‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 41 sur 111 · Grès à grain fin O-'.SS à · texte numérisé non relu

Grès à grain fin O-'.SS à

4"^ Argile schisteuse avec plantes. . • . 0°*,14 à 0"^,85

6^ Grès à grain fin, exploité pour pierres de

construction S^.Sô à S", 39

6® Gneiss.

Un autre dépôt, d'origine lacustre, a été observé par M. Gutbier, près de Weissig et de Pillnitz, puis dans le grès d'Obcrlausitz, près de Waltersdorf. M. Rcuss en a reconnu un semblable à Saatz.

Tous les grès quader qui reposent sur le gneiss appartiennent aux couches les plus basses de la formation et font partie du quadersandstein inférieur dont les nombreux fossiles sont propres h cet étage. On doit à M. Naumann d'avoir démontré qu'il existait eu

(t) Charaktcrîstik d. Schîchten und Petrejact. d. Sàchs.-Bôhm, Kreidegebirges, avec 8 pi. ; Leipsick , t842. — G^ea von Snchsen : Gaea saxonne, ou Esquisse phys. et géogn. de la Saxe, par Naumann, Cotta, Geinitz et Gutbier, in-S ; Dresde, 4 843. — Geinitz, Bas S'dchs.'Rôhm. Krf.'dr-rh, , cic: {IVru. Jnhrb., 4 842, p. 253).

(2) Geognost. IFandcr. etc. Excursions gcognostiques aux environs de Tharand, in-8, avec carte et coupes; Dresde, \ 836. — Ncu^ Jahïb,, 183G, p. 584-587. --- Ibid., 1840, p. 460.

outre un grès quader placé an-dcssus des diverses assises du planer et auquel on a donné le nom de quadersandslcin supérieur. Sa présence a été ensuite constatée sur beaucoup de points de la Suisse saxonne jusqu'à Oberlausitz et jusqu'aux environs de Jaschken. Al. Glocker a même retrouvé cet étage supérieur en Moravie. M. Naumann (i) n'a pas été aussi heureux lorsqu'il a essayé de . comparer le planer de la Saxe au gaultde l'Angleterre, car ce parallélisme n'a aucun fondement.

Les caractères uniformes et le ncu d'inclinaison des couches ren- Rive i;aDcii«

de

dent les divisions des dépôts crétacés diOiciies à reconnaître lors- rEibo. qu'on remonte la vallée de l'I'Ibe de Pirna à Tetschen. De la prc- •"^'^•j^'"** mière de ces villes au Hohe Schnceberg, les assises se relèvent, et, Tettchen. par suite de dérangements dans le niveau relatif, le quadersandstein inférieur se trouve plus élevé que le supérieur. Près de Zeuschendorf, plusieurs couches de grès, dépendantes du plfiner et des marnes, sont mises à découvert, et s'étendent jusqu'à Rrebs, qui est bâti dessus. 51. Geinitz y cite VExoyyra columba et le Mnnon wriatoporwn. Dans la vallée de Gottleubc, on voit très bien le pISnef placé entre les deux quadersandstein. Il renferme la Panopœa gurgiiis , la Frondicularia ovaia et VOstrea hippopodium. Pris do moulin de Walkmûle, on a tenté d'y exploiter un combustible charbonneux, et les couches fossilifères de Luschiitz, près fiilin, ^ui ont été rapportées au gault par 31. Reuss, ne sont encore que des marnes plus argileuses du planer.

Les fossiles les plus imi)ortants de celte assise sont : Ammonites falcatus, Mant. , Rostellaria /{eussii, Gein. , Auricula incrassaia^ Sow., Liftorina roiundata, id., Iwritella granulafa, id. , Dentalium médium, id., Peclunculusleris, Nils. , Cucullœa trapezoidea^ Gein., Lima elongata, Sow., Pecien membranûceus, id., P. qua^ dricostalus^ Sow. , P, iœvis, Nils. , P, arcuatus, Sow. , Inoceramus iatus, Mant. Sous le banc de combustible sont des marnes, des bancs verts tachetés, de l'argile , et, à 33 toises plus bas, d'autres couches tachetées de vert. Toutes ces couches inférieures paraissent représenter le conglomérat du tunnel d'Oberau. Au-dessus du grès calcarifère du planer dont on vient de parler, se trouve ici, comme dans le tunnel, les marnes qui atteignent une épaisseur de 28 mè-

(1) Neit. Jahrb., 1838, p. 665. — Jbid., 1839, p. 687. — Esquisse géognoslique du royaume do Saxe [Neu. Juhrb., \ 839, p. 1 27). — Voyez aussi B. Cotta, iy^w. Jahrb., 4 849, p. 293.

tres^ Toat le système plonge vers Piroa, et on peot robserrer autour

de la ville môme.

