Roche siliceuse
7. Masse de serpentine perçant le gneiss qui occupe le fond du vallon
au moulin de la Roche-Noire.
La roche siliceuse (n"* 6) serait le résultat d'une action méumorphiqne, on peut-être, comme le dit M. Delanoûe, une roche primitive altérée, endurcie par la silice qui se serait introduite ensuite par ses fissures.
Les diverses exploitations que nous observâmes en 18^0, sur les versants est et ouest de la colline, et dont la profondeur variait seulement de 2 à 6 mètres, présentaient une irrégularité complète dans l'association et la disposition des diverses roches qui constituent ces dépôts. r.es argiles blanches, blanc grisâtre, jaunes ou brunes, avec manganèse, le sable grossier, brun, passant à un grès incohérent, et le jaspe jaune en masses irrégulières noyées dans l'argile ou le sable, et renfermant aussi le manganèse disséminé, en plaques, ou en rognons, s'enchevêtrent et se mêlent sans aucun ordre. Dans une des exploitations, de 3 mètres seulement de proioùdear, on voyait, au-dessous de la terre végétale, un banc de grès brun, peu solide, recouvrant une veine de manganèse parfaitement continue qui reposait, d'une part, sur un schiste pailleté, altéré, moucheté de manganèse, avec de petites veines ramifiées de cette substance, et de l'autre, sur le prolongement non altéré de cette même roche, et dépourvu de manganèse.
Le manganèse À encore accompagné de barytine et d'une certaine proportion de baryte combinée (psilomélane). Suivant M. Delanoûe, le manganèse serait plus récent que les roches qui le ren-
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férmenl. 11 cimente des grès ou des jaspes brisés, et remplit quelquefois les fissures des roches inférieures en se proloageaoi jusque dans le gneiss, comme à Milhac-de-Montron, où on Ta exploité, en rognons purs et mameloniiés, dans un gneiss altéré, mais non remanié. Le géologue k qui Ton doit ces précieuses obser^ vations sur le gisement de ces minerais a aussi reconnu que presque tous ces oiydes de manganèse du département de la Dordogne contiennent environ i/700* de cobalt, quantité suffisante fioor être extraite avec bénéfice par un procédé qui lui est fiarticulier.
Dans les diverses coupes où l'on observe la série des roches que nous avons indiquées, le plateau est ordinairement terminé par un poudingue ferrugineux tertiaire ou quaternaire, de sorte que Tâge du grès et des argiles mauganésifères avec jaspe reste indéterminé. Mais, au sud de Thiviers, leur position ne semble plus devoir laisser d'incertitude, car une coupe X. , S., passant par cette ville, rencontre, à partir du gneiss, et plongeant régulièrement au S. :