‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 29 sur 111 · HANOVRE, BRUNSWICK, LB HARZ · texte numérisé non relu

HANOVRE, BRUNSWICK, LB HARZ

assez faible et la raison par conséqaent peu concluante ; il nous semble plus probable que ces mêmes couches hétérogènes qui se trouvent entre Ocker et Harzbourg, au nord de Neusladt, etc., sont une dépendance de cet étage supérieur marneux et sableux si problématique en Westphalie comme dans le nord-ouest du Hanovre , étage que M. Geinilz désigne Jui-méme sous le nom de quadersandstein supérieur {obérer Quadersandsteinjj mais dont il n'admet pas l'existence aux environs de Goslar.

Les relations du qoadersandstein, des marnes vertes sablonneuses, des marnes inférieures du pl&ner et du calcaire plSlncr, telles que nous venons de les indiquer ^ Pétersberg, se représentent encore à l'ouest de Goslar, dans les carrières de Langelsheim , où , comme à Alfeld , le calcaire planer, d'un blanc grisâtre ou rougeâtre , atteint plus de 1000 pieds d'épaisseur (1). M. Âhrend (2) a donné aussi une description géognoslique des. environs d'Aderberg, près d'Ocker , et à laquelle nous renvoyons le lecteur.

La tranchée du chemin de fer, non loin de Vienenbourg, continue ^l.Geinitz,a montré, entre le grès bigarré et le quadersandstein , des masses de gypse dont le développement paraît avoir occasionné le dérangement des couches. La succession de celles-ci est d'ailleurs la même que ci-dessus, depuis le grès quader inférieur jusqu'au calcaire plAner gris blanc, rougeâtre et taché de vert , et dont la partie moyenne est remplie de dents de Squales. A Usebourg , près de l^ahrberg , vient aflDeurer une marne crayeuse très développée, et sous laquelle sont les couches tachetées de vert de Kupferhammer. A peu de distance des masses de gypse d'Ilsebourg sont les dolomies celluieuses du zeschtein , auxquelles succèdent les marnes panachées , puis les marnes supérieures du planer ou conglomérat composé de sable vert , de grains de calcaire spathique , de glauconie et de beaucoup de petits polypiers , recouvert d'un grès Cn, vert clair, avec Caltanassa antiqua. D'après l'auteur, le conglomérat représenterait la craie blanche , et le grès fin la craie supérieure de Maestricht. De son côté, M. Jascbe a mis ce conglomérat de sable vert {Trûmmerkalk) avec celui du Sudmerberg, près de Goslar.

(4) L'auteur n'indiquant point de quel ptetl il se sert, nous avons dû laisser le chiffre avec l'unité de mesure qu'il donne.

(2) Geognosi. Bcschreib, , etc. {Bericht iL naturwiss. Vereins des

218 CHAIB BLAKCai BT CRÀ» TUFFEAU.

Les marnes crayeuses d'Ilsebourg sont fort étendues , reposent sur le quadersandstein inférieur, en l'absence de la série intermédiaire, et ressemblent beaucoup aux marnes planer inférieures. Quant au quadersandstein , il se continue jusqu'à Blankenbourg, où il est encore recouvert par un dépôt semblable , constituant le Plat* tenberg , et faisant partie des roches arénacées de Reinsteine , on étage supérieur de la formation {obereii Quadersandstein, Gein.). Ces roches du Platteiiberg sont solides , schisteuses , grisâtres , jaunâtres, brunâtres, ou passent à une marne sablonneuse comme celle du planer inférieur, et renfermant des nodules de fer sulfuré. D'après leurs fossiles , elles appartiennent à la marne quader supérieure [oberen Quadermergel Geiii.).

Recherches M. Giebel (1) paraît être le premier qui ait nettement distingué Bitf. GÎrbei, deux quadersandstein, l'un {»/i?rieMr auquel nous avons exclusive* FwdTRoemer, twcnl réservé ce nom, parce qu'il exprime une idée assez nette, *^^* quoique comprenant des faits que nous trouverons parfois un peu complexes, l'autre supérieur ou placé au-dessus des marnes planer supérieures , mais dont la composition variable, mal déQnie , et les rapports straligraphiques obscurs laissent beaucoup d'incertitude. Les trois assises ou étages que nous avons distingués sous le nom commun de planer, en l'ajoutant ensuite comme substantif qualificatif à chacun d'eux, sont ainsi compris entre deux grès ou quadersanstein, le premier recouvrant le lias ou des dépôts plus récents jusqu'à l'argile de mis équivalent du groupe néocomieo, le second terminant la série crétacée du nord-ouest de l'Allemagne. Dans une coupe faite depuis le granité de Rosstrappe, et passant par Quedlinbourg, pour aboutir à Halberstadt (2), on voit, succédant au granité, des schistes argileux, le grès bigarré, le muscheU kalk, les marnes irisées, le tout concordant et subverticat jusqu'à Thaïes, où afileure, avec une discordance très prononcée, le quadersandstein, surmonté des marnes plsiner inférieures, du calcaire planer et des marnes pliincr supérieures. Près de Weddersleben, on atteint l'étage crétacé le plus élevé, ou quadersandstein supérieur, qui fait suite à celui d'Âitenbourg, près de Quedlinbourg, et qui

(i)Dr geogriostica septvntiionaUsHcrcyniœJasligii constitutione. Halis, 1848. — Gœa cjccursorîa gcrmanicn ^ pi. 21 et Î2, fig. 9. Leipsick, 1848.

