‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 33 sur 111 · DU NORD-OUEST DE L' ALLEMAGNE. 2S · texte numérisé non relu

DU NORD-OUEST DE L' ALLEMAGNE. 2S

occupons , aussi bien qu'aux Iles Brîtanoiques et au nord de la France.

Déjà F. HofTaiann (1) avait indiqué et même représenté sur sa carte uo ensemble de couches qu'il comparait au groupe wcaldien de l'Angleterre. Plus tard^ N. Fr. Ad. Roemer (2), en rapportant l'argile de Hils aux assises néocomiennes, ajoutait que, dans le Hanovre, elle était séparée de l'étage de Portiand par trois autres assises, assez puissantes, dont il désignait la plus basse sous le nom de calcaire à Serpulites^ mettant la seconde en parallèle avec les sables d'Hastings-, et la troisième avec Tai^gile de Weald. Il avait d'al)ord signalé celle-ci ( Wâlderthon) (3) sur plusieurs |K)inis do Hanovre et dans leTeutoburger-Wald, et les coupes qu'il donna ensuite {!x) de l'Oslerwald, du Sû.itel, du Deister, d'KlIigser-Briuk et du Wesergebirge, montrèrent la relation de ces trois assises ou étages entre eux, aussi bien qu'avec les couches plus anciennes qui les supportent et avec celles qui les recouvrent.

Le groupe wealdien, y compris l'étage de Purheck, est très développé dans le nord de l'Allemagne, et surmonté par un grand dépôt argileux avec des coquilles marines (argiles de llils) que >l. Roemer supposait alors avoir leurs analogues à la fois dans les couches ooli- Uiiques et dans les couches crétacées. Presque tontes les espèces de ce dépôt wealdien du nord, ajiutail-il, ont leurs identiques en Angleterre ; ce sont les mômes C y pris tuberculata, grannlosa , valdensis^ etc. On l'observe particulièrement près de Bottingen, où Ton a trouvé le Lepidotus Mantelli.

L'argile de weald ( Weald clay, Wâlderthon) est gris bleuâtre ou brunâtre, avec quelques lits subordonnés de calcaire et de grès. A l'exception d'une Astarte, les fossiles sont d'eau douce et presque exclusivement ceux qu'on trouve en Angleterre , dans les dépôts du même âge. Les sables d'Hastings sont représentés par un grès

{\) Orograp/itschen und gcngnost, Fcrhàltn. des NordwestL Deutschl.^ p. 485, Leipsick, 4 830.

(i) BiiU., 4" série, vol. IX, p. 377, 4 838.

(3) Die y vTSteînenwgen des Norddeutsch, Oolit, Gebfrges,^, 4 4, in-4° avec planches; Hanovre, 4 835.

(4) Id. ib., Nachtrag, p. 6, 56, et pi. A, fig. 4, 6, 6. 7, 4839. — On t/te weaMen formation of the Norlh oj Germnnjr [Proceed. geoi. Soc. of Londoit, vol, ïll, p. 4 20). — On the chuik, etc. Sur la craie et les formations sous-jacentes , jusqu'à l'étage de Purbeck inclusivement, dans le nord de l'Allemagne [ibicL, p. 323, 6^mai 4840).

23ft 6R0UPE WEALDIEN

blanc ou gris jaunâtro , alternant quelquefois vers le haut avec une argile grise et contenant de 7 à 10 bancs de charbon exploitable. L'épaisseur totale du grès varie de 1^6 ii 333 mètres, celle des bancs de combustible de 0"", 39 à 1 mètre. Ceux'-ci sont se* parés par des bancs de grès peu épais. Les fossiles sont des Unio et des végétaux {Endogenite$^ Abies^ SphenopterU, Lonc/iopiefii) appartenant tous à dos es|)àces déj& signalées de Tautre côté d» la Manche. Les dépôts mis en parallèle avec ceux de l'étage de Pur* beck sont des calcaires coquilliors, alternant avec des grès eu bancs, et d'autres aiïeciant la forme de masses concrétionoées aplâ<* lies. On y remarque même deux couches de vase ou de boue {dirt bed$)^ mais Tauteur n*y avait pas encore rencontré de (jycadéesi comme dans rtle de Portland, Les coquilles sont un mélange d'es** pèces marines et lacustres (Paludines, Huîtres, Cyrènes, Gervîllfes, Serpules, etc.). Le groupe, ainsi constitué, se montre près d'Helm* 8ted,et s*étendde Hanovre, par Mindeo, à Ibourg et Rhine, prèsde Munster (Westphalie), fournissant presque partout de bon combustible.

