‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 115 sur 166 · Granité · texte numérisé non relu

Granité

M. Sautier fait remarquer que les caractères particuliers de la première assise et la présence du Cidaris coronata avec certains polypiers pourraient peut-être la faire rapporter au coral-rag. Des restes de conglomérats peu anciens et de calcaires lacustres s'observent sur plusieurs points de la montagne, et jusque vers son sommet, mais nulle part on n'y a reconnu de roches crétacées.

La Société géologique, en reprenant la coupe précédente de bas en haut, a remarqué que l'ensemble des couches inférieures» sur une épaisseur de 23 mètres, ne présentait pas de fossiles assez déterminables pour en assigner Tâge, mais, qu'à partir de ce niveau tous ceux qu'on rencontrait présentaient les caractères de l'étage d'Oxford. Une couche mince de marne ferrugineuse, dure, grumeleuse, avec fer oolithique et dépendant de l'assise n° 7 représenterait le Kelloway-rock par ses fossiles à l'état pyrileux {Terebratula acasta [Rhynclwnella, id., d'Orb.), T. quadriplicata^ Ziet., T, bicanaliculata, id., Belemniles hastatus, BhinY, y Ammonites macrocephalm^ Schlotb., et les espèces précédemment citées). L'assis^

n"" 7 serait Fanalogue de l'Oxford-day proprement dit, de sorteqne les calcaires durs, siliceux, en plaqueiles, avec d'innombrables empreintes de Posidonomyes, se tronTeraient à la limite des deux divisions de Tétage. Dans les calcaires (n** 5), et dans les calcaires compactes de la partie supérieure de la montagne, les Amaionites nombreuses sont à Tétat de moules, calcaires, et plusieurs des espèces rencontrées dans les couches les plus basses, au-dessoos des Posidonomyes, continuent à se montrer jusque dans les plus élevées de la série : telles sont les Ammonites Bakeriœ^ plicalilis, ancepSj oculatus, tortisulcatus, Erato, lunttla et canaiiculatus. Cette circonstance, que nous retrouverons sur plusieurs points du Daupbiné, prouve encore que nous avions raison de ne considérer le Kelloway-rock que comme un sous-étage ou une dépendance de roxford-clay.

De nombreuses carrières sont ouvertes dans les calcaires supérieurs (n^ 1) sur la pente occidentale de la monugne. Plus au nord» à Châteaubourg, ils reposent sans intermédiaire sur les roches cristallines, et M. Thiollière y a observé les Ammonites tortisulcatus,plicatilis^ convolutus, lunula^ canal iculatus, et XAptychus lamellotus.

RéramÀ Ainsi, dans les deux portions sud-ouest et sud-est de la zone méridionale de la France, la composition et le développement du second groupe diffèrent essentiellement suivant les points où on le considère. Nous avons signalé le coral-rag à rextrémité nord-ouest de la première bande, le long de la côte de TOcéan, où il est bien caractérisé, et très riche en débris organiques, mais nous Tavons bientôt perdu de vue en nous avançant au S.-E. Dans la partie opposée, sa présence a seulement été constatée dans le département de ruérault. L'étage d'Oxford, plus constant sur les limites des départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente- Inférieure, a pu (l'abord être divisé en deux sous-étagos qui se sont bientôt confondus, ou ont pris des caractères de moins en inoios tranchés au sud-est jusqu'à leur complète disparition. Nous avons donné peu de détails sur la composition de l'étage très réduit dans l'ancien golfe qui comprend le plateau du Larzac ; mais, en nous avançant vers l'E., nous avons pu y reconnaître trois divisions, et même quatre, lesquelles, en remontant vers le N.-E., le long des Cévennes, pour venir se terminer sur la rive droite du Rhône, entre Valence et Tournon, se modifient un peu, mais n'en offrent pas moins un jalon qui nous permettra de relier avec toute certitude cette

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zooe aux couches contemporaines du Dauphiné. La présence de riches minerais de fer dans cette portion nord- est lui doune un intérêt particulier, et nous avons dû insister sur la composition de Tétage dans les localités les mieux étudiées, à cause de Futilité dont leur comparaison pourra nous être par la suite.