(2) B. Geinitz, Das Qiuulersanfhteingebirge, etc., p. 42, pi. 1, fig. 2, 1849. — Ncu, Jiihrb.y 1848, p. 778.

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fornae le rocher escarpé de Teufelsmauer mentiontié précédemment. Dans cette localité, la marne plttner supérieure se montre immédiatement au-dessous, cl par suite de Tamincissement des deux autres membres de la séiie , le quadersaudstein inférieur vient affleurer presque immédiatement. Il reparaît aussi avant Quediinbourg sous le sable vert, h dents de squales, et à Mûnzenberg il re()ose sur le lias soulevé en forme de selle, près de la ville même de Qnediinbourg.

Aï. fieyrich a publié un Mémoire sur la composition et la distriôution des couches crétacées des environs d' Halberstadt , de Blankenbourg et de Quedlinbourg (1), mémoire accompagné d'une carte géologique et de coupes intéressantes. Mais nous devons dire que l'arrangement de faits relatifs \ la Saxe , à la Bohême et à la Silésie, souvent mêlés sans nécessité à ceux de la région du Harz, ainsi qu'une terminologie, qui, pour diiïérer un peu de celle de Al. Geinitz , ne nous semble pas meilleure , rendent l'analyse et la coordination de ces recherches assez pénibles pour le lecteur. Comme ceux de plusieurs de ses devanciers, le travail de M. Beyrich manque souvent de méthode; il y a trop ou trop peu, et il nous a été difficile, nous devons l'avouer, d'en tirer une idée bien nette sur le sujet qui nous occupe.

Après avoir rappelé les opinions diverses de Ch. Raumer (2), de Fr. Hoffmann, de MM. Ferd. et Ad. Roemor, de MM. Nau* manu et Geinitz, puis les cartes de AIM. Zobel et de Carnall, l'au* teur propose de diviser l'ensemble des couches crétacées du nord de l'Allemagne en quader inférieur^ moyen, supérieur, et quader le plus élevé, expressions dont nous établirons la synonymie, mais que nous éviterons d'employer, pour ne pas augmenter la confusion de la terminologie allemande.

La carte de M. Beyrich montre que l'axe central de Badcborn, Quedlinbourg et Laugenstein , dirigé E., O., est occupé d'abord, entre Badeborn et Quedlinbourg, par le gypse du grès bigarré qu'environne le muscheikalk, puis, à l'ouest de celte dernière ville, par le lias supérieur, le lias inférieur et les marnes irisée:?. Le qua-*

(4) Ueber die Zusamrnensetzung und Lager un g , tic, [ZeUsch. d. Detttscli. geoL GcscUsch., vol. I, p. 288^ 4 849. — Geinitz (Neu, Jahrb., 4850, p. 433).

(2) Das Gebirge nieder schles. der Crafschaft Glatz^ etc., p. 4 25,

220 CRAIE BLÀNCBS ET CRAIE TUFFBAU.

dersandslein inférieur entoure presque compléiementcette ellipse fort allongée, bordée elle-même au nord par une bande de calcaire plUner {zwischen Quader ou quader moyen de Fauteur), qui présente encore quelques lambeaux au sud. An nord, cette zone de planer se replie vers TE., pour circonscrire un autre massif par les bandes marneuses de Salzberg et du quadersandstein supérieur. Ce massif elliptique central est aussi allongé de TE. à 1*0. Quant h Taxe méridional de Queillinbourg, il se compose de quadersandstein su* périeur, de marnes planer supérieures et des marnes de Salzberg.

On a déjà vu, d'après le travail si consciencieux de M. Frapolli, que la portion la plus considérable de la formation crétacée du Harz constituait une série de chaînons (axe de Quedlinbourg), dont le soulèvement avait amené au jour le lias, les marnes irisées et le muschelkalk, au centre de la chaîne. Le lias et les marnes irisées, par suite de leur composition, forment jusqu'à Quediinbourg la vallée de Bôrnccke, dont les parois crétacées se prolongent comme deux crêtes d'abord parallèles, qui se réunissent ensuite au Lappenberg, point culminant de l'axe où la vallée se resserre et se ferme. M. Beyrich, après avoir décrit les caractères orographiques de ces divers dépôts, fait voir que le lias supporte le planer, depuis Halberstadt, au delà d'Harzlcben, probablement jusqu'à Ditfurth, que les marnes irisées et le lias sont recouverts par le quadersandstein inférieur sur d'autres points, et que les marnes irisées se montrent seules au bord méridional du Seweckenberg. De Blaukenbourg à Ballenstedt, ces dernières supportent les diverses assises de la craie, et de Heim* bourg vers Blaukenbourg le muschelkalk et le grès bigarré forment à leur tour le substratum de ces dernières.

Les caractères généraux des dépôts crétacés et l'orographie du pays résultent de causes qui ont produit les chaînes secondaires du Teutoburger-liVald et du Harz, aux bords de l'Elbe. Ces caractères paraissent avoir une grande ressemblance avec ceux qu'affecte la formation jurassique des environs de Porrentruy, mais les chaînes du nord de l'Allemagne sont encore plus variées et plus îrrégulières par suite du plus grand nombre de^épôts sur lesquels les mouvements se sont exercés. Le Harz a été souvent considéré comme une île entourée par la mer, avec des bords formés par le grès rouge [Rothe todt Liegende) et le zechstein , et dont la structure intérieure n'a aucun rapport avec la série des strates secondaires qui les circonscrivent.

M. Beyrich indique la présence et la position des divers membres

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