La Terebratula gallina^ ifar. lata, se montre dans une certaine partie de l'étage avec la Terebraiulaia alaia^ le Pecten membranacetiSj une Huître et une Spbérulite. Près de Naundorf, des carrières sont ouvertes dans la partie inférieure du planer, et des dents de Galeus pristodonius ont été rencontrées dans les sables qui en dépendent Ce même étage apparaît encore non loin de Langhenncrs* dorf, le long de la roule , près de Hermsdorf , où sa présence est accusée par un sol marécageux couvert d'Fquisetum giganteum^ puis jusqu'à Kônigstein.

Le proGl de Pirna au Hohe Scbneeberg, que nous avons déjà cité d'après la feuille xi de la. carte de MiM. Naumann et Cotla, fait voir que tout le grès quader qui, sur la rive gauche de l'Elbe, forme le plateau élevé entre Pirna et KOnigstein , comme entre i'£lbe et la Gottleube jusqu'à Langennersdorf et Brausenstein, est le quaderlandstein supérieur recouvrant le planer à Terebratula gallina. Co dernier étage, qui vient afDeurer tout autour du massif du Scbneeberg, où il est couronné par le précédent , se retrouve également entre Pirna, Kritz, Schwitz et Brausenstein.

Nous ferons remarquer que sur la feuille que nous venons de citer, comme sur fa carte d'assemblage ou carte générale de la Saxe, les auteurs ont représenté, par une seule teinte et une seule lettre, les deux quadersandsteins, tandis que le planer qui les sépare est marqué par une teinte et une lettre particulière ; d'où il résulte que, excepté sur un très petit espace, entre Pirna, Bara et KOnigstein , où règne un mince filet gris bleu indiquant , à la surface du sol et autour du Scbneeberg, l'affleurement du planer entre les deux quadersandsteins ; partout ailleurs ces derniers sont confondus. L'aspect de la carte est donc faux pour le lecteur qui peut croire que le planer ne se continue pas au sud de ces affleurements, et qu'il n'est qu'un membre subordonné sans importance. Cette manière de voir n'était certainement pas celle des auteurs; car, par cela seul qu'ils lui ont consacré une teinte particulière , ils lui ont reconnu, et avec raison, des caractères propres. Mais, à fortiori, auraient-ils dû distinguer le quadersandstein supérieur de l'inférieur. Sans le profil que nous avons cité [ante, page 252), non seulement les cartes donneraient une idée fort inexacte de ce qu'il y a dans la nature, mais encore ne se comprendraient pas. Ce profit , n'étant d'ailleurs tracé que dans une seule direction, n'implique i)as

SAXB. 269

que la disposition soit encore la même dans toute la jiartie orientale du pays où la formation crétacée se trouve être représentée par une seule teinte. Or cette teinte peut être supposée indiquer le quadersandstein inférieur seul, le quadersandstein supérieur seul, les deux quadersandsteins immédiatement superposés, ou enfin séparés par le planer, c'est-à-dire qu*elie est susceptible de quatre interprétations différentes.

Au Schneebcrg, près de Biinabourg, continue M. Geinitz, comme partout, sur la rive gauche de TEibe, le quadersandstein inférieur est un grès à grain plus gros que l'inférieur ; il est moins solide, et les fossiles, moins nombreux, sont le plus ordinairement : Lima muitisulcata, Gcin. , Pecten quadricostatm, Sow. , Exogyra coiumba, Gold. cil'erebratula alcUa, Lam. , VHolaster granulosus^ Ag., moins fréquent, et Vlnoceramusmyliloides, Mant., très rare. Le reste du quadei*sandstein de cette même région appartiendrait à l'inférieur. Ainsi, à Rottwernsdorf, sur la rive droite de la Gottleube, celui-ci est surmonté par l'étage du planer, et en face,'sur la rive gauche, on l'observe également. Le grès est à grain fin, un peu argileux, solide, taché de jaune, ressemblant au grès du planer et renfermant principalement : Jnoceramus concentricus. Parle. , Pinna pyramidalis^ Munst, Cardium dubium^ Gcin., C. Hillanum^ Sow., Pecten œquicostatus, Lam. , et plus rarement le P. decemcostatus^ Munst. , Gold.

