BAKOVRI, BRUNSWICK, LE HARZ
des environs d'Aix-la-Chapelle, de Kunraed, de Faaquemonl, eic. Au delà, les divers étages acquièrent des épaisseurs beaucoup plus considérables et prennent les caractères plus prononcés, que nous avons indiqués dans les petites chaines du Hardt et du Teutoburger- Wald (1).
S 2. Orale blanohe et eraîe tuffeaa (Hanovre, Bnmswîek, le Harx).
A deux lieues de Hanotre, au pied nord de la colline de Deister, oarraga comme à l'ouest et au' nord-ouest de la ville, les couches les plus m. FrM.-A<i. basses que l'on aperçoive, de 1 à 3 mètres d'épaisseur, constituent ^*>^'^*'' une roche sablonneuse , grisâtre, surmoulée de marnes schisteuses, jaunes ou bleu grisâtre. Ces assises, que M. Fr.-Ad. Roemer (2) nomme marnes de la craie supérieure {obérer Kreidemergel) ^ sont, vers le bas, divisées en gros fragments, et, vers le haut, remplies d'une si grande quantité de polypiers roulés , que la roche prend l'aspect d'un conglomérat grossier. Elles se montrent au sud-est, près d'Halberstadt avec des caractères peu diflérenls.
Lorsqu'on s'avance vers le S., on rencontre d'abord les calcaires en dalles du plîluer, puis au delà un dépôt sablonneux, et au pied des montagnes un conglomérat à noyaux siliceux , très ferrugineux, dont les éléments deviennent plus fins, jaunâtres , blanchâtres, et qui finit par former des bancs de grès, souvent brisés, discontinus, composant des collines de 50 à 75 mètres d'élévation. Ces dépôts arénacés forment aussi un plateau étendu vers le S. jusqu'à Mûnchhof, près de Quedlinbourg, reposant sur les marnes planer qui se prolongent encore l'espace de quelques lieues.
(4) Nous citeroDs ici les poissons signalés par M. Agassiz dans diverses localités de la craie de Westphalie : Ptychottus decurrens^ Ag., Bochum; P, iatissimus, id., ib. ; Carcharias acutus, id., ib.; Otadus appendiculatus^ id., Essen; Dercetis scutatiis, Munst. et A g., Westphalie; Sphenocephalus fissicaudatus^ k%,^ ib. ; Acrogaster parvusy id. ib.; Hoploteryx antiquus ^ id. ib ; Beryx germanus^ id. ib. ; Islicus grandis, id. ib.; /. niacrocephalus^ id. ib.;/. microcephalus, id. ib.; /. gracilis, Munst., ib.; Osmerus Cordieri , Ag., Ibbenburen ; Osmeroides monasteriiyk%, Ringerode, près de Munster [Taùleaa gcnérnl des poissons fossiles rangés par terrains. In-4**, Neuchâtel, 4 844).
(2) Die Versteinerungcn d. Nordd, KreidegehirgesAn-i'*^ p. 4 4 9. Hanovre, 4 844. — Neu. Jahib., 4 840, p. 4 92.— Voy. aussi : Ferd. Roemer : Ein geognost. Dttrchschnitt, etc. Coupe géoguostique de la chaîne duTeutoborger-Wald. (7^., 4 845, p. 268, pi. 2).
206 cràis blancob et CRàIB ttirtSAU.
