ET CDA1NE DES CARPATHES. S
tant des marbres blancs et rouges des Alpes, du 3aIzbourg (HalU stadt, Aussee, Eisnau, Durreuberg près Hallein, etc.).
3<> Calcaire marneux, bleu grisâtre, tacheté, avec des Fucoïdes, des pyrites et beaucoup d'Ammonites (A. Murchisonœ^ Sow., Cony* beari^ id., Birchii^ id.). Des roches semblables avec Aptychusla^ mellosus existent à Durrenberg.
U* Marnes schisteuses rouges, rarement bleues, avec des argiles noires en fragments anguleux, des rognons de sphérosidérites, mais peu de fossiles,
5° Calcaire avec silex cornés, gris clair, jaunâtre, plus rarement rougeâtre, en bancs épais, quelquefois schistoîde, très solide, deve* nant terreux ou poreux et rappelant le calcaire écailleux on scaglia de ritalie. Son analogue existerait près du lac de Hallstadt.
6"* Grès gris, à grain Gn, avec points verts.
Quoique subordonnées an grès carpatbique et d'une épaisseur totale de 700 à 1000 mètres, ces assises s'y montrent avec une constance remarquable. Ainsi le calcaire à crinoîdes recouvre le grès de la base de la formation, puis viennent la marne schisteuse et des calcaires rouges ou blancs à Ammonites , Targile noire avec dès sphérosidérites et des calcaires marneu x avec des fossiles du lias. Au-dessus se répéteraient, suivant M. Zeuschner, les couches à crinoîdes, des grès gris, séparant souvent des calcaires crayeux avec hornstein , uniformément recouverts à leur tour par le grès carpatbique. L'auteur cite dans ces couches et comme y étant associés ou mêlés des fossiles d'espèces jurassiques {Ammonites Murchi-^ sonœt Sow. , A. Conybeari^ id. , A . armularisy Rein . , A. polyplochits, id., A. diplex^ Sow«, Aptychus lameltosus^ Broon, A. ItUus^ von Mey., Avicula inœquivalois ^ Sow., PentacrinUes sub-tereSf Gold., oP. basaltiformis, Mill.) et des espèces néocomiennes {Ammonites simpluSt d'Orb., A. Morelianus^ id., A. diphylius^ id., A. picturatus^ id., A, sitbfimbriattis, id., A. fascicularis, id., Scaphites Ivanii, Puz., Terebratula diphya, Fab. Col.) réunies à d'autres propres au pays et qui, sans être précisément néocomiennes, en sont cependant plus voisines que des autres types. Tels sont les Ammonites carachtkeis, Zeusch. du Tatra, arvensis^ id., Andrzejowskii , id. , ft autres espèces nouvelles et 9 Térébratnies également nouvelles, parmi lesquelles on peut citer les T. Agassizii et Bouei^ Zeusch.
M. Zeuschner conclut de ces faits, conformément à ce qu'il avait avancé plus haut, que le calcaire i Ammonites ne correspondrait à au-* V. . 22
S56 FOLOOm, OALLiaB
clin deg membres de la formation jarassiqne proprement dite, mais qu*il serait le résallat de la réunion des couches jurassiques et néocomiennesi et sa faune celui du mélange de leurs formes organiques. Le grand nombre d'espèces néoeonûennes prouverait , dit-U , que les cakatres sont, en effet» subordonnés au gi*ès des Carpathes, et, quant à Topinion qu'ils représenteraient le coral-rag avec un carae** tare méridionaiî ou bien encore le lias des Alpes, eUe est détruite par les caractères paléontologiques et les rapports de gisement Les dolomies nummulillques seraient inférieures aux calcaires précé* dents et alterneraient arec des grès reposant d'une manière conoordanfie sur le eaicaire alpin iimipte^ pour ne se montrer d'ailleurs que sur les poinis ok le soulèvement a été le plus considérable. Mais nousavons d^ cherché à iiire voir («mfè, vol. III, p. 166) combien l'opinioD désir H. Murchiswi» cootraireà oelle*€i, était de beaucoup la phis probable.