% 3. Groupe ooUtbiqua iaféneutt

Dans son Étude des gîtes houillers et métallifères du bocage Zonatod^nett. vendéen (1), M. H. Fournel a décrit les roches qui bordent au sud oëptn^mant les terrains anciens, et occupent tout le fond de la grande dépres- ^ ytLëe. sion, ou lac secondaire, comme il rappelle, qui s*étend de Youvant aux Essarts. Des calcaires oolithiques recouvrent les marnes du lias sur toute la limite du bocage, et constituent plusieurs lambeaux sur le pourtour de la vallée. Ces calcaires, qui appartiennent aux assises les plus basses du groupe oolithique inférieur, se montrent encore par places, isolés çà et là au milieu des schistes de transition, sur les couches redressées desquels ils reposent horizontalement. Tels sont les lambeaux de Puy-Rinsant, de la Chapelle-Thireil, de Grand-Rhé. Leur position singulière n'a pas laissé que de frapper Tauteur qui a cherché à l'expliquer par diverses hypothèses. Dans l'état actuel des choses, sans doute, ce lac secondaire du bocage est complètement circonscrit par les roches cristallines ; mais si l'on songe au temps qui s'est écoulé depuis son remplissage, et surtout à la multiplicité des phénomènes d'abaissement, de soulèvement et de dénudation du sol qui ont dû se produire depuis, on ne s'étonnera point de ne pas retrouver dans le relief actuel du pays les conditions qui mettaient ces dépôts jurassiques en relation directe avec la zone continue située au sud, et dont nous allons parler.

« Le groupe inférieur, dit M. Manès (2), constitue une bande Dëpartement » qui n'occupe à l'ouest, le long de la côte, près de Talmont, qu'une Daaz^Tns. » largeur d'environ 3 kilomètres ; elle parait s'allonger à peu près ParuTtnd. > de la même étendue sous le dépôt d'atterrissement moderne qui

(4) In-4, avec atlas in-folio, Paris, 4846.

(2) Dcscrîpt. phys.y géoL, etc., du département de la Charente^ Inférieure^ p. 92, avec carte et coupes, Bordeaux, 1853. — Nous trouvons mentionnées une Description géologique du département des VeuX'Sèvres et une Carte, géologique de ce département, par

un SUD DK LA FRANCS.

» occupe le grand marais de la Sè?re. EJIe s*élargit h la haoteor de » Luçon et de Fontenay, oà elle se montre sur une étendue de » 10 kilomètres ; elle prend son plus grand dé?eloppement tcts 9 Niort et RufTec, où elle occupe une largeur de 15 à 16 kilo- » mètres (1), puis ?a en se rétrécissant vers la Rochefoucault et

• Manon, où elle se réduit à une simple lisière composée des coq- » ches inférieures du groupe, par suite du sol ancien sur lequel elle » repose. Cette bande forme dans le département de la Charente

• des plateaux légèrement ondulés de 100 à 150 mètres d'tititode ;

• dam la Vendée, elle forme les plaines de Fontenay et de Luçoi, 9 qoi ne s'élèfent qu'à 20 ou 40 mètres ao-denua du niveau de

• la mer. »

L'auteur y distingue de haut en bas :

4. Calcaires compactes, à pAte homogène, grisâtres, à caarare

unie, eu bancs plus ou moins épais, avec de nombreuses Ammonites (Fontenay, Ruffec), ou blanchâtres, à cassure eonchôTde, •B bancs minces remplisse Térébratules (Champagne-Mouton, à Tast de Ruffec).

2. Calcaires sub-ooiithiqu es, blanchâtres, a\sc des oolitbes di»éminées dans la pâle, à grain fin, h texture terreuse, renfermant souTsntdes rognons siliceux, blancs, grisâtres, se fondant dans la pâte (Ammonites, Térébratules, etc.).

5. Calcaires sub-grenus, grisâtres, solides, avec des Bélemnitas,

des Ammonites, etc., et exploités pour les pavés à Luçon el à Niort.

Nous reprendrons actuellement Texamen plus particulier de quelques points des départements des Deux-Sèvres et de la Charente.

