‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 18 sur 166 · Calcaire sableux avec cberts · texte numérisé non relu

Calcaire sableux avec cberts

V 9. Calcaire gris coquillier.

(4 0. Marnes sableuses grises et brunes, et grès alternant.

hK. Marnes sableuses foncées avec grès concrétion né.

Cette assise descend jasqu'an pied de la falaise, le Rîinmeridgeclay disparaissant sons la mer un peu au nord de ce point

La couche appelée top-cap ^ avons-nous dit {antè, vol. IV, p. 128), appartient à l'étage de Purbeck, et plusieurs lits placés dessous en font encore partie. Les premiers bancs marins du Portland-stone sont une roche oolithique, légèrement brunâtre et dont les oolithes très fines sont agglutinées par une pâte calcaire. Le premier lit, de 0°*,10 d'épaisseur seulement, passe vers le bas à un silex gris en nodules irréguliers rempli de fossiles silicifiés. Le banc qui lui succède, la roche des ouvriers, renferme beaucoup de moules de coquilles, puis vient le banc blanc , wkite bed^ de 2",42 d'épaisseur, le plus exploité aujourd'hui pour les constructions, et constituant la pierre de Portland par excellence. On y trouve une Corbist^ Cytherea parva ( Venus id. , Sow. ), Trigonia giôbosa, îd. , 71 incurva, id. , LModomus, Pecten lamellosus, id. , Pema quadrata, id., Plicatula, Terebra portlandica, Sow. {Cerithium), Ceriikittm excavatvm, id. , Ammonites biplex, id. , etc. Biais ce qui caractérise particulièrement la meilleure pierre de Portland, tant de ce banc que des autres, c'est la propriété de résonner distinctement sous le choc du marteau en donnant un son clair et même agréable à l'oreille (1).

Dans les escarpements qui entourent l'île, le Portland-sand est un sable quartzeux, très mélangé de grains verts, et que l'on peut à peine distinguer du grès vert de Lyme-Regis et de Seaton. II rcn* ferme également de grandes masses de grès concrétionné , sem-

Notes, etc. Noies écrites pendant une visite aux carrières de l'Ile de Portland {Ma^az. of nat, hist,, février 4 836). (4) H. Fitton, loc, cit., p. 224.

GROUPE OOLITHIQITK SUPERIEUR. &1

blables au cow-stones du grès vert de ces mêmes localités, mais SCS fossiles sont différenis et le rapprochent davantage de ceox de la fonnatioD dans laquelle le place naturellement sa position stratigraphique. On y cite : Serpula plexus , Sow., S. variabilis^ id., S.iricristQta^Myal Trtgoniaclavellata, Park., Pectenlamellosus Sow ? Plicalula, nov. sp., Gryphœanana, Sow., Ostrœalœvigata^ Ammonites triplex (A. triplicatus, Sow.), A. giganteusl Ce souséiage n'a pas moins de 26 à 27 mètres d'épaisseur, et les bancs les plus inférieurs se mélangent d'argile, à mesure qu'ils s'approchent du Kimmeridge-clay.

Ce dernier, qu'ont aussi décrit MM. Conybeare et Phillips est iciaimcriiir-c»«y prindpalement composé d'argiles schisteuses bitumineuses, renfermant des septaria et des hts de marnes également bitumineuses. Il s'étend au nord, en formant une bande étroite, depuis la partie orientale de la baie de Ringstead, par Preston et Gpway-street, jusqu'à Abbotsbury. Une grande partie de cette bande est marquée par une vallée parallèle à la crête du Portiand-slone qu'elle sépare de celle du coral-rag au sud, et elle se termine brusquement à environ un mille à l'ouest d'Abboisbury.

Au nord-ouest, de ce point, sur la rive droite de la Bredy» cet étage reparaît sous la craie. Il constitue autour de Litton-Cheney un lambeau divisé par plusieurs failles qui se coupent à angle droit, et* l'on y trouve YExogyra virgula, A l'autre extrémité de la zone, le long de la baie de Ringstead, où la puissance de l'argile est de 97 mètres, on remarque des bancs de grès marneux avec de nombreux fossiles bien conservés, et partout VOstrea deltoidea et VExogyra virgula. On y cite en outre : Mya depressa^ Trigonia elongata^ Sow., Modiola bipartita^ id., Pinna granulatat id., Terebratula inconstans, Sow., Pleurotomaria reticulata, id. , Ammonites, voisine de VA. decipiens, Sow., et de l'A. mutabilis^ d. » A. rotundus, id. , etc.

 Holwortb-Cliiï, à l'extrémité orientale de la baie de Ringstead, près du cap White-Nore, des pseudo-volcans résultent de la décomposition des pyrites de fer très répandues dans les argiles schisteuses et bitumineuses. Là où le bitume est le plus abondant, l'argile est employée pour le chauffage. Il n'y a d'ailleurs aucune apparence de cratère ni d'explosion ; l'argile a été brûlée sur une surface peu considérable; beaucoup de petites fumarolles dégagent des vapeurs sulfureuses et bitumineuses, et les parois de quelques-unes sont tapissées de soufre sublimé. Au centre du foyer, l'argile a été fondue

h2 ANGLKTBRaK.

et con?ertie en scories ceDuIeuses ; à une petite distauce de ce point elle est seulement cuite et rouge.

La bande méridionale du Kimmeridge-clay n'occupe près de lYeymouth qu'une très petite surface triangulaire, passe sous le mouillage de Portlandroad, au delà duquel elle s'élève de nouveau au-dessus de la mer pour constituer la base de l'escarpement septentrional de l'île de Porlland, dont elle forme, comme on l'a dit, le subatralUTH, iiedePnrbeck. A U dcscriptiou déjàdounée de l'île de Purbeck d'après M. AVebster (1) nous ajouterons les remarques que M. Fitton (2) y a faites depuis, et qui compléteront ce que nous avons dit des dépôts crétacés et wealdiens de cette île {antè, vol. IV, p. 85 et 124). Le Portiand-stone se montre d'abord sur la côte méridionale, entre la baie de Durlstone et le cap Saint-Àlban. Toutes les couches, comme celles des formations plus récentes, plongent au N. et présentent leurs tranches à la mer. La composition de cet étage est d'ailleurs semblable à celle qu'on observe dans l'île dePortlaad. Quant au Portlandsand, il a aussi les mêmes caraaèresque dans le Wiltshire, le Buckinghamshire et l'Oxfordshire. Il passe vers le bas au Kimmeridgeclay, et renferme la Panopœa depressa, la Trigonia clavellata^ Y Ammonites gigantem, des restes de poissons, etc. • La colline d'Ëmmel, au nord du cap Saint-Alban, offre la coupe suivante: ,

Mètres.

4. Portland-stone avec des lits de silex vers le bas. ... 10 à 42

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