Une autre portion de cet étage supérieur existe près de Go»1af , au pied nord du Hari, et constitue le Submerberg. Du côté opposé, dans le lit de l'Abeiucht, une marne sableuse qui recouvre le cal* eaire planer, pasac l dé derniefi et plus bas est un conglomérat quarizeox à ciment d*ocre jauue calcarifère. Les bancs épais de ta marne, au sud , inclinent vers le N., et réciproquement. M. Boue, d'abord , avait regardé ces couches comme Jurassiques, M. Kefer*stein ensuite comme tertiaires, et ce fut F. Hoffmann qui les rangea dans ta craie. On les retrouve encore près de "Wernigerode , de Schlosserberg et de Golgenberg , où elles renferment des grès et des conglomérats solides dont les bancs sont séparés par des lits de marne. Non loin d'Altenrode, il y a de petits amas charbonneux, et les plateaux des environs de Blankenbourg en sont également formés. Le Salzberg, près de Qucdlinbourg , appartient aussi aux mêmes roches que caractérisent les mêmes fossiles. Sur le versant nord de Teufelsroauer (muraille du diable), les grès solides ont offert un Inocérame voisin de 1*/. Cripsii, le Pygorhynchus ros" tratus et des Credneria,
C'est à cette craie marneuse supérieure que l'on a vu M. Aoemer rapporter les couches des environs de Coesfeld , dans lesquelles il cite des fossiles de la craie supérieure de Belgique et d'autres de la craie blanche, de sorte que nous sommes porté à y voir aussi un représentant des assises marneuses jaunes de la Westphalie. L'auteur place encore au même niveau les marnes et les grès de la Scanie , que nous avons mentionnés à KOpinge, Kjugestrand, Balsberg, Ilsjti, MOrby, etc. , et qui avaient été rapportés à tort au grès vert.
Sous le nom de craie inférieure [untere Kreide), il décrit ensuite deu:^ assises qu'il nomme Tune craie blanche inférieure [untere weisse Kreide) assimilée â la craie sans silex ou craie inférieure d'Angleterre [chalk without flints , lower chalk) , l'autre marne de la craie inférieure ou craie marneuse inférieure {untere Kreidemergel),
La première assise diffère de celle dont nous vetionâ de parler {marne de la craie supérieure) , par l'absence des silex , par sa plus grande dureté, sa teinte grise, ses bancs crevassés et peu épais, que séparent des lits de marne. Sa puissance totale serait de 58",^2 (i). On l'observe près de Schwicheldt et de Theidenscn.
(l)Nou8 supposons que Fauteur, qui assigne à cette épaisseur SOO pieds, se sert du pied de Hanovre qur= 0%292t,
HANOVRE, DRCNSWICtf, LB HAB2« 207
non loin de Peine , au sud-est do Hanovre , où elle est utilisée pour le maruage des terres , êl au nord^ouest d'Oberg, entre Hil^ destieim et firunswick. Cette marne argileuse blanche et peu solide est exploitée aussi sur la petite nord de la CotUrte de Llodetler, où elle est employée pour purifier le sucre. Celle qui affleure, près de Lunebourg, dans le lit de la Leine,à Hanovre et à Limmer, est probablement de même fige , ou peut être plus récente.
La seconde assise , dont la position relative ne semble pas être plus rigoureusement déterminée que celle de la précédente, est formée par un calcaire gris clair, avec beaucoup d*argile et de sable qnartzeuKi fille compose les collines situées entre Ilten et Abltea » non loin de Hanovre (i) , où elle consiste en une marne blane*jaunâtre« tendre, sablonneuse. Près de LemfOrde et de Haldem, au nord d*Osnabruck , elle prend d'autres caractères* Les collines d'environ 30 mètres de hauteur présentent des marnes gris jaunâtre, légères, poreuses, assez solides, à cassures terreuse et inégale divisées en lits de D'ails à 1 mètre d'épaisseur. Les marnés des environs d'Ëssen, que M. lloemcr suppose être du même âge, et celles de Coesfeld , qui sont plus puissantes, plus sableuses et d'un gris dairi ont déjà été décrites précédemment, mais ce savant ne se prononce pas sur les rapports des bancs à Ichtliyolithes de Baumberg. Sur quelques points au nord du Harz , près d'Ilsebourg et de Stapelnbourg , cette assise forme des coteaux â sommets aplatis, et est composée de marnes sableuses, grises, minces, remplies de fossiles.