Les calcaires des environs de Luçon, dit M. Dufrénoy (2), sont compactes, en bancs de Q^'.iS à 0'",20, séparés par des plaquettes calcaires. Ces bancs sont oolithiques, souvent marneux ou solides, et se délitent par grandes dalles. M . Manès cite dans cette localité

it. Cacarrié. Nous regrettons de ne connaître ni Tune ni l'autre. Le seul document qui nous soit parvenu est une esquisse géologique que nous avons déjà citée, publiée par la Société fie statistique des Deux-Sèvres, 4* liv., 4 842-43.

(4) Sous le méridien de Ruffec, la zone n*a plus de limites comparables à ce que Ton observe au nord-ouest et au sud -est, puisqu'elle s'étend au nord jusqu'à Poitiers pour occuper, en réalité, touia la largeur du plateau compris entre les montaîgnes du Limousin et celles de la Vendée.

(î) U^pUcation^ etc., vol. II, p. 636.

GROUPE OOLtTHIQUE INTÉRIEOB. 479

kBeltmnùei Fleuriausus, d*Orb., V Ammonites discuê, Sow., la Limarigida^ d'Orb., la A. proboscidea, Sow., etc.

Le calcaire qui forme les escarpements supérieurs de Melle est le ■lême que celui qui recouvre tout le plateau compris entre cette ville, Niort et Laçon (1), et que l'auteur rapporte à Toolithe inférieure. Celui de Niort, blanc, à grain fin, facile k tailler, renferme dans cer- ' tains bancs des rognons de silex gris clair ou bleuâtres, à cassure unie. Les bancs exploités comme pierre d*appareii reposent sur un calcaire dor, plus foncé, employé pour le pavage de la ville. Les puits qui atteignent les marnes du lias, à une profondeur de 80 mètres, montrent que l'épaisseur des dépôts jurassiques augmente à mesure qu'ils s'éloignent du terrain ancien. M. Manès signale dans les calcaires des environs de Niort : Trigonia costata, Park. , Lima gib" éwo, Sovr., L. proboscidea^ id., Terebratula perovalis, id., BelenmiiesmlcatuSj Mill., et les Ammonites discus, Sow., Sowerbyi, waL. biflexuosus, d'Orb., bullatus, \d. , macrocephalus, Schloth., hecticus, Hartm.

Ces mêmes calcaires occupent le plateau situé entre Niort et Saint-Maixent, ainsi que les escarpements qui bordent la Sèvre des deux côtés de cette dernière ville. Leur épaisseur est d'environ 80 à 90 mètres; ils sont blanc jaunâtre, bréchoïdes, en bancs assez suivis (carrière de la Pissotte), et se prolongent sous le plateau que recouvre un dépôt quaternaire rouge avec silex.

A l'est de Saint-Maixent, la montée de la route de Poitiers en présente une coupe observée en 18^3 par la Société géologique de France (2), qui remarqua une faille dirigée S.-E. , N.-O. , séparant les couches horizontales de la partie supérieure de la colline de celles de la partie nH)yenne et inférieure, fortement inclinées à TO. on vers la vallée ; de sorte que les strates rapportés à l'Oxford-clay se trouvent au pied de la colline, â un niveau plus bas que ceux de la grande ooUtbe restés au sommet où manque ce même étage du groupe nioyen. Plus bas, des bancs rapportés k l'ooliihe inférieure reposent sur le lias dont les strates sont aussi horizontaux au-dessus ou à l'est de la faille, et inclinés au-dessous ou k l'ouest. La disposition des couches nous a paru telle en effet que l'indique M. Garran, mais Tomission des espèces fossiles de chacune d'elles peut laisser subsister quelque incertitude dans sa description. Nous ajouterons

(4) Dufrénoy, ioc. cit., p. 644.