C'est dans les vastes carrières du grand et du petit Kotta qu'on peut le mieux observer les caractères de cet étage. Les pierres do construction qu'on y exploite, tachées de jaune et de bleu, sont les plus estimées de la Saxe, et ressemblent beaucoup à celles de Rippchen et de fiannewitz, près de Dresde. Les fossiles sont nombreux, surtout V Jnoceramus concentricus ^ YLstriatus, Mant, Gold., la Pinna pyramidalis^ le Pecten arcuaftts et le P. œquicostatus. Les cavités sont remplies de sciérotites^ et dans les bancs inférieurs abonde la Pinna Cottœ, Gein. A la montagne basaltique du JSpitzbergde Kotta, le quadersandstein inférieur est surmonté parle grès glauconieux calcarifère et les marnes planer. Il est aussi mis à découvert dans les carrières de Langennersdorf, et le Nucleolites carinatuSy Gold., a été trouvé dans la pierre à meule qu'on y exploite.

Dans le district de Bilaer où les roches affectent les formes et les accidents les plus pittoresques, les mêmes assises sont caractérisées par les mêmes fossiles. On y cite de plus : le Cardium dubium , la Lima multisulcata^ le Pecten quinquecostatus^ Y Exogyra columba,

ÈK\Ë.

Rive droits

•Je

rElba.

cutre Pillnitc

. et

Tetichen.

Gt la Terebraiula afata. Le quadersandstein inférieur se prolonge jusqu'à Tyssa, où il est encore mieux caractérisé et où les bancs inférieurs reposent sur le gneiss. Sa structure se modiGe d'ailleurs de bas en haut, et les couches les plus basses sont toujours les plus riches en corps organisés. Parmi ceux-ci, les plus fréquents sont :

TurritiUa granulata^ Sow. , des Rostellaires, entre autres le véritable R. Parhinsoni ^ Mant., puis des espèces de Natices, Littori/ta rottindata, Sow., Dcntaiiiwi giabruffi^Gein. ^ LucinoRcichil, Roem., Venus immersa^ Sow., F.pa^va^ id., Cardinm Hilianum^ id., Nucala siliqua, Gold., Cucullœa glabm, Sow., GeivilUa a/wmala, Gein., G, Reic/iti , Roem., Inocerantus concentricus^ Park., l. my^ tiioidcs, Mant., Pec ten membranaccits, Nils., P» acuiiiinatus, Gein., P.œfjuicostatus^ Lam., P. sinato-co.status', Gold., Exogyra co/utfiba, id., Ostrea catinatn, Lam., et Cato/jygus canna tas, Ag. Ces fossiles sont surtout répandus en grande quantité à la surface des champs cultivés. Dans les couches élevées de l'étage dominent particulièrement les Inoccramus Cripsii^ mydioUics et concentricus.

Par suite de diverses considérations stratîgraphiques, orographiques et d'altitudes combinées, M. Geiniiz conclut que les couches crétacées de la rive gauche de TElbe ont été sensiblement soulevées, et que tout ce qui, sur la carte de MM. Naumann et Cotta, est colorié comme quadersandstein , entre KOnigstein , Tyssa, Testchen et l'Elbe , doit, à Texcepiion du sommet du Schneeberg, être rapporté au quadersandstein inférieur.

M. Geinitz a signalé les points où il a rencontré des fossiles en remoutankia rive droite de l'Elbe, de Pillnitz jusqu'à Tetschen, cl partout il a cru reconnaître la présence du quadersandstein inférieur. Ainsi le lambeau isolé de ^eissig, au nord de Pillnltz, entouré par le granité et le gneiss, lui a oflbrt : la Turritella granulata, Sow., la Trigonia al œf orrais^ Park, , le Cca^dium dubium^ Gein. , la Cucîdlœa y labra, Sow., VAvicula lleichii^ Gein., V Inoceramm striatus, Gold., le Pecten (equicostatus, Lam., le P. membrana" cettô,^ils., le P, noiabilis, Munst., Go\d,, VFxogi/f*acolumba/ià., VOslrm carinata, Lam. et le Cidaris vesiculosus, Gold. Les environs de IVesnitz, de liVehlen, de Scliandau, ceux de Gabel, de Kreibitz, d'Ayda, de Langenau, de Kotewitz, etc., ont présenté: Jsocardia cretacea^ Gold. , Pecten quadricostatus, Sow. , P. asper^ Lam., P. temaiuSy Munst., Gold., Lùna multicostata, Gein., Pinna depressa, Munst., Gold., P. pyy^amidalis, id., Exogyra columba, id., Terebratula octoplicata, Sow., Inoceramus Lamar» ckii^ Mant*, et undtUatus^ id., Ammonites Alantelii, Sow.