MM. C. L. Kocb et W« Dunker (1) ont fait connsitre plusieurs

fossiles de l'argile wealdienne de ce pays, particulièrement ceux des

couches associées au charbon d*Obernkirchen (2 Mélanies, 3 £/nto,

1 Cyclade, 2 Pûdium et 1 Cyrène). Le second de ces savants a

publié ensuite un travail spécial fort étendu sur ce sujet, et nous

extraierons ce qui suit de l'introduction géogoostique dont il a fait

précéder la partie paléontologique.

Le groupe wealdien du nord de rMlemagne, dit M. Dunker (2),

de" se compose principalement d'argiles, de marnes, de grès et de cal*

^ ^^' caires , les deux premières roches étant celles qui dominent. Les

Composition ^^^^ ^qq^ plasUques, ou passent è des schistes argileux et ii des

p«tro[»i!ht'q»'> loaroes argileuses, sablonneuses ou schisteuses. Elles sont grises,

noirâtres ou colorées en jaune par du fer hydraté. Les grès sont

blancs, gris ou jaunâtres, À grain très fin , â cassure uuiet passant

(4) Beitràge zur Kenniniss des Jforddeutsch. Oolithgehildes und dessen Fersteinerimgen^ in-4, 7 pL; Brunswick* 4337.

(3) Monographie der Norddeutschen wealdenbildung. etc. Monograpnie delà formation wealdienne daus le nord de l'Allemagne, matériaux pour servir à Thistoire naturelle du monde antédiluTieo , avec une dissertation sur les reptiles fossiles de ces dépôts, par M. H. do Meycr, in-i, avec ÎO pi. de fossiles et une découpes, Brunswick, 4 846.

Rerhei'cliei

D(7 NORD-OQUT DB L'alUUAGNB. 2S5

rarement I des conglomérats à ciment argileot (Backeberg et Ostcrvald). Quelquefois ils sont marncui, plus rarement très quartzeui. L'absence de ciment les fait passer à des sables (SQotel, Osterwald). Ils deviennent plus ou moins schisteux, mais le mica et le talc y sont très rares, ainsi que le fer sulfuré.

Les calcaires se montrent vers la base do groupe; ils sont d*nn gris clair ou jaunâtre» brunfttres, rarement rougefttres ou verdfttres (Osterwald, Sânlel), à cassure mate, on peu conchoide, quelquefois esquilleuse. Ils sont mélangés d*argile ou de sable , ou bien sont bitumineux , et passent à un calcaire fétide [Steinkalk) . Ils contiennent même, par places, du bitume liquide (te Harz). Ce der* nier calcaire existe partîcalièrement dans l'assise à Serptûùes, Certains bancs sont entièrement composés de coquilles de Cyrènes, etc^, consolidées , et plus ou moins remplies de bitume. Il y a quelques conglomérats calc4iires dont les fragments proviennent du mnschelkalk« Ils sont jaunâtres, grisâtres, contiennent des morceaux de grès, des plantes décomposées, des écailles de Lepidofus et d'autres pois* sous, et des dents de Pycnodus.

