‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 40 sur 111 · AX · texte numérisé non relu

AX

se retrouve également dans les filons de quarU, de plusieurs milles de long et dans la limite parallèle de la grauwacke près de G5rlitc qui coupe presque .à angle droit la chaîne métailit^re de TËrzgebirge,

Près de Pancratz, de Liebenau.de Rolhenbourg. etc., le grès, redressé des deux côtés du granité, indique que la roche crlstatlioe a été soulevée après son dépôt, ce qui s'accorde avec tous les phénomènes observés dans cette direction. Les fragments de grès isolés sur le granité, non loin de Pillniiz et ailleurs, ne sont pas un argument contraire, car si le granité a percé le grès préexistant, il est très possible que quelques fragments de celui-ci soient restés à la surface de la roche soulevante. Il est aussi naturel de penser que la masse degrés, ainsi brisée par l'apparition de la roche jgnée,n'apu résister plus tard k l'action des agents diluviens et qu'elle aura été en grande partie entraînée et détruite. Sur les points où le granité est séparé du grès par des roches schisteuses fort épaisses, il est é\idemmeut la cause du redressement des couches, tandis que sur d'autres, où il se trouve en contact avec le grès, lesstrates ont plutôt l'air d'avoir été enfoncés, et l'on remarque des dépôts calcaires marneux. Lorsque la limite des roches est dans un plan presque vertical, les couches sont alors presque continues. Les éruptions basaltiques et phonolitiques. si nombreuses sur ces mêmes points, n'ont cependant que très rare* ment dérangé les grès.

UÊomé. li n'est donc pas douteux que le granité n'ait subi un changement de position de bas en haut après le dépôt du quadersandsteiii, mais il reste à prouver dans quel état il fut soulevé. Si Ton examine les plans ou surfaces limites des roches, on demeure convaincu qu'il était à l'état solide et sec lorsque le phénomène a eu lieu. On ne trouve, en effet, nulle part, de veines ni de filons dans le grès, non plus que dans le pl&ner, et nulle part des fragments de grès ou de plânern'ont été observés dans le granité. On ne remarque aucune trace de fusioa ni d'autres effeU que l'on pourrait attribuer à la chaleur^ et ce n'est que près d'Hohnstein que des morceaux de granité ont été rencontrés dans le conglomérat qui en est le plus voisin. Vers le sud de la ligne limite, ce même grès repose régulièrement sur le prolongement du même granité et de la syénile, comme on le voit près de Tetschen, Dohna, Plauen, Eibstollcn, etc. L'action dynamique seule a donc élevé les roches granitiques; près d'Hohnstein, elle a soulevé et renversé les couches jurassiques sur les couches crétacées, tandis qu'au delà de la ligne limite de ces phénomènes les relations des roches sont restées telles qu'elles étaient dans l'origine.

saxi.

Coupe

du

tunnel

d'Obcrati.

Nous commencerons la description particulière des dépôts créta- oeccripiion ces de la Saxe par la coupe qu'a donnée M. B. Geiuitz (1) du tunnel deYcoïihe7. d*Obcrau, situé dans la vallée de TElbc, au nord-est de Meissen, sur le chemin de fer de Dresde à Leipsick. Ce poitU est précisément à Textrémité nord-ouest du bassin crétacé qui Ta nous occuper, et les détails qu'il présente nous serviront souvent de terme de comparaison pour le reste de celle même surface.

Le tunnel, dirigé E.-S.-E., O.-N.-O., a 90& toises de long (2) et montre, à son extrémité occidentale, les couches crétacées recouvrant le gneiss. Dans le souterrain même, cette dernière roche commence à 129 toises de Touvcrturc; elle s'abaisse plus loin, et on la voit fréquemment traversée |)ar des veines de granité. Â partir du gneiss (3), l'auteur distingue les assises suivantes :

1* Marne solide, gris foncé, composée de grains vert sombre» très abondants , cimentés par du sable et de l'argile et enveloppant une grande quantité de fragments anguleux de gneiss et de granité altérés. Des nodules arrondis de granité prouvent que le conglo* oiérat est ici plus récent que cette roche. La Terebratula ovoïdes^ Sow. , caractérise particulièrement ce premier dépôt où se trouvent aussi la 7'. alata, Lam., \cPecten notabilis^ 51unst ,1a Lima aspera^ Mant., et VOstrea cartna/a, Lam.

