérieur {obérer Quadersandstein). Le sol du Haut-Mark est aussi composé de ces marnes jaunes , et, de même que dans les bois d'Aix, on trouve sur celle-ci des roches en dalles et eu nodules , alternant avec des sables , ressemblant plutôt à un quartz d'eau douce qu'à un grès, à cause de la grande quantité de silice qu'elles contiennent, et qui, par places, en forme le ciment. Près de Haltern , les relations entre les sables et les blocs de grès sont les mêmes que dans le Hardt, où les marnes jaunes ont pré-
(4) Voyez, outre la carte déjà indiquée de MM. Sedgwick et Murcbison , Die Rheinlande nach ihren geoL Beziehungen von G. V. Leonhard; 1844.
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sente, en grande abondance, le Peeten quadrieoêtatus , 9ow., P, muricatuSy Gold., Lima multimieata, Gein., Pinna quadranguloris, Gold., une petite Huître {0. vericularii?)^ 1\jariUHa mul* thtriata, Reu» , et beaucoup de spongiaires.
Une grande partie de la province de Munster est recouverte par les produits de la destruction de ces assises crétacées supérieures, auxquels se rapporte le roi sablonneui des bruyères de Dttlmen. Non loin de cetie ville, la marne jaune apparaît sur plusieurs points. Elle se continue dans la direction deCoesfeld, et au nord vers I^egden. Près d'Ahaus, elle est remplacée par la craie. Bile constitue la colline de Coesfeld et supporte le grès mameui jaunâtre k grain An, que Ton observe à Test de la ville. Les restes de poissons et d^autres fossiles y sont très répandus, et au-dessous est un banc de coraux avec Cœloptychium, Sûyphta, Siphonia, etc., dont les espèces sont les même» que celles que nous verrons sous les grès calcaires de^ environs de Goslar, au Nord du Harz, auiquels correspondent aussi les grès à poissons de Baumberg.
La marne ou craie jaunâtre , qui se montre, suivant M. Geiniiz (p. 26), sur les pentes nord du Teuloburger-^ald, près de Le mfbrde et de Haldem, se prolonge jusqu'à Paderborn par Ibourg, Halle, Bielefeld et Dribourg, pour se réunir à la marne pistner d*Bssen, Dortmund, Unna, Werl, Soest et Gesecke. Dans la plupart des localités, un calcaire pMner [Plànerkalk), qui, près de Rotiienfelde, aurait une épaisseur de 225 à 250 mètres, séparerait les étages que l*auteur désigne sous les noms de quadenandstein ou grès quader supérieur, et de quadersandstein on grès quader inférieur {oùerer et unterer Quadersandstein) « divisions dont nous établirons plus loin les équivalents réels. Nous dirons seulement ici que, dans cette classlAcation, le calcaire plttner représentée la fois, ou mieux comprend h craie blanche et tes deux premiers étages de la craie tuffeau (second et troisième sable vert , marne planer inférieure et supérieure). Quant au quadersandstein inférieur il serait l'équivalent du troisième étage de ce dernier groupe. Il est faiblement représenté au sud par les eoncbes d'Essen, de Dortmund, etc. (premier sable vert , conglomérat de Hils) qui reposent sur la formation carbonifère. D'un autre côté le quadersandstein supérieur marquerait le niveau de la craie supérieure des Pays-Bas (marne jaune supérieure). F. Hoffmann , sur sa carte géognostique , avait bien constaté Tetistence du grès quader inférieur et du calcaire plAner dans le Teuioburger->Vald, mais, ne connaissant pas le grès quader supé*
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rîeor, il avaii clierché k eiplîqaer par vq reoTersemaat h position dd cakaîre plâoer ao-dessoas.
Le quadersandaieiQ ioféneor dont h puiaance aurait , dana le Teoioborger-WaM, de 2^5 à SOO mètres, est formé par un grès en couches très indinées , et le calcaire pMtoer qui Fentoore est aussi très dérangé» quelquefois même vertical. Au nord de Rothenfelde, et afOeoraut aussi à Test de la ?illey est une assise de 30 mètres d'épaisseur, comprise comme entre deux murailles de calcaire plttner, et constituant une marne solide, verdàtre ou gris foncé, qui se rapprocherait» par son gisement, du second sable vert d'Essen, que nous avons fo appartenir, suivani toute probabilité, au second étage de la craie tuffeau. Dans le Teutoburger^Wald, le qoadersand-* steio inférieur on base de la craie tufleau repose sur le groupe néo«> comien ou argile de Rils {Hilsihon) qui manque au sud, autour d'Essen, de Bocbum, etc«
Avant de passer à la région du nord*est, nous dirons encore quelques mots sur cette partie méridionale do golfe crétacé de la West^ pbaiie, considérée à un point de vue un peu différent de celui oà s'étaient placés les observateurs que nous.venons de suivre.
