Grès blanc jaunâtre, semblable au n
Près de Friedersdorf, 11 y a des alternaocet de ces diverses assi-* ses , et dans le'voiiinage de Rengersdorf, au-dessous de Glatz , on remarque les mêoies relations qu'à Steinerz avec les aiêmea fossile» jusqu'au n**3. Ensuitevientuncalcairesablonueux»scmbiabletttB<^/ii» mais de ^0 mètres d'épaisseur et davantage ; le touC redressé et ini» à découvert sur les pentes des montagnes où les couches s'appuieni contre un conglomérat de gneiss. On rencontre au delà une argile qui occupe les deux rives de la Neisse jusqu'à Habelschwerdt, oùr parait le grès si riche en fossiles de Kieslingswalda, puis au-dessou»
308 BATIÈRE S£PTENHaOIfALE.
la roche du tunnel de Chotzen, et une pierre à bâtir blanche à gros grain.
Enfin on sait qu'outre les points dont nous venons de parler et quelques autres lambeaux situés sur leur. prolongement au N.-N.-O., il y en a un assez considérable à l'est où il borde la rive droite de roder, au-dessus et au-dessous d*Oppelen, mais nous n*en connaissons pas de description bien détaillée (1).
APPENDICE PALÉOPHTTOLOCIQUB.
F. Glocker. Sur le grès vert et les végétaux fossiles en Moravie
(Afin, de Berghaus^ vol. XXÎ,p. 563, 1840). Id. Sur le Keckia annulata, Fucoïde , et le Gyrophyllites kwassidensts du grès vert de la Moravie {Nov. act. Acad. natur. cur., vol. XIX, suppl. 2, p. 316, 1841).
GoepperL Sur la flore fossile du quadersandstcin de la Siiésie et des environs d'Aix-la-Chs^pelle {Nov. act. Acad. natur. cur,^ vol. XIX, p. 95, avec 9 pL, 1841). Id. Sur la flore fossile de la formation du gypse secondaire de Dirschel (Siiésie supérieure) (téiW.^part. 2, p. 367 et 379).
M. • Ibid., vol. XXII, p. 359. 1847. Id, Zur Flora des Qtiodersandsteins in Schiesien ois Nachtrag , zu der Frûher erschienenen Aàhandl, ûber denselb. Gegenstand (ibid., vol. XXIX, p. 2, p. 99, 1849).
$ 4. BaTtÀro fqptantnoiiale.
Nous avons dit que dans le bassin inférieur de la Naab, affluent du Danube, on observait des dépôts créucés assez étendus, entièrement séparés des couches contemporaines de la Bohême par les ro« ches crisuUines du BOhmerwald et celles de transition qui s'appuient conire elles auN.-E. Ce lambeau, complètement isolé de ce dernier côté, étend quelques ramifications à Test de Ratisbonne et jus-
(I) Voyen les cartes géologiques de M. de Dechen,de la monar-
chie autrichienne* etc.
BAYIÈRB SEPTBNTRIONALB. 309
qa*à plusieurs lieues au delà de cette Tille , sur la rive droite du fleuve; mais plus loin, ce n'est que dans les Alpes de la Bavière que reparaissent, sortant de dessous le terrain tertiaire inférieur, les assises secondaires de cette période.
La craie des environs de Ratisbonne, dit M. Beyrich (l),e8ten couches parfaitement régulières et horizontales, et Ton peut y distinguer deux étages : Tinférieur calcaréo-sableux ou seulement sablonneux, le supérieur calcaire. Les roches compactes du premier sont un mélange de grains de quartz cimentés par du calcaire souvent spatbique. Des nodules d*bornstein s'observent fréquemment dans l'un et l'autre étage. Le calcaire supérieur ressemble au calcaire planer du nord de l'Allemagne. VExogyra columba est très répandue dans Tétage sablonneux inférieur ; on la trouve dans toutes les carrières de grès , avec le Pecten asper et le P. œquicostatus ; mais les autres fossiles sont rares. U Ammonites rhotomagensis parait avoir été rencontrée une fois, ainsi que V Inocei^amus annulatus.
L'auteur a reconnu beaucoup plus d'analogie entre ces dépôts et ceux de la Bohème, de la Saxe et de la Silésie qu'avec ceux des Alpes de la Bavière, dont on serait cependant porté à les regarder comme le prolongement septentrional. Dans toute l'Allemagne centrale, en effet, la formation crétacée commence généralement par le niveau de VExogyra columba; au-dessus vient une série de marnes et de calcaires sans aucun rapport avec le calcaire à Hippurites des Alpes, et rien ne rappelle ici le grès quader supérieur du nord.
