RÉSUMÉ
DISTRIBUTION GÉOCriAIMilOUE ET STIlATlGliAinUODE DE LA FORMATION CRÊrACÉE.
La faible extension que prend vers les pôles de la terre la formation crétacée, lorsqu'on la compare, ditL. de Buch (1), aux couches jurassiques, et mieux encore aux roches paléozoîques ou de transition, a été regardée par M. A. Boue, non sans quelque vraisemblance, comme le pins ancien ciïet connn de l'influence du climat sur la faune de l'ancien monde.
Dans l'hémisphère boréal, le point le plus extrême où l'on ait si- Umitesnord. guaié la présence de la craie se trouve, suivant M. Forchhammer, près de Tbistedt, dans le nord du Jniland, un peu au-dessous du 57' degré de lat. N., c'est-à-dire, sur le parallèle d'Abcrdeen en Ecosse, de (idlmar en Suède, de Mittau en(iOurlande,do Twer et de Kasan en Russie. Le dernier affleurement dans les îles Britanniques se montre sur la côte méridionale de l'île de Rathlin , près de la chaussée des Géants (Irlande), sous la latitude d'Arpenrade (Danemark), dç Bornholm et de Tilsit. Le cap Ftamborough , par 5(1"* t est son dernier point en Angleterre.
La limite s'abaisse en Russie à mesure que l'on s'avance vers l'E. Ainsi de Grodno, où elle est encore 5 56°, elle passe par Mohilew et Orel , h un degré et demi au sud de Moscou , puis par Simbirsk, pour descendre le long du Volga et se diriger vers la pointe méri- . dionale de l'Oural par /|6^ Longeant au nord le plateau d'Ust-Urt et la mer d'Aral , elle cesse d'être connue au delà dans cette direction. L'immense surface de la Sibérie, depuis l'Oural jusqu'à la mer
(4) Sur les limites géographiques de la formation crétacée [Mo» naisL fi, jékad. d, tV isscnsch . zii Berlin , 4849, p. 447^ — Ver" ha/idi.d.natur/tist, ^er, r/. Prnss, Rheinlnude, Bonn, 4 849; — BulL 2*8ér., vol. Vï, p. 565, 4 849; — Quart. Journ, geoi. soc. of London, vol. VJ, p» 22 des Notices, 4850 ; — j^nier, Journ,, î« iér., vol. X, p. 268, 4 850).
606 DISTEIBUTION GÉOGRAPHIQUE fcT SrRATlGRAriilQDE
d'Okholsk, et depuis TAItaî juscju'à la mer glaciale, a été parcourue pour que Ton puisse douter de Texistence de la crae dans toute cette région.
L. de Buch avait aussi fait remarquer que, le long de cette lisière septentrionale de la formation, les dé|)ôts crayeux les moins anciens, très peu épais, se montraient seuls, tandis que les dc|)ôls aniértears apparaissaient seulement lorsqu'on s'avançait vers le S. où ils affectent aussi une grande épaisseur. Ils ressemblent alors, dit- II, à une vague puissante qui s'élève et vient battre les flancs des plus baut& sommités du Caucase pour aller graduellement ensuite expirer sur les bords des formations plus anciennes dans les vastes plains qui se déroulent au nord.
Au delà de rAtlantique, sur la côte orientale des États-Unis, on a vu que les derniers sédiments crétacés n'atteignaient pas la latitude de New- York, et qu'ils s'arrêtaient vers le UO* degré, ou à 17 degrés plus bas qu'en Europe. Â l'ouest des Apalaclies, dans le ReutQcky et le Tennessee, la craie reste encore au-dessous du 37" degré ; mais au delà du Mississipi, la belle carte que vient de publier M. J. Marcou (1) d'après les documents les plus récents, fait voir que la zone crétacée remonte au N.-0.,dans le bassin supérieur de Missouri, jusque par ^S"* i/2 de latitude, et 104' de longitude, ou 8° 1/2 plus au nord que sur la côte de l'Atlantique. Elle borde le versant oriental des montagnes Rocheuses, en longeant la chaîne jusqu'au sod de l'embouchure du rio Grande del Norte ( Mexique}, occupant ainsi dans le bassin du Mississipi, une surface continue plus grande qu'aucune des formations connues. Au delà des montagnes Rocheuses aucune trace des dépôts de cet âge n'a encore été découverte sur les bords du Golombia, de la rivière Humboldt , dans le grand bassin qui s'abaisse vers l'océan Pacifique , non plus que dans la province de Sonora, et dans la Californie , le long du rio Gila. Limiicitud, Daus l'hémisphèrc sud, la forme des continents qui se terminent en pointe vers le pôle austral rend la limite extrême de la craie fort simple à tracer. Ainsi , nous l'avons vue par ^U"* de latitude è l'extrémité méridionale de l'Afrique , puis par 43** dans la Nouvelle- Zélande, enfin par 56% formant les escarpements de la partie sud-
(<) àé geologicai mapof thc Vnitcd-Statcs, etc. Carte géologiqae des États-Unis et des provinces anglaises de l'Amérique du Nord, accompagnée d'un texte explicatif, de coupes géologiques et de planches représentant les fossiles caractéristiques des diverses formatioDs. In-8. Boston, 4 853.