Les deui séries que nous venons de mentionner paraissent être plutôt parallèles que superposées, et par leurs fossiles se rapprocheraient de la craie blanche et de la craie supérieure plutôt que du premier étage de la craie tuiïeau ou du planer. On ne voit pas bien dans ce pays la superposition des couches que Tauteur nomme craie supérieure [obère Kreide) â celles qu'il désigne ensuite sous celui de craie inférieure (untere Kreide) ; il ne les distingue que par la différence de leur niveau absolu. Les plus basses des environs de Goslar, et qui renferment beaucoup de Scyphia et de Scyphonia, sont supputées appartenir â la seconde assise, laquelle man-
(i) Nous avons suivi le sens de la phrase indiquée par le titre (r^rr tintcre Krtfidemtrgcl)^ en supposant qu'à Tavant-dernière ligne l'auteur avait écrit der obère pour dcr u/itere.
208 CRAIB BUNCHB ET CRAIE TUFFBAU.
qoerait à Test du Harz. Les fossiles saivants sont dtés dans TéUge qae nous venons de voir partagé en deux assises.
PUurostoma iacunosum , Roem., P. radia tum^ id., Scyphia Oeynhausiit Grold., «S. Murchisoni, id , Coscinnpora infitndibuli" formis^ id., Coeloptychium agaricoideSy id., C, lobatum^ id., C. sut" ciferum, ïioem, ^Jvicuia cœralescens, Nils., Arca furet fera ^ Munst. Gold., ^. tenuisîriata ^ '\à. ià,^ Pholadomya limbonata, Roem., Delphinula trirarî/iaiayià,, Pyruia p/nnula la, ^iih. Les espèces qui se trouvent à la fois dans cet étage et dans le précédent nommé craie supérieure {obère Kreidt) soni: Ostrea vesicuiaris, Lam., O. fla* beiliformis, Nils.. Lima semi-sulcaiay Desb., Hamites intermedîaSj Sow., BacuUtes Faujasii^ Lam., j9. anceps^ id., Crania parisiens is^ Defr.^ C. cosiaia, Sow.
D'après cet exposé des vues de M. Roemer, nous sommes conduit à penser que tout ce que nous venons de décrire, depuis le versant nord du Teutoburger-Wald jusqu'à l'est du Harz, vers Qoedlinbourg, puis en remontant au nord jusqu'à Lunebourg, représente seulement les couches qui, dans la Westphalie , semblaient renfermer à la fois les fossiles de la craie blanche et ceux de b craie supérieure de Maêstricht , ou n'appartient qu'au premier groupe de la formation, sans atteindre la véritable craie inférieure {lower chalk d'Angleterre) qui est pour nous le premier étage du groupe de la craie tuffeau.
Les couches comprises sous le nom local de planer correspondraient au contraire fort bien , dans cette région noi*d-ouest de TAllemagne, à une partie de ce dernier groupe, comme le dit l'auteur (p. 123). Ce planer (i) constitue une marne calcaire un peu grisâtre, quelquefois rougeâlre ou verdâtre, rarement tout à fait blanche , assez souvent en bancs solides, épais , se chargeant insensiblement d*argile, de sable quartzeux et d'oxyde de fer qui la colore. Sa puissance atteint jusqu'à 300 mètres et même davantage, près de Langeisbeim , au pied du Harz , et près d'Aifeld. C'est le même système de couches qui, dans la Westphalie est i\ l'état marneux, et qui recouvre le premier sable vert et le conglomérat ferrugineux de Hils.
Une autre série de collines, composée de la même roche, s'étend de Winsembourg par Sack et Wrisbergholzen jusqu*à Gronau, et on la retrouve au Hûlfersberg près de Calenberg , près de Sarstedt» à
(4) Krcidemergelf craie marneuse; ^«/«/^fl/A, calcaire de forêt; Bindekalk^ calpaire à ciment; Hcimstcin , etc.