{%) Bull. y 4'« série, vol. XIY, p. 649, pi. 4 S, 4843.

donc quelques observations qui nous sont propres, en laisiiii remarquer que la limite des étages de la grande oolithe et de l'ooliihe inférieure ne nous a point paru aussi nettement tranchée qu'on l'a dit, et que la répartition des fossiles ne rend pas non plus cette séparation très absolue, du moins quant ï présent (1). On trouve dans les calcaires marneux, particulièrement au-dessm du trou d'Enfer, et à la descente de la grande route :

Trochocyathus ^ indét., Heteropora conijern et pustttlosa, Morr., Serpuioj indét., Pholadomya Aîurchisoni, Sow., var. (Ziet., pi. 65, fig. 4. Gold., pi. 55, fig. 2, e, /, P, Bellona, d'Orb,, Prodr,, vol. I, p. 305), P. obtusa^ Sow. (ces deux espèces atteignent ici desdimeosiens remarquables), P. triquelroy Xg.^ Macira gihbosa, Sow. (Homomya, id., Ag.}, Lutraria jurassi. Al. Brong., Gold., Aviaib echinata^ Sow., Pecten rwgnns, Sow.?, P.fibrosus^ id.?, Ostrta exlrômement petite, voisine de \0. sandalina^ Gold., Terebraada cardium, Lam., T. in ter média, Sow.?, passant à la T. perovaliSy id. (fig. 2, pi. 436), T. obsoluta^ id. (quelques individus se rapprochent delà T, tetraedraySow., etd'autresdeia T. déco/ a ta, Sch\oih\ T. coarctnto, Park., T. maxillata, Sow., T. ornithocephala, id., T. obovata^ id.

Les calcaires bréchoîdes, jaune clair ou blanchâtres, subcompactes, à la descente de la route, nous ont offert les fossiles suivants:

Pholadomya clathrata, Munst.?, et une nouvelle espèce voisiae de la P. nana^ Phill., Terebratula impressa, de Bucb, var. (Davids., pi. 4, fig. 9), Tn sphœroidalis , Sow., T, intermedia^ id. (Davids., pi. 44, fig. \ et 2), Ammonites dimorphusy d'Orb., A, macroct' phalus, Schloth . , A» Martinsii^ d'Orb. , A subbakeriœ^ \à.,A, Sower* bji, Mill.?, A., nov. sp. (2), Naît ti lus truncatus^ Sow.?, Belemnites, indét.

Des calcaires compactes, oolithiques, gris jaunâtre ou brunâtre, très durs, à cassure conchoîde, avec des silex, et semblables b ceni de l'oolithe inférieure de Poitiers, paraissent reposer sur les marnes du lias. On y trouve quelques grains verts, et la Lutraria jurassi, Al. Brong., Lima Hector, d'Orb., Terebratula sphœroidalis,

U) D'Archiac, Notes inédites, 1846.

(2J Voisine de VA, canalicuiatns, Munst., Ziet.; elle en différa par ses tours beaucoup plus découverts, l'ouverture moins elliptique, la carène moins tranchante, par des tubercules ou plis moins allongés, droits, d'autant plus espacés et moins prononcés ou détachés qu'ils s'avancent davantage vers l'ouverture. La comparaison des individus jeunes des deux espèces est surtout propre à faire ressortir leurs différences.

OUOUPK OOLITHIQCB INFÉRIEUR. 681

Sow., T. obovaia, id.?, ^n jjunctata, id.?, 1\ intermedia, id., INissantà la 7\ perovalis, id., Ammonites Garrantianus, d*Orb., A. Humphriesiaiius, Sow., A. polymorpktts.d'Ovh, , Ancyloceras, annulatus, id.? (1).

]\IM. Baugier et Sauzé, dans une Notice sur quelques coquilles de la famille des ammonidées recueillies dans la formation jurassique du département des DeuX'Sèm*es{2), unt décrit 5 loxoceras de Toolilhe inférieure, 1 de la grande oolilhe, 1 de FOxfordclay, puis 3 Ancyloceras et 1 Helicoceras du même système où ces divers genres n'avaient pas encore élé signalés.

Entre Saint>Maixent et Lusiguan, le plateau formé par les cal- Département caires que nous rapportons aux étages de la grande oolithe et de u vienne, roolithe inférieure, sans que nous puissions y distinguer encore PariiTtud. bien nettement leurs subdivisions, est recouvert d'un dépôt quaternaire, argileux, rouge, renfermant beaucoup de .silex brisés et non roulés qui proviennent des assises calcaires sous-jacentes (3). Par places, ce dépôt devient plus sableux, grisâtre, ei sa surface offre alors de vastes landes incultes ou couvertes d'ajoncs. A Lusignan, les calcaires oulithiqucs inférieurs, horizontaux, renferment des silex gris, plus ou moins gros, tuberculeux ou en plaques. Ils con stituent les escarpements rocheux des bords de la Yonne, et sont couronnés par les ruines du vieux manoir qui domine la ville. Il en est de même comme on l'a vu autour do Croutelle et de Poitiers {antè, p. 313, 316).