^''Ën dehors du tunnel, un grès blanc, gris, jaune ou vert, mo* dification locale du dépôt précédent (n" 1), se voit aussi au contact de la roche cristalline et est surmonté par le conglomérat ordinaire auquel il passe. Les fossiles y sont fort abondants , et les plus caractéristiques sont : Terebratula alala, Lam. , T. pisum, Sow., une Sphérulite, une Dicérate, Pecten no/a6i/t5, Munst., Lima aspera^ Mant., Exogyra haliotoidea^ Sow., et des baguettes de Cidoris vesictiiotus.

y Une autre modification du même conglomérat se voit aussi 2i riniérieur du souterrain. C'est une couche presque parallèle au gneibs, composée de fragments de feldspath associés avec du sable et du calcaire et provenant du gneiss et du granité. Ce conglomérat

(4 ] Charahteristik der Schichten, etc. : Caractéristique des couches et pétrifications de la forma Aon crétacée de la Saxe, iû-i**, 4'* part., avec 9 pi.; Dresde, Leipsick, 4 839.

(2) Nous traduisons ici Lachtcr par toise; mais nous no savons pas eiactement la valeur du Lachtcr de Dresde, cette unité de mesure variant comme toutes les autres dans les divers États de l'Alle-

magne.

(3) Loc. cit., pi. A.

calcarifère est h grains fins , assez solide , et ressemble beaucoup à un grès. Les fossiles rares sont les mêmes que ceux des dépôts 1 el 2. On y trouve de plus : />/ceras saxonicum, Gein., Sphœrulùes agariciformis, Blainv. , Lyrodon scaber^ Bronn. , Exogyrahaliotoidea^ Sow., Cidaris.vesiculosus, Gold.

^° Marne sableuse, vert foncé, plus ou moins solide, dans laquelle les fragments de roche cristalline sont rares ou man()uont tout à fait. Il n'y a point de limite bien tranchée entre ces dépôts et les précédents ; tous passent les uns aux autres d'une manière plus ou moins insensible. On trouve dans ce dernier la Terebratula ovoides et des dents de Ptychodui comme dans le premier.

5° La tranchée de Touverlure diMunnel montre au -dessus de ces couches une assise qui en diffère essentiellement, tant par ses caractères minéralogiques que par ses fossiles ; c'est, sur une épaisseur de 10 mètres, une marne, planer gris cendré, divisée en lits do quelques pouces jusqu'à plusieurs pic*ds d'épaisseur, et dans laquelle le calcaire, le sable et l'argile sont en proportions variables. Il y a des traces de soufre et de bois charbonné, d*Inoceramus strialus, etc. Enfin le tout est recouvert par des dépôts de transport qnater<naires. Dans cette localité, le granité est incontestablement plus ancien que les marnes crétacées; mais il faut reconnaître aussi que des roches ignées plus récentes ont incliné les strates et occasionné des soulèvements dans le voisinage, caira'ira A uuc demi-licue au sud-est de Dresde on voit, près du village de ''de"^ Strehlen (1), sortir de dessous les dépôts quaternaires un flot de calcaire plSlner, de 10 toises d'épaisseur, exploité pour la fabrication de la chaux et pour l'amendemenl des terres. Il renferme de nombreux fossiles que Schuize fit connaître dès 1760 et qui depuis ont été recherchés activement par les naturalistes. M. Geinitz a pu en réunir 100 espèces dont l'ensemble des caractères lui a démontré que cette assise différait de celle du tunnel d'Oberau qu'il désigne sous le nom demarneduplHner, ou pour abréger de marne planer. La roche principale de celte localité est un calcaire marneux, divisé en couches minces ou plus ou moins épaisses, horizontales, d'un gris cendré clair, ou jaune blanchâtre. Ce calcaire, dont l'auteur donne la composition chimique ainsi qSe celle du calcaire de Weiubohla et du tunnel d'Oberau , repose sur une marne argileuse de 2 mètre^d'épaisseur qui le sépare de marnes plilner placées dessous.

^^-Êm-tmm^^mm^mmm i ■ i . ■ i ■ « ■ ■ ■ ■

(t) Quelques cartes portent Strchla (de Leonhard, Geologischer Jiias, pK 6; Sluttgardt, etc., t84l j.