Le charbon qu'on rencontre dans ce groupe offre généralement houUIc. l'aspect et même les caractères de la véritable bouille, plutôt que ceux du lignite. Il montre rarement la structure encore ligneuse de ce dernier. Il est très bitumineux, et dans le comté de Schaucn-* bourg , comme dans la principauté de Buckebourg , il est comparable aux meilleures houilles d'Angleterre. M. Regnault (t) a trouvé que la bouille d'Obernkirchen , dont la pesanteur spécifique est 1,279, renfermait : carbone 69,50, hydrogène /4,83, oxygène et azote /i,67, cendre i, et qu'elle constituait une houille maréchelle d'excellente qualité , très collante, exclusivement employée dans les usines métallurgiques du nord de l'Allemagne et donnant un coke très boursouflé. Ces charbons sont très denses, noirs, brillants, à cassure irrégollère, souvent eonchoido; ils sont très fendillés, se brisent facilement, et se réduisent en petits morceaux. Le fer sulfuré remplit fréqoemmeni les fentes perpendiculaires à la stratification.

(4) Recherches sur les combustibles minéraux {Ann, des mines, 3«sér.,Tol. XII, p. ma. 4g37). — Jaktb.derehem. Technol., etc., de P. Knapp, 4844, p. fi. Cette couche, de 0*,40 d'épaisseur, était alors rapportée par les uns au lies supérieur, et par d'autres au grès vert ; or die n'appartient oî i Tun, ni à l'autre.

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Parfois, cependant, ce combustible se rapproche do lignite, et 1*00 y distingae des Gbres ligneuses, qui semblent provenir de conifères (Dornberg, près de Bieiefeid, Duingen, Helmstadt, etc.). Les recherches de Al. Yarrentrupp (1) ont prouvé que dans cette Yariélé la substance végétale est, en effet, beaucoup moins altérée. Le charbon passe aussi à Tétat de houille piciforme ou jayet II est alors d'un noir intense, très brillant, i cassure concboïde, et quelquefois les fragments affectent une forme prismatique (Duingen et Koppengraben, Hanovre).

Suivant M. Dunker, ces houilles proviennent de conifères et de Cycadées renversés avec des Fougères et des Lycopodacées, comme le démontre la couche remarquable de houille brune ou lignite de l'Hoen-Wurt, près d'Osterwald, qui est principalement formée ùAbies Linkii et de PterophyUvm Lyellanum, Les feuilles et les branches de ces végétaux, placées à côté les unes des autres, sont encore presque brunes, transparentes, et reprennent leur élasticité lorsqu'on les plonge dans Teau. La qualité de ces houilles varie, d*atlleurs, sui\ant qu'elles sont plus ou moins mélangées de nuitières terreuses, de pyrites et de calcaire.

Mini^ninx Lc fer à l'état d'hydrate est aussi plus ou moins répandu dans le groupe wealdien; le quartz ctisiallisé en rhomboèdre, comme celui des marnes iri!>ées de GOllingen et de quelques parties de la Uesse, s'y montre également. La célesline, assez rare, se trouve, soit cristallisée, soit en masses, de 0"',29 à 0",58 de diamètre , au-dessus du calcaire marneux et bitumineux de l'assise à Serpuliies et dans des druses (2). Sa teinte est généralement le bleu clair ; elle est peu brillante et transparente, ou bien blanche; plus rarement incolore ou jaune par places. Les cristaux ont la forme ordinaire; quelquefois la structure est fibreuse, d'un aspect soyeux ou nacré. Outre la strontiane sulfatée, on rencontre aussi la baryte sulfatée cristallisée. La chaux carbonatée remplit des fentes dans le calcaire, les ai^iles, les marnes et la houille, et y affecte diverses formes cristallines. Le gypse, enQn, est très répandu dans toutes les parties du groupe, soit cristallisé, soil en rognons, soit en sphéroïdes à texture générale* ment grenue.

(4) ffthrb, derchem, Technol,^ etc., de F. Knapp, 1844, p. 20.

(2] Voyez : Stromeyer, Untersurhungcn ùber tUe Mischitng tler Mxneralhorpcsy vol. I, p. 210-218. — Haitsmann's Uebersicht der jûngcren FlQUgebildç On Flitssgebhte der fVeser, Slud. II, p. 345.

diveri.