Les couches crayeuses , avons-nous dit , reposent, près d'Ëssen, Noia sur les schistes houillers et avec une épaisseur totale qui ne dépaase M.L.saeaiauB. pas 70 mètres. M. L. Saemann (1) croit y retrouver tout ce qu'eu France et en Angleterre nous svons décrit, depuis la craie blanche jusqu'au grès vet*i supérieur inclusivement ou base de la craie tuffeau. L'auteur, qui ne parait pas avoir eu connaissance des publications de M. Becks et de M. Heinrich, caractérise, de la manière suivante, U assises au lieu de 6. Ce sont de haut en bas s
1** Craie marneuse, que M. Ad. Roemer (2) avait rapportée à la craie inférieure {lower ehalk^ unttrer Krtidemergel^ ou premier étage de la craie tuffeau), au lieu de la mettre au niveau de la craie blanche, et dans laquelle se trouvaient VAnanchyiei ovaia, la 7>rebratvla Dtfrancei^ la 1\ ewjkea , VOêtrea vesiculariê^ le Spondylus spino$uiy le Beiemnites mucronatus, une dent de Mosttsaurus et des Ammonites. Mais en voulant reclîQer les erreurs de ses devanciers, Al. Saemann nous parait en commettre une lui-même, car il semble confondre la craie blanche avec la craie supérieure, ou assimiler ces marnes â'J*^sseu, soit au calcaire I Bacolites du Coieniin,
h) Bull., î*sér.,vol. VI, p. 416; t849.
[t) DieFersteincrufigcn d, Nortld. Krr/fiegrb., p. 4 St; 4840.
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soit aax marnes glauconieuses d*Autreppe , lesquelles sont inférieures à la craie blanche.
2" Sons la marne précédente sont des marnes glauconieuses dont la [>artie supérieure est à grain très fm, et dont les grains verts, fort abondants vers le haut, de teinte très foncée, deviennent de plus en plus rares vers le bas. Les fossiles sont peu nombreux, et Tauteur n'y cite que V Ammonites vcti*ians,
3^ Calcaire compacte gris , marneux, avec des rognons de silex se fondant dans la masse. On y trouve fréquemment Vlnoceramus mytiloides, la Serptda amphtsbœna, etc.
Zi" Sable à grain très fm, très argileux, brunâtre, friable, et fer oolithique abondant, constituant une sorte de conglomérat, surtout à la partie inférieure, qui repose sur la formation carbonifère. C'est le conglomérat de Hils de M. Roenier, qui le rapportait à tort au groupe néocomien. V Ammonites rhotomagensis, la Trigonia alœformis et la Lima Reichenhachii y sont rares, tandis que les Thécidées et les polypiers, peu communs ailleurs, y sont fréquents. On y rencontre souvent aussi VOstrea carinata, La m., VExogyra hdiotoidea^ Sow. , le Catopygus carinatus, Ag. , le Discoidea subucuhts^ Des. ; mais ce serait par erreur que les Exogyra sinuata, SoMT., et columba, Gold. , y auraient été citées. Outre plusieurs polypiers des grès du Mans {tdmonea pinnata^ Roem., Pustulo* pora graciiiSy Mich., Scyphia furcata, Gold.), on rencontre ici plusieurs espèces des plus caractéristiques du tourtia , que nous avons décrit sur les frontières de la France et de la Belgique {aniè, vol. IV, p. 181), et M. Saemann, en insistant avec raison sur le parallélisme des deux dépôts, signale, comme se trouvant à la fois dans i*un et l'autre, les TerebrcUula bipliccUa^ Sow., latissima, id., paucicosta^ Roem., canaiiculata, id., nuci formis, id., et les T. longirostris, id. et subundata, figurées par IM. Roemer, pourraient rentrer dans les T. nerviensis et tomacensis, d'Arch. Enfin, le corps, que nous avons décrit comme de classe incertaine, et que M. Roemer avait désigné sous le nom de Teredo (/en/a/ti5 appartient également aux deux dépôts, n^tume. On voit, d'après ce qui précède, que cette portion sud du bassin de la Wes^tphalie oiïre , en allant de haut en bas , Téiagc de la craie blanche et les trois étages du groupe de la craie tuffeau, et il est probable que, lorsqu'on s'avance vei*s le N. et le N.-O., du côté de Coesfeld et de Munster, il s'y joint quelque représentant de la craie supérieure avec les caractères toujours un peu vagues