SlrrbUn.

sàxjc. 261

Les corps organisés fossiles àei couches de Streblen sont des restes de poissons cténoïdes, Galeux pristodontus^ Ag., G, appendicula^ tus, id., Squalus ror/;tt^/r//A, Schloth., Odontaxpis rhaplùodon, Ag., Oxyrrhina, des écailles et des coprolithes(4) , puis Ammonites sus^ sexiensisj Mani % Nauttins cleiia//s , Sow., plusieurs gastéropodes, Terehratuta pUcatHiSf Sow., /'. octoplicata, id., T. pisum , id., T. semigloùowf, id., T. graciUs^ Scblolh. , Pccten membrnnaceus^ Nils., Lima Hnperi^ Sow., Spondy lus spiunsus ei duplicatas y Gold., Inoceramus Cui'icn, Sow. , I,afi/iulatus, Gold . , /. latus, Mant. , /. planus, Munst. (2) , des moules de Nucules, de Lyrodo/i, de Cardium, Isocardia cretacea, Gold., Spata/igus cor^^ngainum, Lam., Anan-* chytes ovata^ Lam., Cidaris granulosus^ Gold., C, variolaris, Brong , plusieurs espèées de Scyphia et de Manon,

On peut conclure de ce qui précède que le pliiner, qui constitue une partie du groupe de la craie tuffeau, présente, dans cette portion de la vallée de l'Elbe, trois assises distinctes que nous pouvons considérer comme des étages, et qui sont de bas en haut : 1"^ conglomérat, 2" marnes plilner, 3° calcaire planer de Streblen.

Après avoir papporté les observations de MiUL Weiss et Garus sur Caiaiir# piiuer les environs de WeinbOhIa dont nous avons déjà parlé, N. Geinitz weinMhu. fait voir que, dans celle localité, une sorte de muraille formée de Hara«fl*pt8a«r calcaire planer, de 1^ à 16 toises de large sur 300 de long, est re* za>che*dnrr. couverte d'une masse de syénite de 24 toises d'épaisseur. Au contact Giobêrù des deux roches se trouve une couche de marne foncée , d'une „ 5^ toise d'épaisseur, que MM. Naumaon, de Leouhard et Cotta regardaient comme le produit du frottement de la syénite contre le planer.

Le calcaire fossilifère gris cendré se divise en plaques plus ou moins épaisses, et les débris organiques suivants qui existent aussi à Streblen confirment le parallélisme des deux assises. Inoceramus annulatus , /. Cuvieri^ Terebratula gracilis, T, octoplicata, 1\ pisum, Spondyius spinosus^ S. duplicatm, Ammonites sussexiensis, NautHus elegans. Quant à la disposition en gradins avec cet accident de structure auquel on a donné le nom de^^tylolithe, ce n'est qu'un résultat de frottement et de glissement. Une couche de marnes de 5 toises d'épaisseur récemment observée a montré la liai-

(4) M. Agassiz signale , dans le planer de Strehla : Pty~ chodus mamillaris, Ag., Corax jalcatus, id., Sphyma denticulata, MuDst. , Otodus appendiculatus ^ Ag., O. scmipUcatus , Munst., Lamna acuminata , Ag. ( Tableau général des poissons Jossiles, in-4; Neucbfttel. 4 844.)

(2) Voyez B. Geinitz, les dix Inocérames de la formation crétacée de la Saxo [Ncu. /ahrb., 4844, p. 4 48).

SAXB.

riSner

cnire

Gâucrniu

et SchooDér.

son du calcaire plîtncr précèdent avec ta marne plUner d'Obcrau. Le calcaire détient ici plus solide qu*en aucun autre point de la Saxe, et, dans la partie orientale de la carrière, à plus de 25 toises au-dessous de la surface de la syénile qui recouvre le plttner, on n*aTait pas encore atteint ce dernier, dont les bancs puissants fournissent des pierres de construction fort estimées. Les fossiles sont d'ailleurs les mêmes que ceux des carrières précédentes.

Les couches de plUner d'Oberau, à l'entrée de la forêt de Moritzbourg où M. Naumann avait annoncé la superposition du granité, celles de GrObern et celles qui recouvrent le porphyre et la syénite de Meissen sont, d'après leurs fossiles, les représentants des marnes planer. Ak Geinitz n*a pas pu observer le conglomérat signalé par M. de Leonhard dans le granité de Zscheila, mais, à en jnger par Ic;^ restes organiques qui en proviennent, ce serait la partie la plus récente du conglomérat d'Oberau. Ces divers dépôts remplissent des cavités à la surface du granité, et il en a été de même sur le territoire de Plauen près Dresde.