UAtfOVRE, BaONSWlCK, LB HABZ. 209
Rroiu^berg, au sud-ooest de Hanovre, ainsi que sur d'antres points. £Ile existe dans le voisinage de Woifenbûttel , sur le l)ord septentrional du Harz, depuis Lutter , près Barenbcrg , jusqu'à Quedlin* bourg, non loind'Halbërstadt, etc. Dans quelques localités où manquent les fossiles Fauteur s'abstient de prononcer sur l'âge des dépôts qui pourraient être beaucoup plus anciens et remonter jusqu'à la période du trias. Les minéraux du planer ne cog^istent guère qu'en fer sulfuré et en rognons de hornstein noir, qui, près de Goslar, ont jusqu'à 0'",25 d'épaisseur. Les fossiles qui le caractérisent dans cette partie de l'Allemagne sont :
Cœloptychium muricaturn y Roem., Micr aster gibbus , Ag., Trrv^ bratula pisum^ Sow., T. /Manteliiana ^ id., T. plicntHis , id., y. //:pW^a//i, Nils., T,ornata^ Roem., T. pectita^èo'w.^ T. scmf' giobosa, id., Pecten Beaveri, id., P* depressus, Munst., Gold., Inoceramus Bro/igntartifSoy^., 1. iatuSfid.^L siriatus, Mant,, Cirrus depressusj id., Turrilites costatus, Ldim,, T, tuberatîntns ^ Sow., Scaphites œqualis^ id., S. costatus^ Mant., Ammonites Mau^ tellif Sovf.^ A, CottcCf Roem., H ami tes plicatilis, Sow., H, ellip* ttcitSj Mant., JBaculites obliquât us, Sow. (t).
Les Ammonites sont fréquentes dans cet étage, entre autres VA. varians Sow. , qui se trouve aussi dans le sable vert placé dessous. Les Turrilites et la Terebratula pectila semblent appartenir aux couches les plus anciennes , tandis que les deux Scaphites existeraient seulement dans la partie moyenne. Les Bélemnites du premier groupe crétacé ne se montrent plus ici , mais le Bélemnites minimus, List., serait très répandu dans les couches les plus basses avec la Plicaiula inflala qui a été trouvée également dans le sable vert sous-jacent. Parmi les échinodermes , les plus constants sont le Spatangus cor-testudinariurriy Lam., le Galerites albo-galeruSy id.,
(4) Nous rappellerons ici les espèces de poissons mentionnées par M. Agassiz dans la formation crétacée de ce pays, mais les citations de localités ne suffisent pas pour préciser l'étage auquel elles appartiennent, quoique le plus grand nombre d'entre elles provienne sans doute des assises que nou9 venons de décrire. Ce sont Ptychodus mamillaris, Ag., Queditnbourg ; P, decurrens, id., ib. ; P. poljrgyrus, id., ib.; Notidii/ius micro hn t id. , ib. ; Corax falcntus ^ id. , ib. ; C. appentiiculatns , id , Salzgitter ; Gnlcocerdo gibberultts, id., Haldem ; Hemipristis serra, id., ih,\ Otodus appcndicu/atus, id», Quedlinbourg ; O. semipiicatns, Munst., ib. ; Lamna acuminata , Ag., ib,| L. subulata, id., ib. [Tableau général des poissons fossiles rangés par terrains y in^i'' y Hench^iel^ 4 844).
iiO CRâlK feLANCHK ET CRill TUVFSia.
VAnanchyiei ovata, id.\ et le Cidnris scutiger, Gold., espèces qui, dans ce pays, desceadraient un peu plus bas qn*cn France el dans les îles Britanniques. Ainsi , à peu d'exceptions près, on voit représenté, dans le Hanovre comme en Westphalie, par les mêmes fossiles et des caractères miuéralogt(|ues très semblables, le second éuge de la craie tuffeau , tel que nous Tavons limité et caractérisé plus k ro. de^deux côtes de la Manche. On doit penser que le premier se trouve également compris dans cette série f^otôt que dans b précédente.
