Marne jaunâtre, plus argileuse que toutes
les autres de Tétage, assez coquillière . . 5 à 10 Calcaire marneux, gris de fumée, gro>sier, à cassure terreuse, en bancs peu réguliers qui alternent avec des lits marneux plus
grir"* ) épais et peu schistoldes 35 à 30
'"m"*" \^- Calcaire maroo-compacte, à pâte une, lithographique, gris jaunâtre clair, taché de bleu, divisé en bancs minces qui se délitent en dalles vers le bas, avec des nodules siliceux ou cbailles différents de ceux \ de la base du coral-rag 25 à 30
(<) Bull., 2«sér., vol. VIII, p. 608,4854. — Voyez aussi Giroux, Ibid., yo\. II. p. 86, 4 844.
(S) Les assises 4 , 2 et 3 devraient être réunies à Tétage du coralrag, don telles constituent la base sous la dénomination decalcareous-grit inférieur; mais nous devons, dans la description,, conserver jusqu'à un certain point les divisions des auteurs, autrement la comparaison de notre texte avec leurs cartes et leurs coupes deviendrait un travail très pénible. Nous avons donc ici, et par exception, préféré cette irrégularité à une symétrie absolue dans la nomenclature, ce qui n'a d'ailleurs qu'une bien faible importance.
CalcareouS'
il'
aferi (2).
GEOUPB OOLITHIOUK MOTBN. 633
Marne renfermant des bancs lenticulaires et des rognons de calcaire marno^com- . pacte, gris bleufttre, à cassure terne, don- m.
^^Ç!' { nant une chaux très hydraulique .... 40 à 45 1 5. Marne gris bleufttre, feuilletée, très coquiU liôre, dont les fossiles sont souvent pyri-
teux 40à45
^6. Couche de minerai de fer hydroxydé ooli- KeUoway- ) thique. Les oolithes miliaires sont emparock. ^ tées dans un calcaire marneux de 4 ",60
d^épaisseur moyenne, et quelquefois de. . 3
A l'ouest de Dijon, près de Yelars-sur-Ouche, la présence de la Terebratula imignis, de Y Ammonites biplex et de nombreux spongiaires, peut y faire admettre le sous-étage du calcareous-gril infé* rieur. Au nord de la même ville, dans les environs de iMarsannay, la couche de minerai de fer renferme les Cidaris coproides et spathula^ Ag. , la Gryphœa dilatata, Sow. , et les Ammonites coronatus, Bnig., cordatus^ Sow., perarmatus, id., piicatilis, id. (i). Non loin d*Is-sur-Tille, la couche de marne grise et celle de calcaire marneux gris à oolithes ferrugineuses nous ont présenté les fossiles suivants (2) :
\V Dysaster propinquus^ Ag., HolectyptLf punciiilatus, Des., Ec/ti- /ius perintus^Desm9iT,*fy Cidaris ^orig^cm ma j Phill. , Pholadomya lasviuscula, Ag., P, parcicosta, id., P. trapezina^ Buv., (Go/tiomya)^ Luiraria sinuosa, Roem,, Mactromya? Ceromya tenera^ Ag. {Isocardia^ id., Sow., Gold.), Venus, Trigonia monilifera, Ag., MytiltiSy Gervillia, nov. sp. (3j, Lima duplicata, Desh, (4)?, L. consobrinnj d'Orb., L, nov. sp. (6), Pecten subarmatus^ Gold., P, nov. sp. (6), Plicatula armata^ Gold. (P, tubijera^ Lam.), Terebratula ornithocephala^ Sow. (fig. de Ziet.), T, triquetra, id., T, ornithoccphala, Sow., T, lacunosa^ Bronn, moules indét. de
(4) BulL, «• sér., vol. VIII, p. 609, 4 854. — La coupe théorique donnée p. 609 est fort incomplète, considérée par rapporta la composition de rétage dOxford de ce versant de la chaîne.
(2) D'Archiac, Notes inédites^ 4 852.
(3) Espèce voisine de la G. aviculoides, mais plus courte et beaucoup plus épaisse, à en juger par le moule.
(4) Par leurs ornements, les échantillons d*Is-8ur-Tille se rapportent bien à cette espèce, mais leur forme est plutôt celle de la Lima pcctiiwidcs, Gold.
(5) Espèce de la section des Plagiostomes, mais plus circulaire que toutes celles qui ont été décrites jusqu'à présent.
(6) Espèce très voisine du P, priscus^ Gold.
6lk I8T Dl LA niMCI.