Sur la rive gauche de l'Elbe, entre Gaucrnitz et Schooner, le plRncr apparaît en plusieurs points. On y remarque les Inocera^ mus concentricus, Sow,,s(rialus, Mant. et VAminonites sussexien^' sis, id. Ailleurs la Tercbraiitla alata, Lam., elles pyrites y sont plus rares. Près de iMeder- Wartha , sur la pente occidentale de la vallée , on observe, dans le planer qui se prolonge jusqu'aux collines granitiques, non toin de Costcbaude, des nodules de matière verte, des traces de charbon, les Cidaris vesiciilosus, Gold., et varioiariêf Btong., les Jnoceramm concenlricus , Sow., striatus^ Mant , ^jropinquus, Munst., le Pecten armatus ^ Sow., le Spondylus triincatvs, Desh. , le liosfellaria Parkinsoni, Sow. , XAmmoniteê sussexiensh^ Maul. , qui sont les fossiles des marnes planer. En cet endroit le grartitc manifeste quelque apparence de soulèvement.

Dans les coteaux de Costebaudc , on trouve de plus VExogyta columba, V fnœefwnus striaius, et, au sud, des lambeaux de grès vert ou quadersandsieiu dont les fossiles diffèrent cqmplétement de ceux du planer [Exogyra columba^ Gold., Spongiles saxonicus, Gein.). Près de iMerbitz, on aperçoit les marnes plUner encore plus développées dans une carrière au sud-est de Bodnitzoù les bancs sableux renferment des Serpules. A Coschutz reparaissent les Inoceramus striatus et propinquus avec des nodules glauconieux. Non loin de Kemuilz, dans une carrière dont les bancs sont dépourvus de fossiles, on observe le représentant de la marne argileuse inférieure aux calcaires de Slrebleu et de WeiubUhIa.

SAxe.

Dans Tcscarpement qui longe TEIbe à Priessnitz, la marne plUner a de 20 à ^k toises d*épa]ssear ; elle est plus ou moins solide, plus ou moins argileuse et d'une teinte grise variée. Vers le haut, la roche se délite et renferme des nodules glauconieuxafec desSerpules; /noceramus striotm^ propinquus, mytiloides et orbicularxÈ^ É'xo^ gyra undata, Gold. ,Osirea vesiculark, etc. Le planer mis à découvert dans les exploitations d'Ëlbstollen surmonte le grès vert foncé avec des conglomérats dont les fossiles, comme ceux des grès de Leiterllx, sont : XExogyra columba et le Spongiles saxonicus, puis des groupes de Serpula amphisbcena, Gold., S, septemplicata^ Reich. , Exo^ ayra aguiia, Gold., E. cornu ariett\ Id., E, haliotoidea, Sow., ^^ecten œqtiicostatuSy Lara., Spondylus truncatm, Desh., Terebraîula aiùta^ Lam., Cidaris vesicuiosus, Gold. Ces fossiles caractérisent tous l'horiKon du conglomérat lié lui-même au sable vert foncé aiec Inoceramus siriaius et nodules h Serpula gordialtêt lesquels appartiennent également aux marnes plUner.

Aux environs de Plauen, village situé an sud de Dresde, la partie inférieure du planer, de 0",56 à O'^fiU d'épaisseur, constitue une marne très solide, gris-bleu, blanche ou jaunâtre, tachée de brun ou de bleu. On y trouve des bois pétrifiés et des écorcescharbonnées; puis viennent trois autres bancs distincts. Une marne argileuse , de 0*^,28 d'épaisseur, avec des nodules endurcis, sépare CCS derniers do strates plus minces, renfermant aussi des nodules calcaires, et formant la limite des marnes plftner avec le calcaire du môme groupe. A peu de distance, les marnes reposent sur le granité, et, non loin de cette localité, un sable pins ancien, qui appartient au quadersandstein, occupe la môme position (!}.