(P. 12/i) . M. Âd. Roemer, poursuivant le parallélisme des couches qu'il décrit avec celles de TAngleierre, croit trouver, dans les marnes tachetées {Flaminenmerycl) et quehjues lits de sable vert {Grûnsand)^ les représentants du firestone des assises de Mersthara ou grès vert supérieur {upper green sand);ma\s on a déjà vu pourquoi ce rapprochement n'était pas fondé.
Aux environs de Goslar, on peut observer les couches placées entre le Planer proprement dit et le grès quader ou quadersandstein dont nous parlerons tout à l'heure. Ce sont : 1^ une marne (Flam^ menmergel) avec Avicula gryphœoides^ Sow. , et Pecten laminosus^ Mant., qui devient sablonneuse vers le bas, renferme des concrétions siliceuses, et dont l'épaisseur est de 30 et quelques mètres; 2*" une argile marneuse avec du fer oxydé hydraté; S"* des marnes douces, sablonneuses, avec grains verts, puis à la base un banc composé de rognons calcaires que nous verrons en Saxe reposer sur la svénite.
(P. 125.) Des traces du gault, que l'on avait cru trouver d'abord près de Goslar, dans un lit très mince d'argile bleu foncé, puis dans une marne schisteuse jaune, verdâtre et rougeâtre, ou bien encore dans une argile plastique jaune, les unes et les autres partout sans fossiles, et placées sur le grès ci-après, ne peuvent en aucune façon représenter ce groupe qui parait manquer dans tout le nord de l'Allemagne, et le grès sur lequel ces couches argileuses reposent, loin d'appartenir au gi^s vert inférieur, est encore une dépendance du groupe de la craie tuffeau. Non loin de Sarstedt, au pied sud de l'Hûfersberg, on remarque des marnes schisteuses de 6 mètres d'épaisseur, alternant avec d'autres marnes plus solides remplies de nodules concréiionnés de chaux carbonatée. Mais ici encore la présence seule du IJamitcs compressas , Sow. , en supposant sa détermination exacte, ne suffirait pas plus pour qu'pn puisse assimiler ces marnes au gault que celle du Seiemnites mintmus, que
BâNOTRI, BRDHSWICK, L« OâlIZ. Hi
nous venons de voir associé ud peu platf haut à tous les fossiles de la craie tuffeau. Quant à d'autres couches des environs d'Halberstadt, regardées aussi par F. Hoffmann comme représentant le gault, aucun corps organisé n'est venu justifier ce rapprochement.
Nous avons déjà parlé des grès ou Quadersandstein, qui, dans le Teutoburger-Wald , rangés h tort avec le quatrième groupe de la formation, appartiennent, en réalité, au second, et quelques uns peut-être à la base du premier. La roche principale est un grès à grain plus op moins fin, assez souvent partagé en fragments carrés, et employé pour pierre de taille, d'où le nom de Quadersandsiein, ou, pour abréger, de Quader, qui lui a été donné par les ouvriers. Il s*éteud de Uarzbourg, près de Goslar, jusqu'à Lutter, formant le long du Harz une assise de 12 mètres d'épaisseur. Il est blanchâtre ou brunâtre , et présente quelquefois des veines d'oxyde de fer et de calcédoine. Près de la dus , il s'élève en rochers verticaux ou très abrupts. Au nord de Quediinbourg, il est en couches minces , jaune brun, peu solides, passant à un conglomérat qaartxeuz avec des veines ferrugineuses, et formant des coteaux peu élevés. Non loin d'Hildesheim, les grès de l'Heiligenberg, asset durs, jaunâtres , grisâtres ou tachetés de brua rouge et sans fossiles, recouvrent Targile de Uih{Hiisthon), Autour d'Al« feld et de Ëschershausen, les grès marneux, blancs, plus on moins durs, avec cinq couches subordonnées de combustible exploitable, atteignent une puissance de près de 200 mètres. Outre les em« preintes de végétaux, on y cite des Peignes et des Ammonites. Ce que nous verrons en Saxe, en Bohême et en Silésie, où les fossiles sont plus caractéristiques et plus nombreux, nous permettra de mieux établir l'horizon de ce grès quader, surtout lorsque nous aurons constaté ses rapports avec les autres couches fossilifères de ces derniers pays.