SAÏ8. i7i

(p. 108.) jSur les hauteurs de Johiisdorf sont des carrières de pierres à meules célèbres dans le pays. On observe dans Tune d'elles TeOet du métaniorphisnae produit par le basalte sur les grès. Ceux-ci sont divisés en prismes perpendiculaires au!( plans des strates, et quelquefois sont séparés les uns des autres par de i*oxyde de fer et du fer oligisle en paillettes qui ont pénétré jusque dans la masse da grès. On trouve dans celui-ci la Lima muliicostaia, YExogyra columba^ VJsocardia cretacea. Ces assises, d'après fauteur, appartiennent au quadersandstein supérieur, parce que le planer de Haîn et de Liickendorf, qui en est peu éloigné, est à un niveau plus bas. Près de ce dernier point, le long de la route de Zitiau, au-dessus du quadersandstein, qui est alors rinférleur, se montre un grès dé*t pendant du planer avec le PecteninembranaceuseiVOstreahippopo^ dium, tandis que le grès supérieur présente la Lima muiticostain et le Pectcn quadricosiatus.

Dans cette i)etite région, comme précédemment, l'étage complexe du planer sépare les deux quadersandsteius. Quoique les grès à grain fin existent seulement dans l'inférieur, ce caractère et ceux tirés de l'orographie du pays sont insuffisants pour les distinguer. En outre, suivant M.Geinitz, les fossiles seraient presque les mômes. Le Pectm œquicoitatui est le plus fréquent et le plus caractéristique du grès infi'rii ur, puis viennent V Ammonites rhotomagensis^ Ylnoceramus concentricus^ le Pecten orcuatm^ la Serpula $epiem^ suicata, la Fungia coronuia, la Scyphia siibreticulata. Plusieurs de ces dernières espèces s'élèvent dans les autres étages. La Pinna depressa et V Inoc.eramus mytiloidcs , communs dans le grès inférieur, sont rares dans le supérieur ; c'est le contraire pour la Lima muUicostota , le Pecten çuadricostatus et la Terebrotula alata. Des espèces également communes dans l'un et l'autre, et partout fort ai)ondantes, sont le Pecten quinquecostatus^ le P. decemcostatus^ le P. cicairisatus, VOstrea macroptera^ VExo» gyra columba^ VAsterias Schulzii, le Micraster cor-^nguinum, YHolaster granulosus et le S/jongites saxonicus. Les espèces qui se trouvent à la fois dans l'étage du planer et le quadersandstein supérieur sont : hocardia a^etacea , Inoceramus Brongniarti , /. annulatus^ L Cuvieri, J. undulatu^^ Pecten tetiiatus^ P, quinquecostatus^ Terebrafula oclopiicata, T. Manlelliana^ Cidaris granulosus, Micraster cor-anguinum. Le Cidaris vesicuiosus est commun à toutes les assises, et le Peclen asper serait seul propre au quadersandstein supérieur.

272 SAXB.

Ainsi uous voyons citées par M. Geinitz, dans des étages distincts et séparés par un laps de temps considérable, des associations de fossiles qu'il nous est bien difficile d'admettre. La présence simultanée de VExogyra columba et du Micraster cor-anguinum, de YOstrea macroptera et du Pecten quinquecostatus dans les deux grès, Texistence du Pecten aq^er dans le plus élevé seulement, etc.. sont des motifs pour nous faire penser qu*il s*est glissé quelques erreurs, soit dans la détermination des espèces, soit dans celle de leur gisement. Ce serait en effet une anomalie dont on ne connaît guère d'exemple que de voir reparaître, après une faune aussi importante que celle du pISner, précisément les espèces les plus caractéristiques de celle qui Ta précédée; mais il y a plus, car le Micraster cor-anguinwn , qui |)artout est propre au premier groupe ou descend très peu dans le second, se trouverait à la base de celui-ci, tandis que ce serait Tinverse pour le Pecten asper (i).