La ^eemie dioi$i(m de AL Kemcbner OMDprend le grès carpa* tbiqne snpérienr on frèi vert qui se lie intimement au précédent et qni est caractérisé par i'£'«og'yni«o/omAa. ÂOitoiraetà Pov^red, oe grès ressemUe beaucoup à l'infénenr ; il est plus marneux entre IgleetGrossarocb* et l'on y Unouve quelques reines de comlwsliMe. Les fossiles y sont nombreux, et VExogyra colunAa , associée av«c quelques autres fossiles {Cardium Hillamm^ Pecten^ Pholadûmga EmHorkiù efte.)% éonae un banc épais très étendu. Dans le vmsinage du charbon on trenvedes empreinees végétales {Solicitée crassifo'' Uus^ S. PetxMii, Alnitei ^trictus ?)
Lesgrèset les caicaîires snpérieurs des Carpathes auraient, d'après l'auteur, b plus grande analogie avec les couches crétacées de la vallée de Gosau (schistes coticules et oskaires bruns)^ et les fossiles viendraient oeafirmer ce rapproobement Le charbon èe Kluknawa représenterait celni d'fsenau, près de GmûDden.
Enfin, les dépto tertiaires se sont formés sur les pentes nord et nodde la ctetoe des Carpathes, en s'appuyaot horisDonialemeK contre les dépôts seceodaires intlnés , mais pénétrant rarement dans ks valées. Le grès earpatbiqne qui devrait exister au m>rd, entre les dernières nssises joras^ues et la craie marneuse, ne s'y montre janmis, el €da^ quoique le noral-ri^ de Sicetnelii soit à peine éloigné 4e 8M mettes duffrftscaqpadiîqaetde Lifaertow (i).
(4) On doit eUcote à M. Zeascliner ; 1* un mémoire sur le classement èm Mdies aténsoées et oaleoires Aes<j&rpaehes tseptentrionates^
ET CHAÎNE DBS CAEPATHBS. SS9
Plus à l'ouest, M. L. Hohenei^er (1) a décrit les environs de Recherches Teschen (Morafie). Un calcaire, désigné sons le nom de calcaire do H.Hohenegs«r^ Stranil)erg et recouvert par des grès et des sdiiÉftes^ fonde des citiies élevées près de cette dernière localilé et à Rot2obenz. II reste d'iiileurs à déterminer si les schistes avec fossiles néocomiens sont Wê am grès ou s'ils sont plos anciens. Gès grès jouent un rôle important dans la Moravie où ils alternent avec des conglomérats dont les frag-« ments proviennent du calcaire de Stramberg. Ainsi à Bog^oiritz cdai-» ci s'exploite sous le conglomérat4 Onti'a encore trouvé qu'une Âm-» OMinîce dans le grès» et le BeletMiHei Mpariitus recueîRî à Knschs^ eowilx proviendrait d'an grès plus ancien.
