‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 34 sur 111 · IK · texte numérisé non relu

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cft., pi. XXI, fig. 3, i, 5.

2i!(0 GROUPE WEâLDIëN

ches, plongeant toutes au S.» sous un angle d'environ &5% et de la Diauièré la plus régulière. En allant de haut en bas , ou^à partir de Targile de Hils, on compte une première série de 1x5 coudies» dont Tépaisseur totale est de 63 mètres. Ce sont des grès à grains fins avec des coquilles marines, d'eao saumâtre ou d*eau douce, mélangées, puis des schistes ai^ileuxavec desCyrèneset des Cyclades, des grès argileux, des schistes avecC^ypriset Paludines, d'autres grès avecd'autrès schistes bitumineux, quelques bancs calcaires et quelques lits de charbon avec fer sulfuré, etc. Après un espace de 52'",66 de terrain non iraversédans Texploitation, on a obtenu une seconde série de couches qui en est la continuation , et qui se prolonge jusqu'au calcaire de Portiand. A partir de ce dernier, et en remontant jusqu'à la portion non attaquée, on trouve d'abord des calcaires gris, verdâtres et rougeâtres, le calcaire bitumineux, fétide, avec Serpulites coacervatus^ de 10 mètres d'épaisseur, des grès calcaires chloriteux, des calcaires sablonneux, puis une succession de grès argileux, comprenant ensemble 63 couches d'une épaisseur totale de 161 mètres. Les deux séries réunies, en y ajoutant l'espace inex|)loré de la montagne, donnent environ 257 mètres pour Tépaisseur de lensemble du grou|)e dont les 206 mètres connus sont divisés en 107 couches distinctes. Les coupes représentées dans les figures & et 5 indiquent avec une grande précision les brisures et les failles qui ont été constatées dans les travaux d'exploitation, accidents parfaitement comparables à ce que l'on observe si fréquemment dans la véritable formation houillère.

Ces profils ont été pris sur les points où le groupe wcaldien est le mieux développé , c'est-à-dire entre les calcaires jurassiques de Mehie et de Moorgrunt , mais , lorsqu'on s'en éloigne vers l'est ou vers l'ouest, sa puissance diminue. L'inclinaison des couches varie ordinairement de 8° à 30^

Dans le Deister oriental, non loin de Bredenbeck, on observe quelques différences. Ainsi, l'argile de Hils a une épaisseur de ik mètres, puis vient l'ai^ile wealdienne , en partie plastique et à peu près de même épaisseur. Les grès du second étage, assimilés aux sables d'Hastings, ont de 86 à 110 mètres, d'après M. Ad. Roe* mer» et comprennent 8 veines de houille dont l'épaisseur varie de O'^ylô à 0"',63, et qui alternent avec des argiles schisteuse^. On y trouve des bancs de grès divisés en grands blocs et quelques conglomérats. L'étage inférieur ou de Purbeck manque en cet endroit, mais il reparaît à peu de distance sur le Dabcrg, au midi de

DU MORD-OUEST DE L'ALLEMAGNE. ^hi

Steinkrag (1). Plus développé, près de Mûnder, dans le grand Siiii* tel, il y renferme 7 lits de charbon, et repose sur l'étage de Portland que caractérisent la Pkoladomya multicostata, VExogyra virgula^ des Trichites, des Nucules, etc.

Suivant M. Ad. Aoemer, l'ai^ile wealdienne manquerait tout à fait au petit Sûntel, où Ton remarque 7 couches de houille repo* sant sur une masse d'argile et de schistes d'une épaisseur de 67*, 60. Les assises du Stemmer, montagne qui s'élève au milieu de là plaine, entre Hanovre et Nenndorf, présentent des caractères particuliers (2). Les couches wealdiennes entourent un calcaire sablonneux avec Avictda pectiniformis? coquille qui, comme le Belemnites subhastattis , caractérise le dogger de la Weserkelle , près de Rinteln. Les strates , au sud , plongent de 20"*, et au nord de 70^