M. F.-Ad. Roemer (2) avait aussi placé l'étage du planer de Strehie», de >VeinbOhla et d'Oberau, avec celui de Teplitz dans le nord de la Bohême, sur le même horizon que celui du Hanovre, du vei^nt septenti'ional du Harz, de Quediinbourg, d'Halberstadt, etc. Il avait également rapporté à l'étage sous-jacent que nous lui avons vu désigner sous le nom de grès vert {Grûnsand) le sable vert d'Oberau, les marnes sableuses et le conglomérat qui existent aussi^à EIbstollen. Mais ici, comme nous Tavons déjà dit pour le nordouest de l'Allemagne, l'équivalent du véritable grès vert supérieur {upper green sand^ fire stone, etc.) de l'Angleterre et de la France doit être cherché plus bas, et il est sans doute représenté par le quadei'sandstein ou grès inférieur que nous venons de décrire, lequel a son analogue au nord-ouest. M. Roemer, qui le mentionne en effet en Saxe, en donnant une coupe des environs de Bannewitz (p. 127), le place dans le grès vert inférieur [lowet* green sand)^ opinion qui ne peut plus être admise aujourd'hui.

MM. Nanmann et Cotu (3), dans leur explication de la carte

(<) 11 est vrai que M. Geinitz a reconnu ensuite (xVrw. Ja/trb,; 4843, p. 599) que cette coquille se trouvait également dans le grès inférieur; mais cette circonstance serait eocore-un motif de plus pour qu'on doutât du mélange ou du passage qu'il indique.

(2| Vie rrrsttmcrunge/i, etc., p. 123 et 125, 4844.

(3) Er!auterun«cn (1er gcngnost. Charte^ etc.; cah. 4, par C.-L. Naumann. in-8 ; Dresde, Leipsick, 4 836. — Cah. 2. par/V/,. 4 83tS, avec 3 pi. — Cah. 3, par B. Colla, 4839, avec t pi. — Cah. 4, par

géologique du royaume de Saxe, publiée en plusieurs fascicules» de 1836 à iStiUt comme dans leur Description géologique de ce même État qui parut eu 4 845, ont traité des divisions que nous avons vues établies et représentées sur la carte géologique , résultat de leurs recherches , et il nous resterait encore à parler des travaux ultérieurs qui ont eu particulièrement pour but une classiGcation générale des dépôts crétacés dont nous venons de traiter ; mais comme ces essais de M. Geinitz en 1842, 1843 et 1849-50, et ceux de M. £wald en 1847 embrassent non seulement la Saxe, mais encore les autres États de 1* Allemagne centrale où ces dépôts se rencontrent, il nous parait nécessaire d'étudier auparavant ces derniers, sauf «i revenir sur nos pas pour les considérer à un point de vue plus général , et proposer ensuite nous-même un arrangement des faits , d'accord avec celui que nous avons adopté pour d'autres pays.

Cependant, pour terminer et résumer à la fois ce qui se rapporte plus particulièrement à la Saxe, nous dirons dès à présent quelques mots de l'application qu'a faite M. Geinitz de sa nouvelle terminologie (1).

L'auteur, après avoir établi dans la formation crétacée, qu'il n^um^. nomme formation du quadersandstein {Quadersondsteingebirgé) , quatre divisions principales, dont la seconde se subdivise en trois, trouve en Saxe le quadersandstein supérieur, la marne quader moyenne f la marne quader inférieure et le quadersandstein infé-rieur. Les deux grès supérieur et inférieur ont des caractères minéralogiques semblables , excepté qu'il n'y a jamais de grès vert dans l'étage le plus récent, et que les couches glauconieuses se trouvent toujours à la partie supérieure du plus ancien. La marne quader moyenne, que nous avons décrite sous le nom de calcaire planer, de Strehien, de IVeinbOhIa, etc. , est un horizon très important qui représente par ses fossiles la craie grise marneuse d'Angleterre. La marne quader inférieure, ou planer inférieur, quand elle renferme peu de calcaire, est appelée sable planer^ quand il y en a beaucoup, marne planer, et quand la roche est mouchetée ou tachetée, marne panachée [Flammenmergel) , dont le type a été traversé dans le tunnel

id.y in-i, 4 840, 2 pL — Cah. 2, par Naumann et Cotta, in-8, 4 844, 3 pi. — Geognostische Beschreibung des Kvnigreichs Sachsen , Description géologique du royaume de Saxe et d'une partie dea pays adjacents, in-8, avec 9 pi. ; Dresde, 4 845.