A Neukelheim, au sud-ouest de Ratisbonne, le sable vert à Fxogyra colrxmba recouvre les calcaires jurassiques supérieurs , c'està-dire tantôt le calcaire à Dicérates, tantôt le calcaire en dalles {Platten^JCalk) du Jura blanc. Ce sable renferme les Pecten œquicostatuSf asper ^ et un autre, voisin du P, cretosus^ puis une petite variété de la Gryphœa vesicularis; VExogyra columba^ la Lima semisulcatay le Discoidea subuculus et un Dindema. Vers Ingolstadt, les escarpements qui bordent la vallée du Danube sont de nouveau formés par des dolomies saccharoses , le calcaire à Dicérates et à NérinéeSy et les calcaires en dalles (2).
(1) Erlauterungen zu der geogn,^ etc. : Explication de la carte géognostique des environs de Ratisbonne (Zeitschrift der Deutsch. geol, Geseils., vol. I, p. 263. Berlin, 4849).
310 BàYlÈai SKPTSnTRIONALI.
En Iraitaut peu après Je même sujet, M. B, (Greioilz (i) a établi dans ces couches crayeuses trois étages au lieu de deux. Le membre le plus inférieur de la formation comprend alors les sables qui rcprésenteraient le grès quader inférieur de la Saxe, particulièrement dans les points où ce dernier est peu épais et où se montrent les couches glauconieuses les plus basses. Ces sables sont carac* tériséspar ksPecien asper, Lam., œquicostatus, id,y quinquecostatuSf Sow. et serraim , Nils. , YExogyra columha^ Goid. , VAm^ monites rhotomagensis ^ Defr., la Serpula conjuncta^ Gein,, et le Scyphia subreticulata^ Munst.
Les calcaires sablonneux, compactes, gris, qui constituent la masse principale du Galgenberg et qui sont remplis de rognons calcaires glauconieux, formeraient un second étage parallèle à la partie inférieure du planer de la Saxe, quoique différant assez cependant des couches de Strehien (Saxe)» d*Aundorf (Bohême), d'OppeIn (Silésie), de Qucdliubourg et de Goslar (Harz). Le calcaire de Ratisbonno renferme : Nautilus elegans^ Sow. , Ammoniies peramplus , id. , Inoceramui Brongniarti,, îd. « Terebratula hippopas , Roem. , et des bois perforés par la Pholudomya sclerotiies, Gein.
Cette assise est limitée m dessus et en dessous par une couche de sable \crt. La couche inférieure se lie intimement à Tétage pré» cèdent, équivalent du quadersandstein inférieur , et, à sa jonction avec le calcaire, se monlrent des dents de Squales. Les dents de Pgc* noduSt à* Ueterùdoutà^Opodus appendiculatus^ de Lamna subulata ou acumincUa? le Flaùellaria cordata, Reuss, le Pecten notoAilii^ Munst. , YOstrea conica , Sow., ont é* recueillis dans le calcaire jaune marneux, friable, d'Amberg, semu^iible aux assises inférieures du planer de Kauscb) près Dresde. Au-dessus , le sable vert y est rempli d'Exogyra cofutnào , de Pecten œquicostatuBf et au Galgenberg, un autre sable vert, différant de celui-ci par les fossiles, recouvre le calcaire planer.
Avec le sable iFert supérieur commence le troisième étage de M. Geinitz, qui serait, suivant lui , le représentant delà craie blanche à silex , et que nous verrons tout à Theure désigné sous le nom de partie supérieure de la marne quader {obérer Quader Mergel), Les Cyprincs et les Isocardes y sont très répandues, tandis que la Lima canalifci^a^ Gold., YArca glabra , Sow. , la Crassateila arcacea ,
( \ ) Korrcsponden.uBlatte des toologisch'-mineralo^hchen f^ereins in ^egensburg, i* fin née*
BàVÙIUI SBPTKIfTRlOiNALB. 311
Roem., la C. regularis^ d*Orb« , la Lucina lerUieularis^ Gold., le Peclen quadricostatus , Sow., et probablement la Terebrahdaocto^ plicata , id., sont limités à Tautre couche de sable vert.
A la montagne de la Trinité on iroofe aussi Pecten Dujardini , Roem., P. quinquecostatust SoW. , Lima canalifera^ Jnoceramus annulatus^ Gold., Anomia truncata^ Gein., Trigania alœformtSf Parle., Crassatella arcacea^ Roem. « Pecten virgotus, Nil8.« ou ar^ cuatuSj Sow. , Ringicula Archiaciana^ d*Ûrb. , Serpula filiformis^ Sow. tViFitL, Nautilus, voisin duiV. lœvigatus, d'Orb. , fossiles re« gardés par M. Gciniiz comme caractérisant son assise delà marne supérieure, laquelle serait plus récente que le calcaire planer tel que nous l'avons considéré jusqu'à présent, mais qui ne nous parait point pour cela parallèle à la craie blanche ainsi qu'il le suppose.
