‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 110 sur 166 · Marnes bleuâtres scbistoldes · texte numérisé non relu

Marnes bleuâtres scbistoldes

6, Calcaire blanc oolitbique exploité le long du coteau (1).

Plus au nord, M. Dufrénoy (2) décrit les marnes -du pont de Cburet, et les calcaires èompactes terreux en lits minces des eiiTi* rons de Mansle» avec des Myes, des Trigonies, des Nocales et des Astartes. D'après M. Marrof, le gypse exploité aux Moulidards, à Touest d*Hiersac, est, comme les précédents, intercalé dans les assises de Portland. Â la carrière du village de Boucher, on ren^ contre, au-dessous de 5 mètres d*argile schisteuse grise, le gypec rose, lamellaire, en rognons discoïdes, juxtaposés, à surface polie, puis le banc principal qui est un gypse saccharolde passant au lamelleux, en masse continue, un lit de gypse fibreux, et des argfles semblables à celles de la surface. Ces exploitations et celles de la Barre et du Lac occupent un petit bassin de 1200 mètres de long entouré par les calcaires supérieurs de Tétage.

A partir d'Angoulême, la xonc jurassique supérieure s'amindt beaucoup, par suite du prolongement des couches crétacées vers le N., mais M. Dufrénoy (p. 656) la suit encore le long de la petite rivière de TÉchelle, puis jusqu'à 2 kilomètres de celle du Bandiat, et elle paraît cesser tout à fait de se montrer au nord-est de la Rochebeaucourt. Nous l'avons cependant observée entre Cognac et Savignac caractérisée par VExogyra virgula (3). Mptrieneiit Masqué eusuite sous les dépôts crétacés, nous ne connaissons plos le groupe supérieur que dans la partie occidentale du département du Lot, où il forme une bande assez large, dirigée N.-S., depuis la rive gauche de la Dordogne, an sud de Souillac, jusqu'aux environs de Montpezat, au midi de Cahors. Cette bande s'élargit à l'ouest, dans la vallée du Lot, en se prolongeant jusqu'à Fnmei, limitée à l'est par le groupe moyen. Nous avons décrit ses affleurements au sud de Peyrac, à la jonction de la route de Gourdon avec celle de Souillac à Cahors {k). En cet endroit, les couches créucées à Exogyra columba reposent sur des calcaires marneux, grisâtres,

(4) D'Archiac, Écudrs sur la fonn. crétacée^ 4" partie, p. 70, pi. 41. fig. 3. 4 843. — Uist. des progrès de la géologie, vol. IV, p. 438, pi. 2, fig. 3,4 854.

(2) Explication, etc., vol. II, p. 648.

(3) D'Archiac, Notes inédites^ \^iK

(4) D'Archiac, /or. cit., p. 47. pi. 44, fig. 4, — iïa/. dfs pra* grès de la géologie, vol. IV, p. 422, pi, 2, fig. 4, 1854.

du

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schistoïdes, avec Nucula inflexa et gregaria, semblables à ceux qui occupent la même position dans les départements de l'ouest. Au-dessous sont des calcaires gris compactes et des marnes argileuses de môme couleur, remplies de Pholadomya acuticosta^ Sow., Mya rugosa, Roem., Lucina substriata, id., Ceromya tenera, Ag.?, Astarte rugosa^ Sow. in Fitt., Irigonia cardissa, Ag., Nuctda? Pecten, Exogyra virgula, Def., Terebratula sub* sella, Leym. M. J.-L. Combes (i) cite encore, aux environs de Fume!, Isocardia excentrica, Vollz. /. obovata, Exogyra virgula, Defr., Terebratula subsella, Leym., Pterocera Pond, Al. Brong., Ammonites Lai lierianus, d*Orh,, A. decipienSy Sow., A. longispintiSy id. , etc.

Autour de Cabors, un calcaire compacte, gris jaunâtre, assez clair, est rapporté au premier groupe oolithiquc (2). Les escarpements qui bordent le Lot montrent une marne gris foncé, schisteuse, très bitumineuse, remplie à' Exogyra virgula^ et formant une bande qui se dessine nettement au milieu de la masse. Les calcaires qui viennent au-dessus sont plus schisteux, à cassure plus terreuse, et renferment F ^xo<7^ra viV^w/a avec la plupart des fossiles que nous venons de citer au sud de Pcyrac. Un banc de lignite impur y est ici subordonné, et l'épaisseur totale du groupe ne dépasse pas 50 à 60 mètres.

Plus à Test et au sud, ce mênie groupe ooliihique supérieur n'a pas encore été signalé. S'il est partout recouvert par des dépôts plus récents, aucune dislocation ni dénudation n'est venue trahir sa présence. Peut-être aussi n*existe-t-il pas sur les pentes du versant méditerranéen auxquelles appartient la partie sud-est de la zone jurassique du sud, là où les autres groupes ont des caractères assez difîérents de ceux du sud-ouest, et plus encore de ceux du nord.

$ 2. Groupe oolithîqne moyen.

Ce groupe est indiqué sur la carte géologique de la France comme z^« occupant une zone plus ou moins large, depuis l'ile de Ré jusqu'aux environs de Caussade (Lot-et-Garonne), et interrompue .neulement entre la Dronne et les sources de la Nizone (Dordogne). Elle est

(\\ Fumet et ses environs, p. 8, in-8, 4855, (2) Explication, etc., vol. II, p. 675, 1848. — Cttrtc ^èntof^ique de la France, 4 844,

comprise enire le groupe précédent et Tioférieur, avec une in<Ji-

naison et une direction concordantes.

Dëpartemenu Suf la limite méridionale des départements des Deux-Sèvres et

DemcSèvres de la Veudéc, le groupe moyen se montre au milieu des marais de

itokyendëe. Id Sëvrc-Niorlaise, dans les îles de Chaillé, de Vouillé, de Yix et de

Maillé, ainsi qu'aux environs de Grip, près NiorL Les marnes avec

fer oolithique et des calcaires blancs y représenteraient, suivant

M. Manès (i), le sous-étage de Kelloway. Il y cite la Pholadcnnya

inornata, Sow. , la Trigonia elongata^ id. , la Gryphœa dilatata^

id. , le Nautilus granulosus, d'Orb. , le Belemnites hastatuSy Blaiov. ,

avec les Ammonites hecticus Hartm., et macrocephalus^ Schloth.

L*escarpement occidental de Tîle d'Elle, sur la rive gaucbe de la

Vendée, nous a présenté, au-dessous du dépôt quaternaire qui porte

le moulin, et sur une hauteur totale de 8 à 10 mètres :

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