Grès calcaire spathique à Entroques. et
i brèche calcaire 5. Marne grise
/ 6. Grès à ciment et lamelles calcaires, avec 1 des nodules quartzeux et des Bélem
{ nites 4Î à
1 7. Minerai de fer oolithique et marue ferru- , gineuse, de 2°", 50 en moyenne, et 2 mè-
1 très de minerai exploitable
f 8. Marnes grises un peu pyriteuses. 0,10 à ; 9. Brèche calcaire, avec des grains de quartz \40. Marne grise foncée, avec calcaire .... 1 1 . Lias proprement dit.
M. Dufrénoy (2) n'adopte pas complètement les conclusions de l'auteur, basées principalement sur les caractères du minerai oolithique (n° 7) qui serait de l'oolithe inférieure, et il doute même de la place qui lui est assignée |)ar M. Grûner dans la série géologique dq pays.
(1) A/i/i. des mines^ 4* série, vol. VII, p. 355, 4845. — Dufrénoy, Explication^ etc., vol. II, p. 738.
(2) Explication^ etc., vol. Il, p. 738.
GROOPI OOLITHIQOB MOYEN. 47i
Le minerai do ravin de Barréges est subordonné à des marnes où M. Boacaait a trouvé des fossiles que nous citerons plus ioio, et qui appartiennent évidemment aux premières couches de i'oolitha inférieure ou aux dernières du lias, mais s'il s'y trouvait aussi des Posidonomyes, on ne pourrait pas en inférer leur parallélisme avec le gisement de la Voulte dont les Ammonites et les Bélemnites sont entièrement différentes , et dont les Posidonomyes peuvent être aussi bien celles de l'Oxford- clay que celles des marnes du lias.
Le minerai de fer de Yeyras est compris dans des schistes argilo-marneux qui reposent sur le grès, et que traverse le col des Coirons. La couche de fer plonge de 5 à 10 degrés vers le S. -S. -G., et redevient horizontale au sud; aussi affleure-t-elle dans )es ravins que nous venons de citer et dans ceux d'Arydelière et de Fonibelle.
La Société géologique de France, lors de sa réunion extraordi*» oaire à Valence en i 854, a examiné la position du minerai de fer de la Voulte, et les fossiles qui y avaient été déjà signalés joints à un certain nombre d'autres espèces ont confirmé les membres présents 4ans l'opinion que ce gisement appartenait à l'horizon du sousétage de Kelloway (1). Près de 30 espèces fossiles ont leurs ana-logues dans cette division du second groupe, et aucune d'elles ne se retrouve dans le lias supérieur. Quant aux Posidonomyes, assez di£Bciles à déterminer spécifiquement, elles ont paru différer aussi de celles du lias, et être au contraire identiques avec celles que nous retrouverons dans des couches incontestablement de l'étage d'Oxford du même pays.
Cette assise avec Posidonomyes et Ammonites Bakeriœ, que nous avons vue recouvrir le minerai, s'enfonce sous des marneu remplies de petites Ammonites à l'état pyriteux (A. tortisulcaiuSf d'Orb.^ tairicus, Puscb, plicatilii, Sow., oculatus, Phill.) associées aux Bélemnites hastatus et Sauvanausus de l'Oxford-clay proprement dit. Au-dessus régnent des calcaires marneux et des cal* caires compactes remplis encore d'Ammonites {A. plicatilis^ etc.)* et couronnant les talus formés par des marnes qui se continuent, vers ro. jusqu'à la vallée de l'Ouvèze. Les derniers indices de opinerai dans le vallon de la Voulte se trouvent près de la ferme isolée de Viaud. Ce sont des schistes rougeâtres, remplis des mêmes
[\) Bail,, %• série, voL XI, p. 740, 4S5i.
672 SOD DB LA niÂlfCB.
fo68ile8 que ceux qu'on vient de citer, reposant sur des calcaires compactes noirs, aussi da groupe moyen, qui recouvrent à lear tour un grès sans fossiles et des conglomérats en contact avec les roches cristallines.