Le grès vert des environs de Ratisbonne , dit ailleurs le même savant (1), rappelle le grès à Exogyra de Postelberg en Bohême, et représente en effet le quadersandstein inférieur avec Exogyra columba, Terebratula alata ^ Pecten œquicostatus , P* quinquecas^ tatus^ P. asper. De leur côté, M. Furnrohr (2) et M. J. Popp (3) ont aussi fait voir que la craie de ce pays reposait sur les assises jurassiques supérieures , et M. Geinitz , d'après certains fossiles , serait disposé à reconnaître l'existence du dernier grès sur cette limite méridionale extrême du système crétacé de l'Allemagne proprement dite.
M. Beyridi {U) est revenu sur ce qu'il avait déjà dit à cet égard, et a maintenu l'exactitude des caractères géologiques qu'il avait assignés aux diverses couches , ainsi que celle des niveaux qu'il avait établis. Gomme roche , le quadersandstein du nord de l'Allemagne n'y existerait pas , et il rejette l'expression générale de lorroation du quader [Quudersandsteingebirge) proposée par M. Gei* nitz pour l'ensemble des dépôts crétacés de l'Allemagne. Il pense que le quadersandstein, en tant que roche principale, caractérisant les premiers sédiments de la division supérieure de la formation.
(4) Dos Quadersandsteingebirge ^ etc., p. 63 ; <849.
(2) Naturhist, Topographie von Regensburg , vol. I, 4838. — Voyez aussi : de Woith , Géologie des environs de Ratisbonne {Ibid,, 4 840).
(3) Korrespond. d. zoologisch, miner, Vereins in Regensburg, D'M4,42. 1847.
(4) Zeiischrift dcrDcutsch, gcoi. Gessclls, vol. 111, p. 4 03, 1 850.
312 CLASSIFIC4T10N PB LA FOnMATION CAÉTAGÉB
considérée dans sa plus grande généralilé, et représentant le niveau de VExogyra columba , a des limites parfaitement tranchées en Bohêiûe, en Silésie, en Saxe, comme au nord du Harz.
Mais si i*on fait abstraclion'des caractères minéralogiques qui sont ici sans valeur, on voit que, contrairement à ce que semble indiquer Tauteur, les environs de Ratisbonne offriraient les véritables caractères zoologiques des premiers dépôts crétacés de TÂlIemagne centrale. Déjà de Buch, dans une carte de ce pays, avait tracé les limites de la formation au moyen de VExogyra columba que nous avons vue si fréquente en Bohême dans le quadersandstein inférieur, et il importe peu que les couches de Ratisbonne, qui ressemblent au grès à Exogyres de Postelberg , aient ou n*aieut pas un niveau absolument déterminé dans la faible épaisseur des dépôts arénacés des bords du Danube. On a fait remarquer ailleurs que ce fossile pouvait se rencontrer à des hauteurs différentes dans un même étage, qu'il carac> térisait, du reste, très bien ; et, quoique ces sables de Ratisbonne ne passent nulle part au véritable grès quader , nous ne les regardons pas moins comme du môme âge que le quadersandstein inférieur de la Bohême. Lors même que cette Ëxogyre ne serait pas exclusive aux sables verts, et s'élèverait dans la partie supérieure de la craie de Ratisbonne, ce qui n'est peut-être pas bien démontré, u'avons* nous pas appuyé sur un exemple bien plus frappant de cette persistance dans le bassin de la Loire , ce qui n*a point empêché que , jointe à d'autres caractères , sa prédominance n'ait servi à tracer un horizon géologique très net.
S ô. ClassifioAtton de la formation crétaoëe de l'AUemagne.
En nous servant, dans les chapitres précédents, des deux dénominations principales de planer et de quadersandstein , employées par les géologues allemands, nous nous sommes attachée leur don* ner un sens bien défini, et nous avons rappelé, chaque fois que cela pouvait être nécessaire, la valeur de ce sens relativement à la terminologie adoptée par nous ; de sorte qu'avec un peu d'attention, nous espérons que le lecteur aura saisi les rapports et les différences que présente la formation crétacée du centre et du nord-ouest de l'Allemagne avec celle des Iles Britanniques , de la France et des pays voisins. Mais il nous reste encore à exposer quelques essais de classification proposés pour cette même partie de l'Allemagne , et qui n'auraient pas pu être bien compris si leur analyse n'avait été précu-