Le calcaire de Teschen qui se prolonge li TO. dans là Moravie , se termine audelà de Fiedeck, et à l'E., dans la Galliete, il finit à Kefitii Dûins une coupe très compliquée de Steinbergau Diula-Bora, Fauteur a cherché à donner une idée de la relation des cooebes* depuis Ibs acbiMea et les grès supérieurs au calcaire de Stramberg jusqu'aux calcaires ^ crinoMes. Les diorites du Peklet>erg n'ont pas peu contribué à masquer ou ^ rendre très difficile k saisir la vraie rela-» tiOD de ces covebest parmi lesquelles on volt des strates nummuli^ tiques plaeés entre les grès supérieurs et les schistes de Senftloberi . Près d'Ostnavitsa sont des schistes ménélites, et à Raschna beaucoup de débris de poissons encore indéterminés. ' Aux environs de Teschen on a ciié aussi (3) le Scaphiies Ivcinit, Put. , le Nauiilus plicatus, Sow. , V Ammonites cryptocerâs^ d'Orb. , VA. 9ubfimbriatti$^ jd., dans des couches qui plongent «i S.-E.» sous te grès supérieur des Carpatbes, dont elles seraient séparées par des bancs à Nummnlites , de sorte que ce grès devient le re*
fait en comanaa avec Puscb {Neu, Jakrb.j \ 840, p. 355). Les axiteura y expriment une opinion conforme à celle qu^avait émise M. Boue dès 1828, sur la composition générale des Carpatbes et la série des couches secondaires de cette chaîne ; — 2<*une noie sur Tâge des ag- ^omérats de la vallée de Kosoielisko, dans le Tatra, et le grès carpethiqne (iVe«. Jahrb, , 4 841 , p. 70) ; — 3"" One carte géologique do la chaîne du Tatra et des soulèvements parallèles. Berlin, 4844 ; «-« 4* Paitfontoiogia PoisAa, Opis zooiogisz/ijr, botanicztijr i geologiczny wszystkich Zwierzat , etc. : Paléontologie polonaise ou Essai zoologiqne, botanique et géologique sur les fossiles et les terrains de la Pologne. ln-8<», cahier 1^ avec 4 pi. Varsovie, 4 845. Noos ne savon» pas si cet ouvrage écrit eu polonais a été continué. ^
f4J Btrichte iieber die Mîuheil,, etc., vol. VI, p. 406, 4 850.| l%]JiÊthrh, der Aùterl, KMigi. geologis€h. Reichêonst., b* 4, p. 49,4850.
3&0 POLOGNE, GALLICIB
présentant du grès de Vienne , du flysch , des grès et calcaires à Facoldes des Alpes • etc. , et qu'en cet endroit manque toute la série crétacée supérieure au groupe néocomien.
Dans un mémoire plus étendu , ou Esquisse géognostique des Carpathes septentrionales, de la Silésie et des pays voisins (i), le même géologue a fait voir que les roches les plus anciennes de cette partie de la chaîne étaient de la période néocomienne , car le lias de la Hongrie, soulevé avec le massif granitique, ne se montre pas sur le versant septentrional. Quant aux groupes jurassiques blanc et brun de la Silésie prussienne, ils appartiennent déjà au système de FEurope du nord , tandis que les sédiments secondaires des Carpathes portent l'empreinte des formations du sud. M. Hohenegger décrit ensuite les divers étages crétacés.
Étage néocomien inférieur» L'identité des calcaires à coraux de l'étage néocomien inférieur avec les calcaires de Stramberg, près de Neutitschein et de Tichau, est démontrée par les fossiles. Les monts Ignazi et Korki, en Moravie, sont formés par ces mêmes calcaires, de sorte que Tichau , Ghlebowiiz etBalkowitz, en Silésie, Sediîscht, Ischebischowitz, Tierlitzko, Kotiobenz, etc., en Gaiiicie, Razihow, Roczyny, etc., sont des localités où l'on trouve les mêmes fossiles caractéristiques, et dont par conséquent les couches appartiennent au même horizon. L'auteur y réunit encore les calcaires décrits par M. Zeuschner à Inwald, où sont les Gaprotines propres au calcaire de Slramherg, avec d'autres coquilles {Actœon Stassycii^ Zeusch.» Natica inwaldiana). Le calcaire de Stramberg renferme d'ailleurs la plupart des Nérinéesd'Inwald {N. depressa, Wollz, N. carpathica^ Zcusch., iV. bruntrutana, ïhurm., iV. Voltzi, Zeusch., N. wocin* squiana^ id.). Ces Nérinées se voient près de Koniakau, dont le calcaire blanc, fragmentaire, poudingiforme, est semblable à celui d'Inv^ald.