Sous le méridien de cette dernière ville, dit jVl. Oufrénoy (4), la partie inférieure du troisième groupe occupe une grande surface. On l'observe le long de la route de Paris à Bordeaux, depuis une demi-lieue au nord de Poitiers jusqu'au delà de RufTec, sur une longueur de près de 65 kilomètres, avec des caractères très uniformes, résultant de l'horizontalité des couches. Cependant les couches dolomiliques de RufBgny, des Roches-Pré- Marie et de Port-Séguin, seraient des modifications locales de ces mêmes calcaires et non du lias {antè^ p. 371). Entre Vivonne et Couhé, les couches ne renferment plus de silex. Les calcaires de cette der-

(4) Plusieurs des espèces précédentes sont citées à Saint-Maixent par M. Manès [loc. cit., p. 94), mais sans indication de localité plus précise ni désignation de couche.

(2) In-8, avec ÎF planches, Niort, 4843. D'Archiac, ^otes inédites^ 1 846.

Explication, etc., vol. Il, p. 644, 4 848. VI. 31

U^l SUD DB LA PRANCB.

nière localité iont oolithiques, k graia fin et sub-lamellaîre par h présence de débris de crinoldes, et les fossiles qu'on y cît«> les ont fait rapporter à Toolithe inférieure (Bélemnites, Ammonites Parkinsoni, Terebratula concinna^ T, biplicata (probablement perovaliê f ), T. dimidiata^ T. bullata et de nombreux polypiers (i).

Certaines parties élevées da sol entre ce point et Roffec appar^ tiendraient au groupe moyen {antè, p. /Ii60-46i),mais les tranchées, exécutées pour rétablissement du chemin de fer près de celte dernière ville, ont mis partout à découvert des assises qui nous représentent exactement celles que nous avons rapportées à ThorixoR général de la grande oolithe, à Niort et à Saint-Maixent, et peutêtre, suivant les ondulations de la surface du pays, quelques rudiments de l'étage inférieur du groupe (2). L'absence de vallées asaa profondes et la très faible inclinaison * des couches font que l'on a peine à distinguer les divisions de ce même groupe ; elles se soperposent en biseaux extrêmement allongés, et dont il est diflSdle de saisir les plans ; aussi ne hasarderons-nous dans cette région aocua parallélisme de détail.

 l'endroit où la grande route passe sous le chemin de fer, en trouve un calcaire gris, jaunâtre ou blanchâtre, avec des silex gris, en rognons disséminés, peu nombreux. Au nord de ce point, à travers la forêt, les silex, plus ou moins abondants, sont quelquefois blancs, terreux et pulvérulents. Les assises calcaires sont recoovertes d*un dépôt argileux, rouge, très ferrugineux, de O'^t^S à 1*,50 d'épaisseur, contenant une plus ou moins grande quanti^ de minerai de fer oxydé hydraté, brun, en petits fragments à anglei très émoossés. Au-dessus, des silex sont disséminés dans une terre rouge, et plus ou moins abondants, suivant qu'ils le sont dans les calcaires sous-jacents. Ces silex brisés, mais non roulés^ tnliercoleux et ramifiés, sont identiques avec ceux de ces calcaires, et ils recouvrent ces derniers immédiatement lorsque l'argile ferrugineuse vient à manquer. La surf^e du calcaire a d'ailleors été fortement ravinée et corrodée, et elle présente partout des poches ob cavités plus ou moins profondes, semblables à celles des envinws de Poitiers [antè^ p. 315).

Si Ton se dirige, au contraire, au S.-O. vers le tunnel, des calcaires blanc jaunâtre, terreux, bréchoides, en bancs asKK régniien,

i\) Jbid,,p. 446.

(2) D*Arohiac, Notes inêdiiesy 4864-4852.