(4) Un sondage exécuté sur la place Antone, à Dresde, a traversé successivement [a] :

DepAl moderne et qtut«rtiair« .•.•.••••••« 64 picdt»

« k S « ( Argile schisteuse. ....... ...t.. «...». 930

■S^ e ï ^ I M.irne 89

iC-S Ë'p, ' Argile schisteuse . 151

QuadersandiieiR 68

Ja ^ A « I Grès rougeâlre et vert mëlangn d^aretle roage «... 83

tf ^ §,-§ ( Conglomérat arec argile rouge et grei alleroant . . . 176

Total 840

Un autre sondage, exécuté à environ 6600 pieds de distance du précédent, a traversé :

Sable et cailloux quaternaires. ..• «... S7

^ k ( Marnes et calcaires 749

CÛ a ( Marues pures. . . . T 40

Grès vi-rt {qtia</ersandslein\ 70

(/ï)B. Cilla, Geognost. Wniiiltrunsen , etc., lol. I, p. 133. — Is'eu, Jahrb., IS.%7, p 41,

Relations

du

pUner

de

Schoonar

et de Plsaen*

Plloer

des «nviront

de Plauen.

Les bancs dout on Tient de parler, et dans lesquels alternent des sables et des calcaires, offrent les fossiles qui, dans le tunnel d*Obe* i*au , représentent les marnes inférieures du planer. Ce sont :

Eschara cyclostomat Gold., Cidaris variolaris^ Broog., C, vesiculosus, Gold., Serjjula amphisbœna^ id., S, sejjteni.suicata, Reich, S. gurdialis^ Schlolh., S, spirographts^ Gold., Inoceramus striatus, Mant., /. concentricus^ Sow., Pccten notabiits^ Munst., P. arcuatus, Sow., P.. serratuSf Nils., P, cretosus ^ Defr., Ostrca liippopndUim, Nils., O. vcsicularisy La m., O, carinata^ id., Exogyra haliotoidca^ Sow., Terebraiuia aiatUt Lam. y RosteilariaParkinsoni, Sow., J^elemnites miicro/iatus^ ^)cbloth.

Dans la plupart des carrières des environs i on voit s*é(endre audessus le calcaire planer. ^

M. Geinitz (1) a donné, dans une publication plus récente, la liste suivante des fossiles du planer qui , près de Plauen, repose sur la syénite, et qui peut être pris pour type de l'étage.

Dents de Ptychodus polygyrusy Ag., Oxjrrhina MantclU^ id., Otodus appendiculaius, id., O.sulcatus^Gein., Odontuspisraphio* don ^ Ag. , Hypsodon Icwesiensis ^ id,, E/ichodtis halocyon^ id., Linmlus Steinlœ^ Gain., Serpula gordialis, Schloth., S, conjancta, Gein.? Belemnites minimus^ List., Nerita costulata^ Roem., Ptenro^ tomaria gigantca^ Sow.? P, grnmdata ^ Gein., Trochus Easteroti, Brong., T, co/ic////7/if, Roem., Turritella granuiattr^Sovr,, Pateila orbis, Roem.? Luna divaricata^ ï^uj', L» teeta^ Gold., Z. laticosta^ Roem., /.. Âeichenbachi, Gein., Prc/r/i Faujasi, Defr., P. digiia" IfSf Roem., Spondylus stn'atus, Gold., S, asper^ Munst., Exogyra haliotoidea, Sow.? Ostrea latcralis ^ Nils.? 0. vcsicuiaris, Lam.| O, Hûblcri^ Gein., O. plicato^striata, Gein., O, macrtiptera^ Sow.| Ttrebratuia sella, Sow.? T, ovoïdes^ id., T, galllna^ Brong., Hippnrites cWpticus^ Geio., Cidaris claviger^ Munst.? C. vesiculosiis, Gold.? aulopora? 3Janon Pczziza, Gold. , Cnemidiurn astroidcs, Gein., C» plaue/ise, id., Tragos stellatuni, Gold., Scyphia injundi^ buliformis, id.?

 peu de distance de cette localité, les sables du quadersandstein constituent par places un grès ( Tigersandstein ) ou variété du quadersandstein ordinaire, dont les bancs sont presque aussi épais que sur les points où cet étage est le plus développé. Sous les bancs inférieurs, un sable meuble renferme des fragments de syénite aké« rée comme dans le conglomérat des exploitations d*£lbstollen. Sur un autre point, ces sables, avec des fragments de syénite, contiennent V Inoceramus concentricus. Un conglomérat rouge , qui remplit une cavité de la syénite, a présenté les fossiles suivants : Sphe^

( I ) Die VersteAaerungen von KieslingsivaMn tuid Nachtragy etc., rufHorl., p. I, iu-4. Dresde et Leipsick, 4 843.