MM. Glocker, Beyrich et d'autres géologues ont cru que ces roches devaient être rapportées à la formation jurassique, parce qu'on y trouve les Terebratula lacunosa^ Grafianaei biplicata^ et surtout des Ammonites de la section desplanulati; mais ces motifs ne paraissent pas suffisants à AL Hohenegger , beaucoup de formes néocomîennes ayant été observées à Stramberg et à Tichau. De plus, on peut constater que l'étage néocomien est placé sur ce calcaire à coraux
^^'^— «II. ■ , I wm I m
(i) Geognost, Skizze der Nord-Karp,, etc. (Jahrb. derKaiserL Kônigi. geoL Reich., IIP année, n" 3, 1852).
KT GHAINB DES GÀRFATHKs. Zki
de Stramberg et de Tichau. Dans ces localités, il y aurait eu uu soulèvement entre les deux dépôts, comme si la brusque séparation qu'on a signalée entre les sédiments jurassiques et crétacés avait eu lieu plus tard dans les Garpathes que dans les Alpes, et comme si elle avait occasionné un enfoncement au pied des Sudètes, dans la première de ces chaînes, dépression par suite de laquelle les animaux de la période jurassique se seraient propagés pendant la suivante. Cette conjecture de Tauteur serait également applicable au KUppen* kalk de Pnsch (calcaires formant des écoeils ou des rochers) et aux calcaires contemporains des Alpes. Ce Klippenhalk renferme les Ammonites ptychoicus^ Quenst., semisulcatus ^ d*Orh., dipkyl^ lus, id., Gnetlardi^ Rasp., Calypso^ d'Orb., Grasianus^ id., ca'^ raehtkeis, Zeusch. (1).
La Caprotina Lonsdalet , très répandue dans les calcaires de Stramberg, et les grandes Exogyres à carène aiguë {E. Couloni) , très nombreuses aussi, le caractérisent fort bien. On y trouve encore des Spatangues non déterminés , des crustacés {Prosopm) , et les espèces suivantes peuvent appuyer l'identité de ces calcaires à coraux avec le groupe crétacé inférieur du sud de la France et de la Suisse. Ammonites ptychoicus ^ Quenst., A, semisuicatus ^ d'Orb., A, enracktheis, Zeusch., ou Grasianus, d'Orb., i4. picturalus ^Id.^ A, infundibulum t id., A. fascicularis , id., A, neocomiensis, id., A. seranonis, id., A. strangulatus, id., Terebrotula avriculata^ Roem. , Belemnites polygonalis , Blainv. , etc.
Ces roches forment des masses abruptes, découpées et isolées comme des écueils sur les côtes , et à Stramberg et Invrald elles paraissent avoir été traversées par des filons ramifiés d'hyperstène.
L'étage néocomien supérieur ou argile à Plicatules est représenté par les schistes ou calcaires de Teschen (d'Oeynhausen et Puscb) qui sont le gisement des minerais de fer exploités. L'identité des fossiles ne semble pas permettre de doutes quant à ce rapprochement. La partie la plus basse comprend les grès de la rive gauche de la Sola
[\) Zeuschner, Ueber den Baudes Tatra^gebirges, Sdiini-^éiers^ bourg, 4848. -^ Dans un mémoire plus ancien [Neu, fa/irb., 4 844, p. 325), M. Zeuschner (Zeizner) a traité du groupe néocomien comprenant le AUppenkalk ammonitifère des Garpathes, le calcaire d*Almasz en Hongrie, et le biancone des Alpes vénitiennes. Le calcaire des rochers formerait un horizon dans le grès carpathique dont il séparerait la partie inférieure jurassique de la partie supérieure crétacée.
3&S POLOOf», GALLICm
prte LQQk«u, qui passent par Tescben et s*é(eadent jusqu'il Fritcowiot (Moravie), taudis que les calcaires mômes de Tescben, si peu connue malgré leur grande importance,* forment le$ assises moyennes e( sQp^ieqres de l'étage.
