‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 39 sur 111 · SI · texte numérisé non relu

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et les porphyre! aoni, s^ins oxeeplion, cootemporains des grès, et, en supposant que ce solentdes produits ignés, ces roches seraient sorties par des orifices assez éloignés des bords de la craie actuelle. Toutes les couches secondaires soulevées appartiendraient en outre au planer. L*opinion de M. de Leonhard est celle qui parait avoir réuni le plus do sulTrages, Suivant lui le granité aurait traversé la craie sur la rive droite de TEIbe, puis Taurait recouverte; il aurait même rejeté au-dessus d^autres roches plus anciennes, telles que la syénite (Weinbobla) et le calcaire jurassique (Hohnstein).

Quoi qo*il en soit , le recouvrement de la craie par le granito $*observe sur uue grande étendue et Ton ne peut pas admettre que la dernière de ces roches ait formé uue voûte sous laquelle la seconde se serait déposée. A ûberau le granité incliné recouvre le piftner et la syénite est traversée par ce même granité. Les couches jurassiques d'Hohenstein sont à la vérité sous le grauite, n^ais elles recouvrent aussi le quadersandstein , ce qui prouve uu renversement complot des relations stratigraphiques originaires en eet on-» droit. La roche très siliceuse , les surfaces de frottement très pro« noocées et Tabsence de fragments de granité appuieraient la postériorité de celui-ci. D'ailleurs sa moindre ancienneté relative*» ment k la syénite et cette circonstance que le piftner et le grès quader sont redressés dans plusieurs localités confirmeraient encore l'hypothèse qu'en effet le granité est plus réf«nt que les roches secondaii*es. Néanmoins M. Gotia pense qu'un examen plus attentif peut enepre rendre cette conclusion douteuse et cette incertitude serait justifiée par les remarques suivantes :

l*" On n*est pas habitué à voir les granités traverser les roches secondaires.

3*" Le quadersandstein de la Suisse saxonne, jusque dans le voi* iinage immédiat du granité, n'est pas dérangé ; il est horizontal et constitue un plateau , fort étendu » découpé seulement par les vallées.

8* Il n'y a jKtiot de séparation tranchée enire les couches juras^ fiques et celles du quadersandstein. Minéralogiquement , elles passent les nues aux autres et alternent méaie } elles se distinguent des assises de la craie par leurs fossiles et par Icsredre&fiementsqu'clies ont éprouvés sur certains points.

W* Près de AYeissig et de Zschcila, noq loin de Dresde et de tleisseOt etc., il y a sur le granité des lambeaux horizontaux de quadersandstein et de planer. Ce dernier recouvre de même la syé-

nite, près de Nieder-Febre. £q cet endroit, la syénite est traversée par des liions de granité et par d'autres plus récents, qui sont de porphyre.

5* Nulle part on ne trouve dans le quadersandsiein ou le planer de granité qui s*y soit introduit et disposé en forme de coupole, comme cela a lieu fréquemment dans la syénite, et nulle part on n'observe dans le granité de roches provenant des assises crétacées.

6^ Un granité semblable à celui qui recouvre le quadersandstein de la rive droite de l'Elbe se voit aussi sur sa rive gauche , et n'y affecte point la même position par rapport aux couches crétacées. Près de Dohua, le pliiuer qui repose sur le granité n'a pas été dérangé, et contient même quelques fragments de ce granité. Si la connexité de ce dernier sur les deux rives du fleuve n*est pas démontrée d'une manière directe, elle est indiquée du moins par cette circonstance que le granité vient au jour sous le grès même, près de Tetschcn.

7° Les portions entrelacées qui réunissent les fragments de planer supposés enveloppés dans le granité, considérées avec d'autres faits, rendent probable que ces fragments sont seulement tombés dans des cavités ou fentes de la roche cristalline. La ^uppo*sition de vides dans le granité, vides qui auraient été remplis ensuite par la craie , serait conûrmée par le grand nombre de fos^ siles qu'on y trouve et les fragments de granité qu'on y voit. D'un autre côté la dureté. particulière de la roche sédimentaire, sa cris* taliinéité, sa liaison avec le granité conduisent aussi à l'idée que c'est vraiment un lambeau de craie enveloppé, et l'on ne compren* drait pas que les cavités dont on vient de parler n'eussent pas été remplies par du quadersandstein.