M. Dunker signale ensuite plusieurs localités où des soulèvements et des dislocations considérables, en dérangeant les roches wealdiennes, ont fait connaître leurs relations avec les formations sousjacentes , soit jurassique , soit du trias. Les coupes du comté de Ravensberg montrent que le lias et l'oolithe manquent tout à fait sur certains points et existent sur d'autres, où ils sont représentés par des schistes à Posidonomyes. Des dispositions analogues s'observent encore dans plusieurs parties du Teutoburger-'Wald, et les cou|)e8 de celte chaîne, que nous avons déjà indiquées d'après M. Ferd. Roemer [anté, p. 228), font voir tout ce que ces rapports straligraphiques ont de plus important.

Quant aux fossiles du groupe weatdien du nord-ouest de l'Aile- Pateonioiosie. magne, M. Dunker fait remarquer que les plantes ont, en général, le caractère des végétaux des tropiques de nos jours, tels que les Gycadées et les Fougères. Le climat, qui régnait dans cette partie de l'Europe , devait être assez semblable à celui du Brésil actuel. L'auteur croit avoir réconnu* parmi ces plantes des espèces qui existaient déjà pendant les dépôts du lias et de l'oolithe. Le Cyclo» pleris digitata^ entre autres, se retrouve dans le grès de Scarborough, circonstance qui , jointe à la présence de débris d'animaux aussi de même espèce dans les deux séries, viendrait justiGer la

(4) F. Ad. Roemer, Versteinerungen d. Nordd. OoUth. Gebirge. Nachtragy p. B.

(2) V. Schaster, Stiuî, des Gôii, Vereinsy etc., vol. VI, p. 73.

réunion du groupe waldien ii la formation jur^^iqiie. Ceruini ppissoni o( it» rppUte^ du nord^ono^t de rAllemagn^ et de V\n^

gleterre, «urfiiçnt ^^leroeiU WQUlri plus de r^pporil «vcq i^ui d<} cette dernière fonuaiion qq*avec ceux de U cr^ie, tundil quf )7|7i4ano(/on «(siil se trouio k la fui« dan» l^s %mm yfwHmim et Iç grès vert inférieur,

lA plupart dea animaux de la période qui qoua occupe appariien-» neni il dea genres dont les eapèci*! vivent anjonrd'hni dans leacam doQçeSi maia, vers le haut et vers |o bas de la sém, on rencontre un petit nombre de mollusques marins (Huitres, Corbules. Modioles, My(ilm% etc.), ou d(^ genres qui vivent aussi dans les eaux sau-' mâtr^ , l r«mbouçhure des grands fleuves ot mdme dans les eaux douces, l4es n^lusques et les reptilea sont les fossiles les plus impoi^

tants avec les petits crustacés {Unio^ Cyrènes ou Cyclades, Palu-<

dioes, Méianies et Cyprin). Dans la partie aupéri«ore se montrent les poissonii païUculièrem^nt du g^nre fivM^% et ceux qui caractérisant surtout le groupe sont les lepidot^ MmUUi et Fittonù

Les débris organiques des diverses classes appartiennent ici I on petit nombre d*espèces, tandis qu'il en 9at tout autreeaent pour les formations marines placéaa au-dessus et au-dessous* £n Allé-* magne, comme en Angleterre, le règne végétal et le ri'gne animal de cette période étaient peu variés et très pauvres comparative-* msnt aux autres dépdts • mais le nombre des individus était pro** digieux. Néanmoins, on remarque certains types de pliinles» comme les Piçrofàyllum et quelques Fougères, qui étaient très variés , ^ , parmi les mollusques , les Cyrènes yont dans le même cas,