DS LA FORMATION ChÉTACÉE. 605
ouest de la Terre de Feu , où elle s'approche du pôle sensiblement à la même dislance que dans Thémisplière nord.
Si dans Tun et Tautre hémisphère, et même dans le nouveau monde, considéré isolément , les dépôts crétacés s'étendent presque également des deux côtés de la zone équatoriale dans les zones tempérées, il s'en faut de beaucoup que dans les deux parties principales du nouveau continent ces dépôts soient absolument synchroniques, présentent les mêmes caractères et affectent la même disposition par rapport à celte longue ride montagneuse qui , sous les noms de chaîne des Andes et de montagnes Rocheuses, s'étend du 57'' degré de latitude N. au 57' de latitude S.
En effet, dans l'Amérique du Nord , tous les dépôts sont horizontaux ou à très peu près, peu solides en général ou bien meubles, le plus ordinairement marneux, sablonneux, et de teintes claires ou yerdâtres. Tous appartiennent à une période plus récente que le gault de TËuroi^e et se trouvent placés à l'est des montagnes Ro« cheuses. Dans l'Amérique méridionale, au contraire, les couches sont partout disloquées, plus ou moins redressées, dures, solides, de teintes noires ou foncées. La très grande partie s*fcmble être antérieure au gault et placée sur le versant occidental des Andes, dont le soulèvement est postérieur à leur dépôt. Dans le Mexique central , et peut-être dans la chaîne de Venezuela, c'est-à-dire entre les deux grandes portions continentales de l'Amérique, où précisément les montagnes s'écartent le plus de l'alignement général, les calcaires crétacés pourraient appartenir à une période intermédiaire, par exemple à la base du groupe de la craie tuffeau , comme si celte région dans sa disposition oblique nous représentait une charnière, au sud de laquelle le sol se serait élevé après les dépôts crétacés anciens, pendant qu'il s'abaissait au nord pour recevoir les dépôts crétacés récents.
S'appuyanl sur les conclusions que nous avons vues émises par M. Fcrd. Roemer, à propos de la craie du Texas, M. A. Boué(l] avait aussi conclu que les lignes isothermes , depuis la fm de la période jurassique, c'est-à-dire pendant les périodes crétacée, tertiaire cl quaternaire, jusqu'à Tépoque actuelle, avaient suivi sensiblement les mêmes courbes, et que depuis lors il y avait eu un abaissement général et graduel de la température. La limite nord des couches
Disposition rrUliTo
dans les deux
Amériques.
I/igoes isotherniei anciennes.
(1) Berichte ûber die Mittheil., etc., vol. IV, p. 204, 4848. ^BuU,, ?• sér.. vol. V, p. 276, 4848.
6D6 DISTRIBUTION GBOGRAPHIQUE ET STRATIGRAPHfQrK
nummulltiquos par exemple, depuis rKiiroiK; occidentale jusqu'aux frontières de ia Ciliiiie, se conformerait à ces combes de nos joars que l'on attribue à Pétoignement pins ou moins grand des masses d'eau océaniques. Les rapports des climats dans les deux hémisphères n'auraient pas sensiblement changé , quoique la température générale se fût abaissée, et Ton trouverait de plus dans cette circonstance un argument puissant contre Thypothèse du déplacement des pôles.
Mais chercher à reconstituer les lignes isothermes d'une période déjà si reculée avec des documents aussi incomplets que ceux que nous possédons et sans tenir conipte des chaugemeuts qu'ont dû occasionner li'S soulèvements des plus grandes chaînes du globe, toutes plus récentes que la craie , au moins dans leur pnncipaf relief, nous semble une idée plus ingénieuse que solidement établie. Des nombreuses données que l'on emploie aujourd'hui pour tracer ces mêmes courbes , celles qui se déduisent des corps organisés sont les seules applicables à Thistoirc de la terre, et ce sont sans doute des éléments importants de la question ; mais comme il y a beaucoup de causes indépendantes de la température qui peuvent produire des changements ou des différences dans divers points , on conçoit que ces mêmes éléments sont insuffisants pour qu'on puisse apprécier avec un certain degré d'exactitude les zones thermales des périodes géologiques , même peu anciennes. Si l'on considère enûn combien, dans les contours des anciens rivages, il y a de lacunes produites par des circonstances postérieures, on sera plus convaincu encore de l'incertitude de pareilles déterminations. Ex lication ^ tableau ci-joint est l'expression la plus simple des détails dans ^.<^ lesquels nous sommes entré sur les divers étages de la formation crétacée à laquelle nous avons consacré les tomes IV et V de cet ouvrage; il est le résumé synoptique le plus concis des principaux résultats acquis à la science , après une discussion préalable des observations et des opinions des auteurs. Nous avons disposé de gauche à droite les régions géographiques au nombre de 71, dans l'ordre où elle sont mentionnées dans le texte, et les astérisques placés dessous, dans chaque colonne, indiquent les étages qui y ont quelque représentant. Ces régions n'ont pas été tracées arbitrairement, car on a pu remarquer qu'elles étaient en rapport aTecles caractères physiques du sol, c'est-à-dire avec l'hydrographie et l'orographie, se coordounaiH ainsi aux bassins des rivières prioctpales et aux lignes de partage des ehataesde montagnes. Cette marche.