8AXB. 265

rulites ellipticus^ Gein.» Terebraiuia atata^ Lam.» 7*. ovoidest Sow., Exogyra cornu arietis^ Gold., E. hcdiotoidea^ Sow., une grande quantité de coquilles d'Huîtres {Ostrea falciformis^ Gold., 0. vesictUaris^ J^m.) , Peciencretosus^ Oefr., P. serratus^ Gold./ P. œquicostaius , Lam., P. notabUis\ Munst., des alvéoles de Béleninites, Cidaris vesiculosus^ Gold. , Eschara cyclostoma^ id. Ce poudingue représenterait celui du tunnel d'Oberau, et n*esl pas ici séparé des marnes planer qui recouvrent ailleurs la syénite.et qui semblent avoir été continues avec celles de la pente opposée de la vallée.

Le quadcrsandstein aurait aussi occupé la vallée de Weisseritz, où Ton en trouve encore quelques traces accompagnées de fragments de syénite. Le grés résulte de la destruction de cette dernière roche, et son dépôt a été suivi de celui d*un conglomérat également parallèle à celui du tunnel, où Ton a vu les fragments de gneiss et de granité, enveloppés dans diverses gangues, occasionner des mo« diCcations locales ; c*est à ce niveau que se rapportent les cinq masses rocheuses isolées de Coschûtz. Peu après, les marnes s*étendirent aussi sur la syénite ; mais des dénudations ultérieures n*ont plus laissé que de rares lambeaux des vastes dépôts de cette époque.

A cette première partie de son premier travail , M. Geinitz a joint la description des fossiles de la formation crétacée de la Saxe, tels qu'il les connaissait aloi*s, accompagnée de 8 planches , représentant soit des espèces nouvelles, soit des espèces imparfaitement déterminées. Sur plus de 100 espèces énumérées par l'auteur, il n'y en a guère que 2 ou 3 qui aient été citées au-dessous du groupe de la craie tuffeau, tel que nous l'avons envisagé, et l'on peut dire aussi que la faune de la craie blanche n'y est pas représentée. D'après cela, un seul de nos quatre groupes crétacés, le second, existerait dans la portion du bassin de l'Elbe dont nous venons de parler.

Dans la seconde livraison (1) de ce même ouvrage , M. Geinitz s'est occupé du pays situé entre Plauen, au sud de Dresde et Dohna. Après un exposé géologique semblable à celui que nous venons de donner sur la partie nord-ouest de la zone crétacée, il continue la description des fossiles, depuis les poissons jusqu'aux brachiopodes, et, parmi les localités le plus souvent citées, on remarquera que celle de Slrehlen, dont il a été question ci-dessus, non seulement

[\) Charaktcr. d, Schichten v, Petrefact, fi. Sàchs, Kreidegeb. V partie, 4 840, avec 8 pi. — Sur le classement du quadersandstein de la Saxe (A^ea. Jahrb,, 1841, p. 457].

ses

sAxe.

QaaJenand-

&tein

inférieur

peut servir de terme de comparaison pour le calcaire plSuer, maiâ encore permet, par Tensemble de ses fossiles, de regarder celui-ci comme corre.spondant au 2* étage de la craie tuffcau de l'ouest de r Europe.

Dans le troisième fascPcule du même ou?rage (1) , Tauteur a étendu ses observations plus au S., jusque dans la Bohême, mais nous ne parlerons ici de ce dernier pays que pour ce qui concerne la portion limitrophe de la Saxe, dont tious ne pourrions, sans inconvénient, reporter plus loin la description.

(P. 101.) On tf vu qu'aux environs de Dresde, le grès ou qua-

dersandstein supportait les diverses assises du planer. Le grès de

*^ •"§*"•"' Tharand, entre Wcissig et Opiiz, au sud-ouest de la capitale, et

la Saxe ^elul dc la forêt de Tharand, décrits par M. Cotla (2), sont égale-

ùis pariiet meul plus Ancieus que. le pl!iner. Plus à Touest encore, près de Nle-

de dersbOna, tion loin de Freiberg, les couches les plus basses du qua-

dei*sandsteitt alternent avec des schistes bitumineux et marneux»

que M. Gotta crut, d'après l'examen des plantes, pouvoir rapporter

aux sables d'Uaslings. La coupe de cette localité présente, de haut

en bas :

!• Grès à grain fin 4-,70 à 2«,26 .

S* Argile sel) isieuse avec plantes. . . . 0"*,56 à 4"^,13

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