. Entre le grès et les calcaires , ^t même qu'entre ceux-ci et le grés carpatbique supérieur, se trouye un schiste marneuXt bitumi* neux» noir, avec des sphérosidéfites qui alimentent les forgea des pays voisins. Quoique de médiocre qualité, les minerais produisent une très grande quantité de fer (1), et une partlo des grès carpathiques placés dessus représenterait le gaalu Quant âi l'identité avec l'étage néocomien de Tescben des calcaires dç Qrpjez et de Racihof, près de Seypuscb, sur lesquels on a tant écrit , l'anteur l'avait établie précédemment. Ces calcaires en couches nombreuses avaient été pris successivement pour le calcaire à coraut, pour pq calcaire de transition, pour du lias et enfin pour du calcaire jurassique brun. M. Beyricb avait bien reconnu les différences qui existaient entre eux; mais l'absence de fossiles l'avait engagé k les réunir au Jura brun de la Silésie prussienne.
A l'appui de l'ige qu'il assigne à ce système de couches, M. Hohenegger cite dans les grès de la base : BelenwUes bipartitu$^ Desh. , B, dilatatus, BUinv., B. Orbignyanm^ Duv., B, subfusi-* formis, Rasp., signalés par M. Zeuschner (2) dans le grès de Kossoziza. Outre les Aptyehus Didayi et Blairwillei^ Coq., on trouve les Ammonites GrasianuSf d'Orb., Juilleti^ii,^ Bour/anus^ id, , diphyllus , id., toutes petites et à l'état de fer sulfuré, comme en Provence. La Terebratula auriculata^ Roem. et le Rhyncholitu acutus^ de Blainv., s'y montrent également
Dans les schistes supérieurs sont les espèces suivantes : Nautilus neocomiemis, d'Orb., N. Bequienianus/ii. ^ Ammonites strangulotus ^ id. , A. Duvalianus, id. , A, Juilleti^ id. , A. striatisulcaius^ id., A. recticostatuSf id., A. infimdibulum^ id., A. Emerici^ Rasp., A. Matheroni, d*Orb., A. Martini^ id., A. Belus, id., A. Astierianus^ id., A. fascicularis ^ id., A. inœqualicostatus , id. V Ammonites Velledœ, Mich., propre au gault, se trouverait également ici, et peut-être TA. rhotomagensis^ Defr. Parmi le gran4 nombre de céphalopodes que ces couches ont offerts , l'auteur cite encore Seaphiies luanii^ Puz., Ancyloceras Duvalianus^ d'Orb. «
(O Hvtld'ingdv, Jbhgndlufigettf eto., vol IH*
(2) Éerichte ueber die Mittheil,^ etc., vol. III, p. <34.
ET CSAIMS DBS C4RFATIIB& SAS
A. Matkenmianmt id.« Crioceras Puzaxionui^ id.» C« Eméricii Lev, , C Dumliit id. » et plusieurs espèces iadétermmées de iTa^ mites ^ de Toxoceras et de Ptychoceros. Les foariies soiit« au ooni traire , peu répandus dans les calcaires ; il y a aeuleinent quelques BélemoiieSt quelques Aptychu$ et VAwmonit^ê Comne/ianMtf Avec les céphalopodes précédeois ont été rencontréa le Pterophyl^ lum Buckianumt £lUngh.,P. nervoswn^ id.» Culamii^priicuit jd., jEquisetiten Buchardii» Dunk., CycadUw Brongniariit Aoern., Thuyies ffQheneggeri^EttXmgh. (t).
Si , avant d*aUer plus loin, nous cherchons k nous rendre compte des analogies paléontologîques sur lesquelles s'appuie Tautenr pour rapporter aux argiles à Plicatules ou d*Apt les grès • les argiles schisteuses et les calcaires dont il forme son étage néocomien, nous arriverons à une conclusion assez différente de la sienne ; car sur les 30 espèces environ que nous venons de citer. d*aprèslui, il y en a les deux tiers qui appartiennent à Tétage néocomien inférieur de la Provence, et 10 , ou an tiers seulement , se représenteraient dans les argiles à Plicatules du même pays. On doit remarquer i en outre, que la plupart de ces dernières proviennent des scbistei su^* périeurs, où elles seraient associées avec quelques espèces trèfs Q9& ractéristiques des couches les plus basses du groupe {Nwiilm neocomiensis^ Ammonite$ strangulatus ^ A. JuillHit Criocnw Duvaliit etc.)- Nous ne pouvons donc pas , dans l'état aauelde b question, admettre encore Texistence indépendante du troisième étage néocomien dans ce pays.