(4 ) Dus Quadersandsteingebirge oder Kreidcgebirgc in Detit^h" land, p. 43, in-8 ; Freiberg, 4 849.

S7& bûbAmb.

d'Oberau. La marne piilner [Plànermergel) constitue des plaques minces de calcaire alternant avec des grès, et que les ouvriers ()c Dresde appellent Planer; c'est VOpuka de la fioîiêine.

Ces assises peuvent être particulièrement étudiées aux environs de Plauen, de Kauscha, au sud-est de la capitale, de Gross-Scdliti, etc. L'assise désignée dans l'ouvrage précédent de M. Geinitz, seas le nom de planer moyen, n'est que la partie la plus élevée du planer inférieur (Oberau, Priessnitz, etc.). On y trouve les Inoce^ ramufmytilotdes et cùncentricus, et elle représente le planer inférieur d'Ëssen et des bords de la Ruhr.

On a vu que ces couches reposaient sur la syénite aux environs de Kosehûtz, au delà sur le quadersandstein inférieur ; non loin de Ranscba, sur le gneiss; enfin dans le voisinage de DOrfern, 6oppein, Rippin et Welschbufa, sur le porphyre. A Mobschatz, des bancs de combustible y sont subordonnés dans un grès vert. Les fossiles du sable vert, qui est au-dessus du quadersandstein inférieur d'Oberau, sont semblables k ceux du plSnerinférieur de Plauen, de Kauscha, de Gross-Sediitz; et représentent ceux du premier sable vert d*£ssen, comme ceux du tourtia de la Flandre et du Hainaut. Au-dessus viennent les marnes pISner jusqu'au calcaire planer de WeinbOhla. Les dernières couches du quadersandstein inférieur passent aux premières des marnes pIMner.

g 7. Bohême.

Travaux Nops veRQPs de déerîre tes «ruches crétacées de la pinie §^pteQ-

^^^^^^' trionale de la Bohême, comprise sur la cart^ d# MM. Naqmanii et

Cotta ; il nous re^te à les poursuivre plus au sud dans leur dév0lop-

pement et leqrs caractères. Plusieurs ouvrages (i) vivaient traité de

tu Wli 'V ■!■!

[h) Langhang, Sur le grès vert d'Adersbach , Das in K. Bôhmen geleg, verwutid. Adtrsbach Steing,, in-4, avec pi. ; Breslau, 4 739. — Samml. Phys» Àujs. d, Ges. bôhmisch N^turJ.^6 vol., 4773- 4784. — Reuss, Carie des cercles de Leitmeritzet de Bunziau [Miner, geograph, BôhmenSy 4 vol. in-4, Dresde, 4 793-4 799). — SammL Kl. naturh. Àufsatte ^ etc., in 8 ; Prague, 4796. — Miner, Beschreib. d, Hvrrsch. KameniU, elc, in-8, Hof, 4 799. — DIasIc, Versucli e. a/lg, J>arslril. cl. Naiurb^scbafJ Boftmens , in-8; Prague , 4 822. — Hallaschica , Lang. v. Breit. Bestimmttng, etc., in-8; Prague. 4 823. — Id. Ueher Tetschen. — Moleglek, carie du pied méridional du Riesengebirge [Das rothe Sandsieingebilde

la géologifi da ea pays ^vsnt qua M. Reuss edmmançlil à s'en occuper; mais pour na pas inlerpornpra l'eKamandas travaui icn* porums da pe iawaift, Houa le ferons préeéder (|e quelques observaiiona duaa k Al. QeiniiE (i), ai qui relieront naturelle meut la section précédente à celle-ci. Dans leurs observations géognestiques sur les anviponadaGOprisseiffeR, LHhn, Schi^nau, Bolkenhain, et le versant nQrdrOueat du Riesangebirge, MM. Lûlke et Ludwig (2) se sont aussi oacupés de la craie, et la capte géologique, jointe à leur Hiénioire, montre la quaderaandslein occupant une surface considérable do Bunxiaq à Loewenberg, puis au sud de LUtin.