Sur les bords de la vallée de TOuvèie, la Société a consuté TeziBtence des marnes à petites Ammonites pyritenses (^4. plicaiitis^ oculatus^ etc.) couronnées par d*épais calcaires iormant Tassise supérieure de l'étage d*Oxford. Le mont Cbarray est entièrement composé par le second groupe oolithique dont les conches ont été traversées par des filons de basalte. Lorsqu'on s'approche do col de l'Escrinet, on voit ce même groupe supporté par un massif de grès sans fossiles, beaucoup plus ancien, au lieu de l'êire par les calcaires supérieurs du lias du pont de Cous. Au col de l'Escrinet, les calcaires du groupe moyen sont aussi traversés par des filons basaltiques qui, de part et d'autre du col, se rattachent immédiateoieot aux grandes nappes épanchées sur les plateaux jurassiques. Considéré de ce point, le bassin de Privas offre l'aspect d'un grand cirqoe au milieu duquel le mont Cbarray se trouve isolé. Cette cavfté, suivant M. Foumet (p. 751), aurait été produite par l'érosîon des marnes d'Oxford enlevées partout où elles n'ont pas été protégées et consolidées par les basaltes, comme à l'Escrinet, au mont Cbarray et an calvaire de Privas. Le fond du cirque est occupé par l'oolithe inférieure et le lias qui supportent la ville et plongent an S. -E. sons les marnes et les calcaires de l'étage d'Oxford de Chomérac La paroi nord-ouest du bassin est formée par le trias et les montagnes granitiques.
En visitant les principles exploitations des environs de Privas, les membres de la Société géologique ont pu reconnaître les deux minerais d'âge différent, comme l'avait annoncé M. Grûner. Au puits de la concession de Saint^Priest, le minerai compacte, à la base de l'étage d'Oxford, n'est séparé du minerai oolithique du lias que par un banc de 0»,50 de calcaire à Entroqnes. An puits Grfiner, où les minerais sont le plus puissants, l'un terreux ou agatisé, l'autre oolithique, renferment chacun des fossiles différents et d*accord avec la différence de leurs caractères minéralogiques comme avec celle de l'âge qu'on leur assigne, ceux du minerai supérieur étant les mêmes que les espèces du gisement de la Youlte ou de l'horizon do Relloway-rock, ceux de l'inférieur appartenant aux derniers dépôts du lias.
I^ formation jurassique constitue ensuite une série de collines
GHOUPB OOLITHIQUE MOYEN. /i7S
qui bordent la rive droite da Rhône, depuis les environs de Tournon jusqu'au Pouzin, sur une longueur de plus de UO kilomètres. Dans cette étendue, dit I\]. Santier (1), les couches jurassiques appartiennent généralement au groupe moyen ou à l'étage d'Oxford, et l'un des points les plus intéressants à explorer se trouve précisément en face de Yalence. C'est la montagne de Crnssol, où l'on peut parcourir dans nu petit espace toutes les assises du groupe, et fixer d'une manière précise le gisement des couches ferrugineuses de la Youlte, puisque ces couches se rencontrent dans cette mon* tagne, à Fétat rudimentaire il est vrai, mais caractérisées par les mômes fossiles.
M. Lory (2) a rappelé les diverses opinions émises sur les cou* cbes de Crussol. En 1835, iVl. S. Gras (3) les rapportait au terrain crétacé inférieur, c'est-à-dire au groupe néocomien ; en 18/ii, la Carte géologique de la France les préseniait coloriées comme appartenant au groupe oolithique inférieur, mais déjà Voitz avait été frappé de la ressemblance pétrographique des calcaires et de celle de leurs fossiles avec les caractères du groupe oolithique moyen dans le "Wurtemberg, et, de leur côté, îMM. Ewald et Beyrîch (6) avaient placé ces mêmes calcaires avec ceux des environs de Grenoble sur l'horizon de l'Oxford-clay. Depuis lors M. Fournet (5) et M. Thiollière (6) ont reproduit cette dernière opinion.
La montagne de Crussol, poursuit M. Sautier, coupée dans le sens de sa longueur par une faille à peu près parallèle au cours du Rbône, présente ses escarpements à TE., s'arrondit en voûte du côté opposé, vers Saint -Peray, et de là s'étend jusqu'à Soyons sur une longueur d'environ 6 kilomètres. Au milieu de cette bande, au point dit le ravin d'enfer, les expansions du granité que l'on voit affleurer sur plusieurs points, à partir de ce ravin jusqu'à Soyons, ont déterminé dans la montagne une rupture transversale. Au nord do ravin, les couches plongent faiblement au N.-O., et au-dessus de Guillerand, vers l'endroit où se croisent les deux brisures, est
(I) BulL, 2« série, vol. XI, p. 74 6, 4 854. (21 /^/V/.,p. 715.