S"" Toutes ces preuves apportées dans l'un et l'autre sens de la question sont plus ou moins indirectes, et dans le grès de Forstgraben, près de Hohnslein, un conglomérat de grès, appartenant à la formai tion jurassique qui repose en couches inclinées, entre le granité et le quadersandstein, renferme de petits fragments de granité qui sem* blent provenir de celui qui le recouvre, ce qui rend l'explication plus difficile encore. Comment le granité pourrait-il être plus récent que le grès, puisque ces fragments se trouvent dans un conglomérat plus ancien que ce même grès? Ces fragments proviendraient-ils d'un granité antérieur, ou bien le conglomérat ne résulterait-il pas du frottement lors de l'éruption du granité lui-même?

Quant aux différentes questions de détail que les faits énoncés devaient soulever, elles se réduisaient aux suivantes : Le granité a-t-il

été soulevé après les dépôts crétacés? dans quel état et dans quelles conditions de forces s'est-il élevé ? comment a-t-11 réagi sur les roches préexistantes? Si le granité est antérieur, quelles sont les circonsunces qui ont pu occasionner cette inversion totale des rapports stratigrapbiques ?

Pour les résoudra, M. B. Gotta (1) a étudié et décrit avec soin d'abord les localités déjà connues, et ensuite d'autres qui ne l'étaient pas, mais qui se rattachaient au même phénomène. Il a donné dans trois planches une suite de coupes et de dessins propres \ éclaircir ces questions, mais auxquelles nous sommes obligé de renvoyer le lecteur. Il a traité successivement des environs d'Oberau, de Wein« bOhla, do'Nieder-Wartha,de Ditiersbach, d'Hohnstein, des exploit tations de Wartenberg, etc., et donné la liste des fossiles jurassiques et crétacés de ces diverses localités.

(P. Wl.) Le plan des environs d'Hohnstein permet déjuger, par l'inclinaison de la surface, de la courbe qui limite le granité dans la vallée de Polenz, et, par des considérations géométriques, l'auteur fait voir que le granité recouvre la craie et surplombe considérable-* ment le grès. Si l'on suppose que celui-ci n'existe pas au-dessous, et si l'on admet que la pente probable de la surface limite, résultant de l'angle d'inclinaison, soit en moyenne de 28 degrés, Il resterait pour le granité un surplomb d'au moins 263 mètres, sous lequel, comme sous un toit, toute la ville d'Hohnstein aurait pu être bâtie sans en occuper encore toute l'étendue.

En admettant que le granité ne soit arrivé qu'après le grès, l'hypothèse d'un soulèvement violent devient extrêmement probable, surtout lorsqu'on tient compte de la disposition tout à fait extraordi« naire de sa limite sud où l'on remarque une série entière de relaxions dont chaque terme indique un dérangement brusque de l'état originaire des choses. Tels sont les gisements d'Oberau, de Wein* bOhla, de Hohnstein et deSaupsdorf et l'élévatiou des strates près de Nieder-Wartha. Il ne faut pas en outre perdre de vue les phénomènes qui se sont produits le long de la ligne O.-N.-O., Ë.-S.-E., qui est aussi la direction de la chaîne des Sudètes. Cette direction

(4) Geognostisehc fVantlerungcn^ part. II; Die Lagenmgs Vci" hàlinisse^ etc. Sur les rapports de position du granité et du quadersandstein, etc., in-S*^, avec 3 pi. Dresde, Leipsick, \%Z\ {An/i, des mines, vol. XVIII. p. 477). — AVtf. Jahrb., 4 837, p. 3. — i/^/V/. , 4838, p. 307.

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