M. QeinltE avait adntis que, dans rintérieur de la Bohême, l'étage du plânei* se divisait en trois assises distinctes , désignées sons les non» da p/an^r «ii/)^iefir ou calcaire planer^ deplànei' fnoiéen on tnatmet planer a?ec des grès et de planer inférieur ^ d#nC laa caraetères minéralogiques étaient assez variables. Le ca!« eaîra pUaar est ici piqs épais qu'en Saxe , et ses fossiles sont ceux ëaa baiisa de litrehjen.

Lea marnes du planer et les grès sont particulièrement dévelop^ pés autoor de LuschOlz (Luschitz), localité ofa les fossiles sont très abondants et que M. Reuss avait d'abord placée plus haut dans la série. L'auteur conteste Tassimilation de ces couches avec le gault, fai|e en premier lieu par M. Naumann , puis soutenue par M. Reuss, et il lea place aa niveau de celles de Wackmiile, près de Pirna. Les couches grenatifèras de TntibHtB , Posediitz et Meronitz appartiendraient k Tasaise inférieure, très variable en Bohême comme en Saie et modifiée par un aous^sol de gneiss. Elles représentent les conglomérats du tunnel d'Obepau, etc. Quelquefois ce sont des grès à grain (in qui se lient aux marnes, ainsi qu'on Ta vu à Kauscha près Dresde, ou bien des grès à gros graie, renfermant des rognons charbonneux

Bwicfien 4, Unken, Iser u, recht, Elbeufei) , Prague, 4 829. — De KUpttein , Geognost. fiemepk, auj Rehedurch Sachscn u. Bôhmen; Darmstadt, ISap, -r-^ippe, Uebersicht (1er Gebirgs formationcn Bôhmem^ in-8 ; Pragge, 4 83t. — Pr^jningar, Geognostische Karte des Umgebmgen von frag. [Bçr, liçb, </, Ver^, dmuch. Nnturf, in Prag., p. U3j,

(4) Charaelerhtik der Schichtcn tind Peticfact. d. Sachsisch, Bôhm, Kreidegcb, p. 4 42, in-4 avee pi,, Drfitcr Hcjt, Dresde, î-eippiçk, \%k%, rr. ffeu, Ja/ub,, 4 841, p. 741. -^ Voyei aussi : Quart, Journ. geol, Soc, of London^ yplf 1| p. 47; 4846.

(2) Jrch. fur Miner, do Karstcn et de Dcc/wn, Elfwr Bnnd, 4838, p. 254.

276 bohAmb.

et des grains verts. Les couches à Hippurites de Kutschltn avec Jtostellaria gigantea, Gein. , Natica dichotoma, id. , N, nodosa, id., Cardium bispinosum^ etc. , Duj., en font partie. Quant au quadersandstein supérieur, M. Geinitz n*y cite que la Lima multicost(Ua^ Gein.-

(P. Wk.) En récapitulant les fossiles recueillis sur un grand nombre de points de la Saxe et de la Bohême , le savant paléontoiogiste de Dresde recherche la distribution , dans les cinq divisions adoptées alors par lui, des 370 espèces qu'il connaît, et trouve qu'il y en a 1/18 dans le grès quader inférieur, 120 dans le planer inférieur, 128 dans le planer moyen, 168 dans le calcaire pliiner, dont ik% sont exclusivement des couches de Strchlen, et 30 environ dans le quadersandstein supérieur. Ces nombres diiïèrent beaucoup de ceux que M. Reuss a donnés plus tard, non seulement parce qu'ils sont plus faibles, ce qui est assez naturel, mais encore par leurs proportions relatives dans chaque étage. Dans le dernier surtout, cette proportion est beaucoup plus forte par suite sans doute de quelque erreur de gisement, coromle nous l'avons déjà supposé.

L'auteur passe ensuite aux espèces communes à plusieurs étages, et les rapports qu'il trouve donnent , comme ceux que nous avons déjà indiqués, la preuve la plus convaincante que toutes ces assises appartiennent à un seul et même groupe. Mais les conclusions qu'il déduit plus loin de la comparaison des corps organisés de ces cinq étages ou sous-divisions avec les gisements de leurs analogues supposés en Angleterre, ne sont qu'en partie admissibles, parce qu'il ne possédait pas alors tous les éléments nécessaires à une compa* raison exacte , parce qu'il ne prenait pas en considération la va* leur des est)èces caractéristiques , parce que quelques erreurs de détermination s'y sont probablement introduites vu la difficulté d'avoir toujours de bons types, enûn parce qu'il ne prenait pas les fossiles des Blackdowns pour ce qu'ils sont réellement. Aussi devons-nous rejeter tout parallélisme entre le grès quader inférieur de l'Allemagne et le grès vert inférieur de l'Angleterre ou groupe Déocomien. Si Ton parcourt la liste des corps organisés fossiles (p. i-xxii), on n'y trouve en effet, à l'exception de VExogyra aquila, aucune espèce caractéristique de ce dernier tel que nous l'avons décrit dans toute TEurope occidentale.