DU NOBD-OUEST DE l'aLLEUAGNB. 237

Les couches de rAllemagiie, qui correspondent à i*étage de Pur- camcièrei beck de i* Angleterre, sont probablement les calcaires, regardés d'à- ^irou éii.g«t. bord comme jurassiques et représentant l'étage de Portland. Sur divers points du comté de Schauenbourg , les fossiles sont la Modiola lithodomm^ les Corbula inflexa el alata. Il y a aussi les calcaires impurs » presque toujours bitumineux, avec des fossiles marins, aux environs du Deister, du Sûntel et d'Osterwald, et caraclérisés par la présence du Serpulites coacervatus, Blum., constituant parfois des bancs presque à lui seul. M. Ad. Koemer avait con.sidéré ces calcaires comme une modification locale de ceux de Portland. Au-dessus viennent, sur certains points, de grandes masses de schistes calcaires , argileux, remplis de spliérosidériles et d'innombrables valves de Cypris, deCyclades, etc., représentant les couches d'Ashburubam (Susscx), et atteignant, comme ces dernières, une épaisseur de 100 et môme de 120 mètres.

L'étage moyen comprend les marnes schisteuses et sablonneuses, tantôt en couches minces, presque argileuses, bitumineuses, alternant avec des sables argileux, tantôt en bancs plus purs, renfermant des veines de houille exploitable de très bonne qualité. Dans le duché de Biickehourg el le comté de Schauenbourg, leur puissance est de 35 à /i5 mètres, et elles renferment U veines de houille. Sur le Deister, les grès atteignent près de 131 mètres, et la houille y devient de plus en plus abondanter Ainsi à Osiêrwald , il n'y a pas moins de 18 couches de charbon, dont un certain nombre sont exploitées. Sur d'autres points, l'étage s'ann'ncit, puis manque tout à fait. Ces grès, ordinairement à grain fin, passant quelquefois à un conglomérat, correspondraient aux sables d'Hastings et aux grès de Tilgate. Al. Dunker insiste sur la ressemblance des roches dans les deux pays. Les fossiles les plus remarquables sont des plantes appartenant aux Cycadées et aux Fougères.

EnCn, les couches supérieures du groupe sont les argiles et les marnes déjà décrites. Les premières affectent les caractères de schistes argileux foncés , passant çà et là à des lits minces de grès argileux avec beaucoup de Gyclades, de Paludines, de Mélanies et des crustacés microscopiques en quantité innombrable (1}. Cet étage serait l'équivalent exact de l'argile wealdienne. Sa puissance très

(1) M. Dunker fait remarquer que les houilles schisteuses de Duingen. (Hanovre), qu'il avait d abord rapportées à l'étage supérieur (Sur Targile wealdiedne dans le nord de rAllemagne et sur ses fos-

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variable, quelquefois réduite h moins d'un mètre, acquiert sur d'autres points jusqu'à 400 mètres.

Les trois éuges réunis ont une puissance de S20 à 860 mètres, car à Aneihal , entre Obernktrchen et Bindaher, où manquent les couches supérieures, ie groupe a 393 mètres de haut. Il serait ainsi plus épais qu'en Angleterre, où nous STons vu sa puissance estimée à 250 mètres seulement {antè, vol. IV, p. 1S5).

Dittribiition II occupe Une étendue géographique également considérable. On séosraphiqae y^ obscrvé sur unc surface d'environ 80 milles allem, de l'O. à