L'assise du conglomérat de Hils [Hilêconglomerai) est très ferrugineuse dans le voisinage de Steinlohde, non loin de Salzgitter, vers l'intérieur de la vallée. Elle comprend des schistes jaunâtres et bleuâtres, un grès jaunâtre assez solide de 8 mètres d'épaisseur, une roche ferrugineuse, oolithique, de 2 mètres, et, après un banc ferrugineux solide , une nouvelle roche ferrugineuse oolithique, de 1"\50, recouverte par des schistes ronges, jaunâtres et grisâtres, auxquels succèdent les marnes tachetées [F^lammenmcrgel) ; de sorte que cet ensemble de strates variés ne serait, suivant toute probabilité, que les modifications éprouvées par le qua-
212 CRÀlB BLAMCflE BT CRÀIE TUFFEiO.
denandstein inférieur sur les rivages de la mer où il s'est dé|)osé. (P. 128.) Dans le duché de Brunswick, près de Wablberg, le long de i'Asse et près de Berkiingen, non loin de Wolfenbûitel, cette même assise, qui dans le sud de la Weslphalie, autour d*£ssen, de Bochom, etc., reposait sur la formation houillère, prend d'autres caractères et recouvre le lias. La roche est très dure, jaune brun, composée de très petits grains et de fragments de coquilles, le tout réuni et consolidé par un ciment calcaire. Elle se trouve aussi dans les coteaux au nord de Schand^lahe, non loin de Brunsvirick, et probablement dans le voisinage de SchOppenstedt au Rothenberg. Près d'Osterwalde, un grès ferrugineux ou poudingue, de 10", 50 d'épaisseur (1), repose sur l'argile de forêt {Wàlderthon), et appartient encore au conglomérat de Hils. M. Roemer y cite VAvtcula macroptera, Roem., VExogyra sinuata, Sow., la Modiola rugosa, Roem., la Terebratula varions^ var. Schloth., la ThraciaPAillipsii, Roem.,le7ur6o clathratus, id., leBelemnites subquadratuSf id., V Ammonites nutfieldensis, Sow., et le Glyphea omata, Phill. Plusieurs de ces espèces indiqueraient sans doute un niveau plus bas que le second groupe ; aussi verrons-nous plus loin cette portion du conglomérat de Hils rapporlée au groupe néocomien par plusieurs géologues, tandis que d'autres, croyant avoir reconnu que les fossiles néocomiens qu'on y avait cités provenaient de gisements différents, la regardent comme parallèle à l'assise d'Ëssen et au tourtia. Au-dessus des bancs de grès est un sable très Cn, et au-dessous un sable grossier, un lit d'argile schisteuse, un autre de marne bleue, un calcaire de même couleur et l'argile schisteuse avec Cyrena média, Sow., qui appartient à l'argile wealdienue. obicrvatioDt Dans sa description d'une suite de collines qui s'étendent d'im- M.da*Unger. Dieurode jusqu'à Hildcshelm, Al. deUnger(2) a distingué : 1° une marne crayeuse gris clair ou craie marneuse supérieure {Kreidemergel) ; 2" un calcaire solide, blanc ou rouge avec des Inocérames (c'est la craie blanche dure, weisse harte Kreide, désignée par Haosmann sous le nom depierre calcaire siliceuse , Kieselkalkstein) ; 3" un calcaire gris foncé, rougeâtre, verdâtre, argileux, sablonneux,
(4) Nous avons traduit ici Lachter par aune\ or Faune de Hanovre -» 0"*,583 ou 0-,684.
(2) Geognost. Beschreib , eines an dcr Nords, d, Harzes Ànfang,^ von Immenrode bis Hildeshcim^eKz. [Jrc/i,fûr Miner, de Karsten, vol. XVII, 4 843], avec carte.