PBOVINCES D' ALGER ET D'ORAN. U
de ceux de la craie de l'Europe. Ce sont des calcaires blancs, tachants , rappelant la craie blanche, renfermant des lits irrégniiers de silex pyromaques noirs, quelquefois de 0", 50 d'épaisseur. VExo^ gyra columba paraît y être très répandue, et, en deçà de Sergutn, le Pecten quinquecostatus et VAnanchytes ovata ont été ren« contrés.
Les salines du Djebel-Sahary, près du lac Zagrez (Zâr'ez) , sur le <«> s«<A»è chemin de Zaccar (Zakkar) , fournissent tout le sel consommé par DjcbeLSaittry. les tribus indigènes du centre de l'Algérie, et sont en quelque sorte inépuisables. Le sel gemme très pur y est subordonné à des marnes crétacées et accompagné de gypses. Il y constitue un gisement tout à fait comparable à ceux de Milah et du Tchatabab.
M. H. Fournel (1) décrit comme il suit ce gisement intéressant: « Le Djebel-Sahary (Sahari) , dit-il , est une montagne de sel, » située au delà delà limite méridionale du Tell, à 52 lieues au sud » d'Alger. Elle a environ une lieue de tour et 200 mètres de hau- » teur. Elle est enclavée dans des marnes gypseuses vertes, grises, 9 lie de vin, qui offrent le plus grand désordre et appartiennent à la » formation crétacée. Au milieu des roches qui la constituent , on - » trouve, abondamment répandus, des cristaux de fer sulfuré et s des paillettes de fer titane d'un noir très brillant. Les flancs déchi- » rés de la montagne, couverts d'éboulements, sont presque partout » taillés à pic, ce qui rend son accès difficile, particulièrement sur 0 son versant méridional, dont le pied est baigné par un large ruis- » seau (l'Ouad-Melah) , qui mine incessamment sa base. D'un assez • grand nombre de points de cette montagne , ou voit jaillir des 9 sources plus ou moins abondantes dont les eaux , comme on doit > s'y attendre, sont complètement saturées. Elles sont d'une lim- » pidité parfaite et déposent sur le bord de leur lit des croûtes » salines très blanches, qui souvent vont d'un bord à l'autre en forn mant une sorte de pont.
» Quelques unes des sources salées sortent des fissures de la n roche; les autres débordent de grands puits arrondis, dont la » largeur est parfois de ^ à 5 mètres. Ces puits, dont on ne peut n mesurer la profondeur, se rencontrent à chaque pas dans toute » l'étendue dé la montagne et jusque sur les points les plus élevés; » mais la plupart sont aujourd'hui taris. Leur forme est cylindrique;
(1 ) Mémoire sur les gisements de murfate de soude de C Algérie [.-iiui, des minesy 4' sér., vol. IX , p. 541 ; 1846).