Pour M. Geinitz qui n'admet pas, et avec raison suivant nous, l'existence du gault dans le bassin de l'Elbe , le planer inférieur serait l'équivalent des premières couches du grès vert supérieur {upper

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green sand), les marnes et les grès do planer moyen représenteraient ses assises supérieures et les marnes panachées {Flammenmergel) du Hanovre et de la IVestphalie. Le calcaire plSner, à cause de ses céphalopodes , serait parallèle à la craie grise marneuse de l'Angleterre, et, par sa faune ichthyologique, rappellerait la craie inférieure {lower chalk) du Sussex (premier étage de la craie tuffeau). Enfin , le quadersandslein supérieur se trouverait contemporain de la craie blanche ou craie à silex , avec laquelle il aurait, dit-il , de commun VJnoceramus undulatus^ 17. Lamarckii, 17. mytiloides, \ePecten quinquecostûiuSt le Spaiangus cor-anguinum, et dont les nombreux polypiers seraient remplacés en Allemagne par le Spongites saxonicus.

Sans insister ici sur la difficulté de trouver deux sous-divisions bien distinctes dans le grès vert supérieur de l'Angleterre, comme le vent M. Geinilz, on peut faire remarquer que les espèces que nous venons de rappeler ne sont point signalées par M. Reuss dans le quadersandslein supérieur, et que la plupart d'entre elles n'appartiennent pas exclusivement à la craie blanche. Ce dernier rap^ prochement, quoique possible, n'est donc pas assez motivé. Si, au lieu de prendre ses termes de comparaison de l'autre côté de la Manche, Al. Geinilz eût cherché à mettre en parallèle la formation crétacée du bassin de l'Elbe avec celle d'autres pays où la formation ne présente par exemple qu'un de ses groupes au lieu de quatre, et où ce groupe unique peut néanmoins être très complexe, il eût trouvé des analogies beaucoup plus certaines , et il eût abandonné la pensée qu'il existait, dans cette partie de l'Allemagne» des représentants de trois de nos groupes, lorsqu'en réalité il n'y en a qu'un, le second , et peut-être un équivalent douteux d*une portion du premier (i).

Les relations géognostiques des environs de Teplilz ont été dé- Traraux crites par M. A.-Em. Reuss (2) dont le mémoire était accompagné n. jf*a,,, d'une carte géologique de ce pays. Le quadersandslein et les marnes de la craie ont été fort bien caractérisés dans ce travail qui a été

(1) Voyez encore G. Naumann, Ueber die Gegend, etc. : Sur les environs de Tschermig, cercle de Saatz [Neu.Jahrb,, 4 840, p. 304, pi. 6, fig. 7). — Bischof, Sur les rochers de grès vert à Adersbach, sur l'origine de leurs formes et leur altération. (IbUL^ 4 844, p. 482.)

(2) Die geognostischen FerhàUnisse von Teplilz [Arch, fur Miner, von Karsfen unil Dcc/ie/iy 4838, p. 284).

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soifi d*one EsquÎMe géelogiqtie de I* Beh6tne (1)| Ami Id preitlier volume f qui porté pouf épigrapbo : Turpe est in p&irià hâbiiùfê etpaiHam ignùrare^ a été priiicipaletnéal cOiiadcré iui entrons deTepliti€l de Bilin. L'atiteur j traite dé la formation «réiacéei el en sigbale lee principaui foasiies; Dana le Éèemû totomei Inlltolé I Esmi d'uhe monographie de la formation crétëûéê de ta BôhêMé ocùidenlalè (2) , le même Éavanl partage eette formatidfl eii \Mé groupes principaut , doni deoM sont soaa-diviaéa ëft utt éeftldil nombre d'étagesi ou miebi d'assises i de là niailifirë sHiVdtite i

h Qiislciersandstein sut)érieur.

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