GROUPB OOLITHIQDK INFÉRIEUR. , U^'6

plongeant très faiblement au S.-O., recouvrent les calcaires précédents. .Nous y avens observé les fossiles suivants :

Dy sas ter acuttiSy Ag.?, Z). analis^ id.? Pholadomyn carinatd^ Gold.?, Cyprirm ? Lima prohnscidea^ Sow., Pccttn annulutus^ id., Terebratulit orniihoct^hala^ id., var., Nuutilus voisin du N. hian^ gutatus, d'Orb. (1), ]S. iadét., Ammonites Bakeriœ^ Sow., A. buliatiis^ d'Orb., A . fiiscits, Sow., A. microstoma, d'Orb.?, A. macrocepfiaius^ Scbloth., A. voisine de VA. Blagdeni^ Sow., de 0"*,27de diamètre, A. subrudiatus, Sow.?

Avant qae l'on atteigne l'entrée du tunnel, des calcaires marneux gris, avec des Bélemnites, semblent occuper une dépression dans ces assises, et des bancs de calcaire jaunâtre, remplis de fragments de criuolde$« y sont subordonnés. L^ tunnel et la grande tranchée au sud ont été ouverts dans les calcaires blanc jaunâtre précédents. Toatet Iti collines, ou mieux, les plateaux qui entourent RpOec à Test, de même que les couches qui portent la ville offrent vers le bas et la partie moyenne des pentes, les calcaires gris avec silex, et au-dessus las calcaires blanc jaunâtre avec Ammonites, Térébratules, etc. M. Hanès (2) cite les Terebratula obsoleta, concinna et digona à Champagne -Moncon, entre Ruffec et Confolens, probablement encore dans les mêmes calcaires, bien qu'il n'en précise pas exactement la posiiioQ.

Si, du plateau que nous venons de décrire, on se dirige au S.-E., la zone qu'occupe le groupe oolithique inférieur se rétrécit de plus en plus en traversant le département de la Dordogne, autour de Nontron et de Thiviers, où ses roches prennent des caractères particuliers en rapport avec le voisinage du terrain cristallin. Poqr plus de clarté, nous comprendrons le lias dans les coupes suivantes, et il nous suffira d'y renvoyer le lecteur lorsque nous nous occuperons de ce dernier groupe. Nous combinerons dans ce qui suit ke observations très précises de M. Delanoiie (3) avec celles éà

(4) Il en diffère par ses contours moins anguleux, le dos légèrement convexe au lieu d'être concave, et les côtés régulièrement convexes au lieu d'être un peu excavés vers le pourtour, ce qui rend la coquille plus régulière et les arêtes du dos beaucoup moins prononcées. La suture de& cloisons sur le dos et la partie des côtés qui l'avoisine est sembla bl A ce qu'on observe dans le N. biangulatus.

(2) Loc, cit.^ p. 94.

(3) Biiii., <»• série, vol. VIII, p. 98, pi. 2, 4837,

de U DordofDe.

USk SUD DK LA PftANCE.

M. Dofrénoy (1), et quelques-unes qui nous sont personnelles (2}. Dans la coupe du Tillage des Fourneaux à Nontron donnée par M. Delanoûe, et reproduite par M. Dufrénoy, le granité qui affleure au sommet de la colline reparaît au bas, oà il forme le lit de la ri?ière, de sorte que la série suivante, en couches horizontales, se trouve être comprise entre deux affleurements de roches cristallines. Elle présente, de haut en bas :

4 . Grès et argiles jaspés, manganésifères, tantôt régulièrement stratifiés, tantôt associés sans ordre à des jaspes marbrés de jaune, de rouge, de noir, par le mélange d'hydrate de peroxyde de fer ou de manganèse et de veinules d'halloysite.

2. Argile gris bleuâtre, plastique, non effervescente, avec des lits

de fer hydraté et de gypse. Son épaisseur varie de 40 à 30 mètres ; elle est employée partout à la fabrication des briqnes et de la faïence brune.

3. Dolomie et psammite altéré. Par places on trouve, à ce nirean,

des Gryphées, des Pentacrines, etc., dont le test est accidentellement changé en silex, et môole en baryte sulfatée.

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