La répartition des coquillqs est fort irréguliére dans le sens de la hauteur. Les couches les plus basses renferment fort peu d'espèces parmi lesquelles dominent la S^fiula coacermfa, les Cypris, des Cyclades, et quelques coquilles marines. Certaines assises parais^ient être tout i fait dépourvues de corps organisés. Dans Tétage moyen, particulièrement dans les grès, il y a de nombreuses coquilles, parfois entassées à profusion. On y rencontre surtout des Cycadées, des Fougères, des Unio et des reptiles. L'étage supérieur est le plus riche; les Cyrènes, les Paludiues, les Mélanies, y sont tellement accumulées, qu'elles entrent pour une grande partie dans la composition des couches. La Melania strombi/omus caractérise les environs do Neusladt sur le fiubenhcrg , la Paludina fluviorum ,

DU MORDrOUtST DK L^ALUIUGNK. S&S

les c;ouche8 ile Schauenbourg, et , lorsqu'une de ces espèces man« que , elle est rempl^çéfl p^r m% flDlrc* C^> coquilles opt vécu en famille, se Gxaot sur les points qui cpavenaieul le miçui à chacune d'elles.

La flore weaidrenne de rMlemagne comprend 50 espèces de plantes, et la Tauue 97 espèces d'animaux. Paripi Qf^HX^çi, on comple i SerpulQ, { Huître,.! Expgyre, 1 Avicule, 1 Modiole, 1 Mytiiu»^ 5 Unio^ 37 Cyrènes, k Cyclades, 3 Psidium, 1 GnU' todon , 5 Corbùles', i Tiirritelle , 1 Néritine , 9 Mélanies , 8 Paludines, t {.ymaéâ, 1 Planorbe. les crustacés microscopiques sont repr^nté^ p«^r % Çypriê et 2 Esfheria ; les poissons par 1 Mneho^ du$, 3 flybodui, 5 Lepidotui^ 2 SphtBvadm et 2 Gyrodus; enGn, les r^pMles par 1^ PMido$aurua sehawiburgetmg , le AtaorùrAynchus Ateyeri et VEmy$ Menkei (1).

H, Uunkcr donne (p. 3B) une liste comparî^tive des végétaui et d^ animaux fossiles du groupe wealdieu de l'Angleterre et de TAlle* magne» liste qu'il résume ainsi (p. xxxii) s

Algues I espèflo.

Mousse^ ,,..«;..«t*« '

Ëquisétacées 3

Fougères 30

Cycsdée^. . , . . . r i i • • • à%

Débris de conifères douteux 4 .

Empreintes de tiges S

Tiges et fruits de plantes inoertaines. • • • V

/ i j i ij

TPtal |0

AXIMAUX.

Mollusques scépbales , ^ , , . , • . SI espèces.

>•— gastéropodes ,...,.» 84

Annélides • . . . . 4

Crustacés 42

(l) H.-V. Mejer, Refptfifen auf fier §f^eald. Fonn. ^orddeaisch» Appendice à Teuvr^gede M. Dunkep. »* Jd.^ tu^ le Pkniidifiaunu sr/titiinburgensix , reptile saurien, probablement conteniporain d« \ Iguanodon [Neu, Jalirb., 4841, p. 443. — Ann. des se. géoi.^ vol. I,p. 445; 4842).

2/|/i APPENDICE A LA FAUNE

Report 4 48 espèces.

Insectes (coléoptères, Libellules, trichoptèresi

homoptères , diptères) 5

Poissons cycloldes 4

— placoldes 46

— ganoïdes 45

Reptiles, sauriens 43

— chéloniens • • . • 3

Total 470

La faune et la flore da groupe wealdien de rAllemagne, comparées à*ceUes des dépôts contemporains de l'Angleterre , présenteraient les résultats suivants : 1" de même que la flore, la faune de r Allemagne est jusqu'à présent plus riche que celle de 1* Angleterre, à Fexception des reptiles, des poissons et des Unio^ plus variés de l'autre côté de la Manche, oà Ton a signalé aussi des coléoptères, des Libellules et d'autres insectes, qui n'ont pas encore été rencontrés en Allemagne ; 2" la plupart des familles de plantes observées sur le continent existent aussi en Angleterre , mais y sont repré* sentées par d'autres espèces; 3* un grand nombre de ces familles sont parfaitement. identiques de part et d'autre, et leur présence simultanée y caractérise très bien le groupe tout entier.

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