DE LA FORMATION CHBTACéR. I)07
coinmode pour la descripiioii, s'est montrée dans ic plus graïul nombre des cas en relation avec la distribution géographique première des dépôts. Les contours actuels de la plupart de ceux qui n'ont pas été dérangés depuis nous représentent encore les rivages des bassins ou des golfes dans lesquels ils se sont formés. Aussi avous-nous vu beaucoup de ces bassins ou portions de bassins coo-r slituer, sous le rapport pétrograpliique, stratigraphiquc et souvent même zoologiquc , de véritables unités géologiques, à peine reliées à ceux qui les a voisinent par quelques caractères communs.
Destiné à faire saisir d'un coup d*œil la distribution des divers étages crétacés à la surface des continents et des Iles , ce tableaa montre aussi, comme nous le disions en commençant {antè , vol. IV, p. 2] , que les grandes formations ne doivent pas être regardées comme des unités simples, divisibles partout en un même nombre de fractions égales. Ces unités sont au contraire de valeur très différente suivant les pays; quelquefois elles sont nulles, et les fractions dans lesquelles on les décompose (groupes, étages, sous-étages ou assises), de valeurs également très diverses, se correspondant en général d'autant plus rarement d'une région à une autre, que celles-ci sont pIus.éloiguées ou ont été plus complètement séparées.
Ces divisions et sous-divi.sions si variables, même à de fort petites distances, ne permettent donc pas plus de représenter une formation par une série ou échelle verticale de ses couches superposées les unes aux autres , qu'on ne peut représenter la série zoologique par une disposition linéaire continue des classes, des ordres, des familles et des genres d'animaux. Il y a de même , à diverses hauteurs, des embranchements latéraux , dont l'importance relative n'est nullement comparable. Dans le règne inorganique comme dans le règne organique, une symétrie absolue dans l'arrangement des faits est une pure abstraction de l'esprit; ce n'est plus un tableau, mais une fausse et choquante parodie de la nature.
Sous le titre de récapitulation , les deux dernières colonnes de outribuUon droite montrent que de nos quatre groupes crétacés, le plus constant groupes est le second, qui est représenté dans 65 régions sur 71 ; puis viennent des /tages. le premier, qui se retrouve dans 38, le quatrième dans 32, et le troisième ou le gault , dans 13 seulement. Celui-ci n'est bien caractérisé que dans l'ouest de l'Europe , et peut-être sur les limites delà Nouvelle-Grenade et de Venezuela. Eu égird à la puissance qu'ils paraissent atteindre, et par suite au laps de temps qu'ils pourraient représente!*, ces groupes sont rangés dans un autre ordre. Le plus épais
608 DISTRIBUTION GÂOGRAPUIQUE £T STRATIGRAPHIi^CI
serait le quatrième , puis viendraient le second, le premier et eofio le troisième. La variété des faunes et des caractères pétrographîqoes dans chacun d'eux est sensiblement en rapport avec ces différences d'épaisseur et de temps.
Si nous considérons maintenant les étages, leur constance, comme on pouvait le prévoir, s'accorde avec celte des groupes dont ib foot partie. Ainsi l'étage le plus répandu à la surface du globe est le second (craie chloritée) du deuxième groupe qui est signalé dans àh régions, puis vient la craie blanche du premier dans 37. Les nombres 36 et 36 des premier et troisième étages du second groupe raoalrent bien la liaison de la craie tuffeau avec la craîo blanche, liaison sur laquelle nous avons souvent insisté pour riiémisplièrc nord. Dans le groupe néocomien, c'est l'étage inférieur, confondu |ieul-êlrc quelquefois avec le second, qui est le plus largement développé ; le supérieur s'en sépare rarement , si ce n'est dans la partie centrale de l'Europe.