Gauit et craie chloritie. Le grès supérieur des Carpathes n'a pas offert de fossiles assez bien caractérisés pour que son Ige soit rigoureusement déterminé. Cependant U. Hobenegger cite les ilmmonitei mamillatuSf Schlotb. , denariust Sow. , tardefiircatus^ Leym« , Milletianus^ d'Orb. , Mojmanm, id« , et un Helicoceroi qui auraient été trouvés ensemble dans un grès è sphérosidérites , mais dont le^ relations stratigrapbiques sont elles-mêmes fort obscures, ia ressemblance du grès supérieur des Carpatbes avec le grès h Nnmmulires et le développement de celui-ci dans la Hpngrif , qA il atteint une grande épaisseur, viennent ajouter encore à la dignité de les distinguer. Le grès supérieur précédent en Silésie semble #ppertAnir au gault i ou du moina > la formation crétacée » cnr on n*y a
(1 } Constantin de Ettingbausen, BeitrUge mr Flom d$r fTcatden
Période {^Abhandt.d.K. K. geol.Reidisanst!), ...
til^U POLOGNE, GÀLLICIE
jamais signalé de NummoUtes ni de fossiles du terrain tertiaire in« férieur. Ces derniers et les poissons n'ont été recueillis que dans les ra?ins au pied des Garpathes.
Sur la rive droite de l'Ostrawitza , le docteur Hocbstetter a découvert le Baculites vertebralia qui ne serait nullement , comme le croit l'auteur, une preuve que les couches schisteuses et le sable fin, gris cendré, de Friederchloss, soit du gault ou de la craie chloritée, car ce fossile appartient à la craie supérieure. Quant à la présence des Nummulites au-dessous, c'est par suite d'une interversion dont il donne l'explication.
M. Hobenegger paraît être convaincu de l'existence du gault dans les parties de la chaîne qui avoisinent la Hongrie, près de Radota , entre Câcâ ec Silein, près de Bezdedo et de Pucbof , où M. ROminger (i) aurait trouvé Y Ammonites Germari, Reuss, et la Nucula semilunariSf Gein. Mais ces fossiles, qui appartiennent au planer de la Bohême, ne sont pas plus concluants que le Bacultt€$ vertebralis que nous venons de rappeler.
Au pied septentrional du calcaire rouge ou calcaire à écueits {Klippenkdk) de Rodola, et quelquefois sur celte roche elle-même, on remarque des calcaires marneux alternant avec des schistes gris*clair. Ceux-ci s'observent aussi près de Bezdedo , à peu de distance du Klippenkalk^ et Ton y a trouvé , dans le voisinage de Rodola, des Ammonites très déprimées, qui pourraient être les Ammonites Bugardianus, d'Orb., cristatus^ Del. et Bouchardiaixus ^ d'Orb., un Bostellaria \oism du B.papilionaceus, Gold., et un Cardium qui se rapproche du Ç. sub^Biilanum, Leym.
Enfin, la craie chlorltée, mentionnée par Lill de Lilienbach et
M. Boue, et qui constitue un grès à grain fin dans les Carpathes de
la Hongrie , surtout près d'Orlowa , où elle renferme YExogyra c(h
lumba , manquerait sur le versant de la Silésie, à moins qu'elle ne fût
représentée par la couche à Baculites dont nous venons de parler.