Solarium, de Trochut, de Pleurotomaires, etc.. JUsieiiarfa voisin du /{. caudaia^ Roem., Ammonites Mariœ^à'Qih., J, biplex^ Sow., À, BabeanuSy dOrb., A. arduennensis, id., A. quadraUts^ Sow., A, Lambcrti^ id.
Cet horizon, si constant à l'ouest et à Test des points dont noos nous occupons, offre un gisement de' minerai presque toujours exploitable. Il alimente, sur les limites de la Côte-d*Or, 29 hautsfourneaux, et se prolonge, d'une part, dans le département de la Haute-Marne, où noos l'avons vu assimilé comme ici au sous-étage de Kelloviray, et de l'autre dans celui de la Haute-Saône, où nous le suivrons tout à l'heure.
L'étage d'Oxford supporte le coral-rag dans toute la zone où nous avons signalé ce dernier. Commençant un peu an sud de la Hochepot, il occupe une partie considérable du plateau et des vallées entre ce point et Pomard. Au delà de ce village, il ne se montre que de distance en distance, par suite d'une faille qui J'a abaissé entre Beaune et Sérigny. Plus loin, il constitue une lai^e bande dirigée droit au N. , comprise entre deux failles et bordée de chaque côté par la grande oolithe jusqu'à la vallée de l'Ouche, après laquelle il constitue encore de nombreux lambeaux, entre autres le plateau d'Hauteville, et les îlots de Talan et de Fontaine an nord-ouest de Dijon. Il reparaît au fond de la vallée do Suzon, forme des plaques plus ou moins étendues de Marsannay à Gémeaux, à Thil-le-Châtel, et en remontant la vallée par Is-sur-Tille jusqu'à Saulx. Dans la partie nord-est du déparlement, sur les territoires de Saint-Maurice, de Sacquenay et d'Oriin, l'Oxford-clay sort de dessous une vaste nappe de coral-rag pour s*étendre ensuite dans le département de la Haute-Saône. Son altitude est, comme on le conçoit, subordonnée à celles que nous avons indiquées pour le coral-rag. Ses relations straiigraphiques et les accidents nombreux qui ont affecté ses couches sont parfaitement exposés dans les coupes de M. de Nerville, et l'on peut en juger par celle que nous avons reproduite (voy. pi. II, ûg. 1). Dtfpariemant Le groupe oolithiquc moyen du département de la Haute-Saône Houïe-fi«ônc. cst répart?, suivant la carte géologique de M. Thirria (1) et celle de MM. Dufrénoy et Élie de Beaumout, dans deux zones plus ou
(4) Statistique miner, et géol. du département de la Haute- Saoncy in-8, avec carte et coupes, Besançon, 4 833. — Mém. Soc, (fhist. nat. de Strasbourg, vol. 1, 4830.
GBOUPE OOLITHIQDB MOTBN. ((S5
moins hrges, à bords découpés et très sinueux, allongées du S.-O. au N.-£. L'une, qui est la continuation de celle de la Gôte<l*Or, s'étend des limites du département, entre Champlitte et Saint-SeinerÉglise, jusqu'à Port-sur-Saône ; l'autre de Pesmes, à la limite du département du Jura, jusque près de Yillersexel, dans la vallée de rognon, et occupant dans cet espace à peu près le tiers du plateau qui sépare cette rivière de la Saône.
Le coral-rag comprend les calcaires à Astartes correspondant à Eiagt ceux de la Côte<l'Or, et représentant toujours le calcareous-grit cor«1-r«g. supérieur, puis les calcaires à iVi^n^e^oucoralrag proprement dit. Par les motifs indiqués ci-dessus, nous décrirons encore ici, avec l'étage d'Oxford, le troisième sous-étage ou les argiles à chailles (calcareous-grit inférieur).
Le sous-étage des calcaires à Astartes, dit M. Thirria (p. 150), est caractérisé par la présence de deux espèces d'Astartes, dont l'une est VA, minima, Gold. (A. corallina, d'Orb.), et l'autre un peu plus grande. Les calcaires sont jaunâtres ou grisâtres, compactes, fissiles et à cassure concholde, ou bien marno-compactes, schisteux, gris ou blanchâtres, avec des veines et des nids de calcaire apathique entourant parfois des rognons de chaux carbonatée lamellaire (Bucey-les-Gy, Fresnes-Saint-Mamès). Des lits de marne sont subordonnés aux bancs calcaires. L'escarpement, situé à peu de distance du haut-fourneau de Trécourt, présente la coupe suivante :