Quant à la répartition comparée des divers groupes des deui cfités de l'Atlantique , ou mieux dans l'ancien et dans le nouveau continent , nous ne voyons pas qu'on en puisse déduire d'autres généralités que celles qui ont été déjà indiquées, car il manque trop de jalons entre les points connus. On peut remarquer toutefois , que les deux groupes supérieurs régnent presque d'une manière continue dans l'hémisphère nord des montagnes Rocheuses aux plages de l'Atlantique, comme des iles Britanniques au delà de la mer d'Aral , tandis que le quatrième , qui ne se montre que bien plus au S. , dans l'ancien et le nouveau continent , est celui qui, dans ce dernier, règne des deux côtés de l'équateur pour se prolonger jusqu'au 56'' degré de latitude australe. Da De même que les coupes de terrains et les cartes géologiques,
ijnchionitmc ^^^^^ tablcau 3 l'inconvéuient d'être quelquefois trop positif et ëtnges. d'exprimer plus que ne le permet l'état réel de nos connaissances. Le synchronisme de certains dépôts dans des pays différents, et quelquefois même très rapprochés , est loin d'être toujours bien démontré pour nous. Nous eussions pu sans doute trancher plusieurs de ces questions de détail que nous avons laissées indécises; mais trancher n'est pas résoudre , et nous avons préféré marquer d'un point? beaucoup de ces parallélismes plutôt que de les présenter comme des résultats définitifs.
Comme exemple de ce genre de difficulté, nous prendrons quel^ ques points des mieux connus , tels que les bassins de la Seine , de
DK LA FÛRMATIOX CRÉTACiB. 609
la Loire et do sud-ouest de la France, tous trois ouverts du même côté vers l'Atlantique. Si nous admettons , ainsi que nous l'avons fait , que le ganlt et le groupe néocomien manquent dans les deux derniers, il restera seulement à comparer les étages supérieur» des trois bassins.
Nous n'avons proposé qu'avec réserve le synchronisme des quatre étages du bassin de la Loire avec ceux du sud-ouest , tout ea faisant ressortir leurs différences, mais nous avons dû reconnaître l'insuffisance complète des données pour étendre la comparaison au bassin de la Seine. Nous avons discuté la valeur des motifs que l'on avait tirés de la présence de quelques fossiles pour mettre la craie jaune de Touraine sur l'horizon de la craie blanche, la craie jaune de Aoyan sur celui de la craie supérieure de Maestricht, et le second étage du sud-ouest au niveau de la craie blanche, etc., de manière à retrouver partout cette symétrie dont on s'est formé, pour ainsi dire, le type abstrait d'après l'étude d'un point. I^lais on oublie dans le premier cas, que la craie à silex de Blois, du château de Vendôme, etc., si différente sous tons les rapports de la craie blanche , et plus encore de la craie supérieure, recouvre de la manière la plus nette la craie jaune de Touraine, dont elle ne diffère pas moins , et dans le second , que, à quelques analogies tirées d'un petit nombre de fossiles, on peut opposer des différences bien autrement prononcées. Si plus tard on vient à démontrer réellement que dans les bassins de la Loire et du sud-
ouest la partie supérieure du second groupe doive être reportée au premier, nous nous empresserons d'en adopter les conséquences ; mais jusqu'à présent on n'a produit en faveur de cette opinion que des assertions vagues et des motifs trop insuffisants pour qu'on doive en tenir'compte.
Nous aurions pu prendre des exemples du même genre et dans les mêmes groupes sur le versant nord des Pyrénées , soit dans te basiiin de TAdour, soit dans celui de l'Aude et de la Garonne supérieure, comme aussi dans cette série de bassins crayeux dont nous avons suivi les dépôts variés des bords du Rhin à ceux du Dniester. Partout nous aurions reconnu la difficulté, et souvent même rirapossibilité de ces parallélismes de détail que l'on n'obtient souvent qu'en négligeant certains faits ou bien en torturant et en dénaturant les autres.
Ënfm, nous ferons encore remarquer que les doutes que nous entretenons rebiivcmoiit à certains syncfironismes viennent de ce V. ' 39
610 DISTRIBUTION GiOGBiPHIQUS DE Li FORMATION CRÉTAC&S.
que nous prenons en considôfati^o tons les caractères des dépôts ifue 0oas comparons, ef que nons c|ief cbons , av^nl de cc^icliirfç, à M>us rendre compte ^0 riipporf^npe rpl^live de cbaçiin d'eox. Si» epmme le font quelquei pmom^^, pair une spite de système oq de méthode artificielle , facile et d'une application commode, p)f^0 p^ If tionnelle, nous n'avions égard qii'à un sepl ordre 4e fsaraptères , nons arriverions ([^rtniiiemep^ plan ?i(# ^ pJ^feQir iiqe dp pes clf^fîficatiops si régqlières sur Ip papipr» naais ^QDt tout le prestige toifibe H disparaît ddsqv'op sp trouve sur Ip tv^m pt ep fipfi 4es U^,
ÎS El