Rtfaumtf. Si nous jetous maintenant un coup d'œil général sur la disposi-
CoiDpi7aUon ^^u dcs dépôts qui ont fait l'objet de ce chapitre , nous reconnaî-
ibrmaaou ^°^ 4^®* ^^^^ '^ plsines ou les plateaux de la Pologne, de la
ici'^'îa'Des ^^Uicie, de la Podolie et de la Volhynie, la formation crétacée est
•i ie> représentée par un système de couches horizontales ou à peine in-
clinées qui reposent sur les derniers sédiments jurassiques, ou sur te
i4) Beobacht» uber dus ÀUcr des Karpathcnsandstein iNeu. 7^., 4847).
KT GHAINS DES CiaPATBBS. 3^5
terrain de transitioa Ces coaches , qui appartiennent seulement aus étages supérieurs du second groupe , et comprennent sans doute aussi quelques rudiments du premier, ne se montrent plus dans la r^on. montagneuse des Garpathes qui limite ces plaines au sud , là où les strates sont disloqués, redressés et même renversés, et où Ton observe des failles énormes. Dans cette région apparaissent au contraire celles qui les ont précédées dans le temps , telles que les assises caractérisées par VExogyra columba , équivalent du quadersandstein inférieur de la Saxe et de la Bohême, et an-dessous des calcaires, des schistes et des grès caractérisés par une faune néoco« mienne.
De plus, malgré les dérangements que la stratification a éprouvés dans les Garpathes, et les fausses déductions auxquelles ils ont souvent conduit , les assises de grès à Exogyra columba paraissent être le plus ordinairement surmontées du système tertiaire à Nummulites, profondément accidenté lui-même, et reposer sur des étages jurassiques plus anciens que ceux de la rive gauche de la Vistule, au nord de Gracovie. Ainsi, à partir de ces derniers sédiments jurassiques du nord , il existe une lacune à laquelle correspondent les dépôts néocomiens et le qnadersandstein inférieur des Garpathes , de même que dans ces montagnes il y a une lacune qui est représentée par les dernières couches crétacées du nord. Enfin, le terrain tertiaire à Nummulites des Garpathes ne s'est pas étendu à son tour sur les dépôts secondaires du nord qui l'avaient immé* diatement précédé dans le temps.
Il serait difficile de se rendre compte de cet état de choses, si l'on n'admettait pas que le relief si accidenté des Garpathes est comparativement assez récent, ou du moins n'a pris ses caractères les plus prononcés que dans la période tertiaire moyenne, après le dépôt des couches nummuliiiques et des grès ou flysch qui les ont immédiatement suivis. Les discordances que l'on observe à dé très petites distances, dans les dépôts antérieurs , résulteraient d'oscillations du sol dont on peut supposer que l'influence était assez festreinte. Les différences stratigraphiques, minéralogiques et paléontologiquesqui se manifestent brusquement sur des espaces aussi limités ne semblent pas pouvoir être expliquées autrement.
Les lacunes et les discordances sont donc, dans ce pays, très différentes de la plupart de celles qu'on observe dans l'ouest de l'Europe, où , pour ne parler que de la formation crétacée» les équivalents du qnadersandstein inférieur ( niveau de V Exogyra columba)
POLOGNE , GALUUB KT CHAUIB DIS CiRPATHES.
sont tout à fait ijudépendants da groupe néocomien et se rattachent toujours à la base du second groupe , celoî de la cnîe toffeau. Ici le second étage de ce groupe semUe être profondément séparé du troisième et réuni à celui de la craie blanche. Cette dernière, à son tour, est recouverte par le terrain tertiaire moyen ou supérieur, an lieu de l'être par les^ dépôts nummulidqoes qui, dans les Carpatbes, succèdent immédiatement aux Strates à à'xogyra cdumba. Cette disposition particulière fait bien voir les erreurs qui résulteraient, pour cette partie de TEurope « d'une classification géologique ex-* clusivement basée sur les rapports stratigraphiques apparents on sur les discordances des groupes secondaires et tertiaires.
GBAPITBE Z.