(3) Statistique miner, du département de la Drôme^ in-8, avec carte, Grenoble, 4 835.
ik\ Bull., 4 "série, vol. X, p. 324, 4 839. 5J Ann. Soc. d agriculture de Lyon, 4 843. 6) BulL, %• série, vol. V, p. 32, 4 847.
hlk SUD DE LA FtANOL
le point calminant de la rnootagne, qui atteint 380 mètres d'alti* tude* Au midi du ravin, au contraire, et jusqu'à Soyons, Tindinaî- 8on au S. est faible, et l'altitude ne dépasse pas 150 mètres^
L'auteur divise en trois sous-étages la série des couches de b montagne de Grussol, et chaque sous-étage en un certain nombre d'assises que nous résumerons comme il suit» en tenant compte des observations ultérieures. Cette coupe est un bon exemple de la composition et des relations du second groupe dans le snd-esl de la France.
I 4 . Calcaires en bancs épais, compactes, à cassure généralement concholde, de teintes claires, blanchâtres, jaunâtres, roses, grises ou bleuâtres, tachetées et passant les unes aux autres (Ammonites, Bélemnites, Térébratules, Pecten^ Cîdaris coro- 0. natc/y Jptychus lœvis et imbricatus^ etc.). . . . 25,00
Couche mince de marne endurcie, avec des nodules calcaires et des boules ferrugineuses ; teintes grises, jaunes ou verdâtres. Mêmes fossiles que dans le n"* 4 , et de nombreux polypiers 0,30
Calcaire plus ou moins dur, en bancs de 0"*«30 à C^.SO, ressemblant beaucoup au calcaire n* 4, et renfermant à peu près les mêmes fossiles, souvent séparés par des lits de marne bleue scbistolde. Quelques-unes des espèces précédentes y manquent, et d'autres apparaissent pour la première fois 30,00
Calcaires en bancs de 4 mètre d'épaisseur, jaunes ou gris, tachés de bleu, et remplis de Trichites, . . 7,00
Bancs minces de calcaires ou de rognons marneax bleus, gris ou jaunâtres, de marnes compactes, alternant avec des lits peu épais de marnes feuilletées, grises, et blanchâtres eu se délitant à Tair. [Ammonilcs hccticus. tatricus^ HommairerJ^eXc.^ Bélemnites, etc.) Calcaire bleu clair vers le bas, et
'2 I donnant une chaux hydraulique 60,00
«2 I 6. Marnes feuilletées , bleues ou grises , alternant p y d'abord avec des calcaires marneux gris de fumée
ou jaunâtre, en bancs minces, qui passent à des marnes argileuses, schistoldes, de teinte plus foncée, en couches de 4 à 2 mètres d'épaisseur, traversées de veines spath iqu es. {.ammonites cor^ datas ^ canaticulatuSy plicatiliSy perarmatusj torttsulcatus^ tatncusy Belemnites hastatusy late- \ sulcattiSy Sduvanausus, etc., Jpiychus lameilosus
et iœvis, Térébratules, Huîtres, Cidaris, Apiocrinites, des à^nis de Spkcenodus^ etc.). . . .70,00
■ff
GROUPE OOLITHIOUK MOYEN. A76
L Calcaire siliceux en plaquettes, très dur, gris brun ou bleu, à texture grenue, avec de nombreuses Posidonomyes, reposant sur une marne grumeleuse, noire ou ocreuse, avec des plaquettes calcaires. La roche devient parfois oolithique. Fos* siles très nombreux, dont plusieurs se montrent dans les assises au-dessus, et, en outre, les Am" monites t'oronatus^ Bakeriœ^ Adelœ, lunula^^Kc.^ tous identiques avec ceux du minerai de fer de la m.
Voulte 6,00
^ f S. Calcaire grenu, très siliceux, très dur, gris ou bleu foncé, quelquefois brun, avec des lentilles ferrugineuses, rempli de grains de quartz vers le bas, et passant au grès. Fossiles nombreux semblables à ceux /de l'assise précédente 20,00
i9. Grès gris ou blanchâtre, très dur. avec des Térébratules, des traces.de charbon, et reposant sur des grès jaunes plus ou moins grossiers, sans fossiles. Ces roches arénacées, peu solides, se désagrègent facilement 8,00 4 0. Argiles endurcies, schisteuses, jaunes, grises, verdftlres ou blanchâtres, micacées, sans fossiles . . 6«0b 44. Calcaire jaune, grenu, à pâte très fine, très siliceux, avec quelques empreintes de Posidonomyes. . . . 5,00 4 2. Grès brun ou jaunâtre, avec quelques fragments de quartz et sans fossiles. 5,00