<iJ"d!!pAt. ''^** comme l'indique la carte géognostique de l'Allemagne septentrionale de F. Hoiïmann , qui y comprenait à tort les grb» d'Haïberstadt, dépendant du lias, et ceux du Fq^regge dépendant du grès vert crétacé (1). On peut étudier ce groupe aux environs de SchOppenstedt, Helmstedt, etc., entre Ith et Hils; plus loin , vers Nenndorf et Bodenberg, Osterwaldet Sûntcl, Bebbourg, Ncustadt, Robenberg, Obernkirchen et Buckebourg, Stadihagen, Petersbagen, Minden, Glus , Bolhorst , LUbbeke , Preuss , Oldendorf , Oster et tester Cappeln , Bramscbe , Bentheim , Gildehaus , et sur unc étendue peu considérable au sud et au sud-ouest d'Osnabrûck , dans le Teutoburger^Wald , à Borgloh, etc. Il en existe encore vers le nord des lambeaux isolés , très éloignés les uns des autres , et les couches se prolongent sans doute jusqu'à la côte , si l'on en juge d'après celles qui ont été traversées dans les smidages entrepris pour les recherches de charbon. L'espace ainsi occupé par le groupe wealdien comprend plus de plaines que de montagnes , et ses points les plus élevés sont probablement le Buckeberg , TOsterwald , le Deistcr et le grand Sûntel, points qui atteignent de S02 à S80 mètres d'altitude.

Dans la plupart des localités que nous venons de citer, les exploitations de charbon sont très nombreuses; celles de Schauenbourg sont les plus importantes et fournissent aussi le meilleur combustible. Les grès, extraits dans de vastes carrières, sont fort estimés et exportés au loin , particulièrement ceux de la partie sud du Buckeberg, du Hasel à Rodenberg, du Deister à Hobenbostel, Barsingbausen » Bredenbeck , etc.

siles: Stud, des Gôii. Fercins bergm. Freund.^ vol. V, p. 408), appartiennent à l'inférieur, ainsi qu'on peut s'en assurer dans TOsterwald.

(4) Voyez. W. Dunker, Remarques sur ees grès, dans le vol. V des Études, etc., p. 44 4. ,

DU NORD^OOS» Dl L*aLLBMAGNK. 2S9

Un grand nombre do lourcet lojrurousei sortent de ces grès (comté de Schaoenbourg , principauté de Buckeboarg, etiîirons de Minden , etc.). La plds célèbre est celle de Nenndorf et de Eilsen. Les schistes argileut et lea marnes schisteuses noires, friables, portent de magnifiques forêts de chênes et de hêtres , et les champs décooferts sont également très fertiles (branche sud du Deisier, environs de Minden et duché de Buckebourg» où domine le groupe).

Les dépôts wealdiens da nord-ouesl do TAllemagne, de TAngleterre et de quelques parties du nord de la France, où nous les avons mentionnés, paraissent avoir été réonis ou liés entre eux , comme dans un vaste delta où s'accumulèrent, pendant un grand laps de temps, des vases, dessables et des amas de végétaux apportés par des courants. Des périodes de charriage par ces derniers agents durent alterner avec des périodes de repos pendant lesquelles les mollusques se développaient dans des eaux tranquilles peu profondes , et les végétaux croissaient sur des flots à peine élevés au-dessus du niveau de ces lagunes» Les deltas de nos jours , tels que ceux du Gange et du Misslssipi peuvent donner une idée de l'aspect que devait oiïrir une partie de la surface comprise entre l'embouchure actuelle de la Seine et celle de l'Elbe.

Sur un petit nombre de points , particulièrement dans TOsterwald, il y a des passages du calcaire dePortland aux couches wealdiennes, et de celles^! aux couches crétacées. Il y aurait de plus mélange de fossiles marins et d'eau douce dans l'un et l'autre cas. Des eaux saumâtres auraient en quelque sorte préparé et terminé ^ les sédiments de cette période lacustre, comprise entre deux formations exclusivement marines. Ces changements survenus dans l'étendue rehitive des surfaces émergées et immergées ne sont dus qu'à des mouvements fort lents de leur niveau^ A Harrel, près de Buckebourg, on remarque, comme dans l'Ile de Portiand, diverses plantes, entre autres des Equiêetum Burehardi encore poonr ui de leur racine » placée debout ou verticalement dans le grès.

Bl. Dunker a donné (1), d'après M. Hartleben, plusieurs coupes du go>*p«« groupe wealdien des environs d'Osterwald. Celle qu'il a représentée ' flg. 8 (S) est remarquable par la variété et le nombre de ses cou-

(0 Loc.

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