‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 19 sur 166 · Roche plus solide renfermant vers le bas de grandes i · texte numérisé non relu

Roche plus solide renfermant vers le bas de grandes i

masses concrétionnées continues, dures, subglobu- 1 leuses et remplies de fossiles j

Ainsi, dans cette falaise de 80 à 90 mètres de hauteur, le Port-

(1) Lctters to sir H. Englcfield, etc., iu-4, avec carte, 4 816.— Transact, geol. Soc. oj London, 2* sér., vol. Il, p. 37. — W.-D. Conybeare et W. Phillips, Outlincs of the geol, oj England^ etc., p. 477.

[%) Loc. cit., p. ^0, pi. X b, fig. 5, 6.

GROUPE OOLITHIQUE SUPÉRIEUR. 63

bad-sand en a de 38 à i!^^, et les sources qui s'échappent de son pied doivent provenir du Kimmeridge-clay sous-jacent.

Dans la baie de Kimmeridge, située h la partie occidentale de Tîle de Purbeck, la niasse argileuse, connue sous le nom de Klmmeridg^ ûlay, atteint une puissance de 97 mètres. Kile est composée d'argile fissile, bitumineuse, alternant avec des lits minces de calcaire brun également bitumineux. Les parties les plus chargées de bitume sont employées comme combustible {Kimmeridge coal) , et les lits plus calcaires, qui deviennent presque blancs en s'altérant, sont désignés sous le nom de white lias. Cet étage sort de dessous le précédent, à TE., près de Textrémiié sud du cap Saint-AIban, et à TO., immédiatement sous les grandes falaises du Gad cliiï, au delà desquelles il s'enfonce sous la mer pour ne plus reparaître qu'à 7 ou 8 milles à l'ouest de White-Nore où nous l'avons décrit.

En cherchant à se rendre compte de l'ancienne relation et de la continuité des dépôts secondaires des Hes de Purbeck et de Portland, M. Fitlon a fait voir (p. 2i^) que leur séparation actuelle et la différence de leur direction résultent de brisures qui les ont affectés sur certains points. Dans l'île de Purbeck, l'étage supérieur du groupe plonge au N. , et, lorsqu'on le suit à TO., on reconnaît qu'il s'écarte vers le N.-O. de sa direction première qui était E., O., et cela par suite de l'influence des grandes failles de lYhite Nore et d'Upway. Les strates correspondants de l'île de Portland, sur l'autre versant de la ligne anliclinale, plongent de 48" au S.-S.-E. , et une inclinaison semblable se remarque entre Tillywhim et le cap Dnrlstone (île de Purbeck). Tout l'espace aujourd'hui dénudé entre ces affleurements du nord et du sud était occupé par une même couche avant le soulèvement de l'axe anticlinal. Cette disposition se retrouve, à peu de différence près, dans l'île de Wight où le sommet delà courbe a été détruit, et ce qui reste des couches supérieures au sud de l'île est beaucoup moins incliné.

(P. 320.) M. Fitton \yense que dans l'île de Portland, la puis- Puissance, sauce du Portiand-stone est de 19 à 22 mètres, à Swindon de 19 à incUnïi^'n. 20, à Great-Hazeley (Oxfordshire)de9, à Brill de 7, près de Quain* ton cl de Whilechurch (Buckinghamshire), de 1«,20 à 6 seulement. Le Poriland-sand aurait, près du cap Saint-Alban (île de Purbeck), de 38",50 à 4*»,50 ; dans l'île de Portland, 2/i",32, et près de Thame (Oxfordshire), environ 16 mètres.

L'épaisseur du Kimmeridge-clay paraît être fort inceruine et fort variable. Elle serait de 194 mètres sur la côte de la baie de Kim-

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meridge, suivant MM. Buckland et de la Bêche, estimation que 51. Fitton croit beaucoup trop élevée et réduit ménic de moitié. Dans la baie de Riogstead, elle serait encore de 67 mètres. Dans les carrières d'Headington (Oxfordshire), une exploitation a fait connaître 6 mètres d'argile, et de la Bêche lui assigne une épaisseur générale de 162 mètres.

La colline de Brill, sur les limites du Buckinghamshire et de rOxfordshire, est probablement le point le plus éle?é qu'atteigne le groupe oolithique supérieur. Les couches de Portland y sont très près du sommet que recouvrent seulement une assise peu épaisse de sable vert et une de l'étage de Purbeck. Ces dernières, comme dans la colline de M uswcll, atteignent 2A0'",17 d'altitude. Dans la colline de Shotover, qui s'élève à 19^%i0, le Portiand-stone esta environ 16 mètres aundessousdu sommet. Dans le Berkshire et le nord du AViltshire, il n'occupe que les parties basses du sol. La plus grande élévation de Fîle de Portland est de 100 mètres, et celle de la crête de Purbeck et du PortIand-stone qui traverse l'île est à peu près la même (1).

Dans le Buckinghamshire, l'Oxfordshire, le Berkshire et le nord du Wiltshire, les étages précédents sont presque horizontaux ou plongent très faiblement au S.-S.-E., et l'on a vu quels étaient les dérangements qu'ils avaient éprouvés dans la vallée de Wardour, au nord de Weymouth et dans l'île de Purbeck. observaiioDs La faible étendue qu'occupent les assises de Portland, relativegeaera e«. ^^^^^ ^ ceWes du Kimmeridgc-clay, peut faire présumer que, comme le coral-rag, elles se sont originairement déposées par portions isolées, ou bien que les parties que nous voyons ne sont que les bords restants et rongés des couches continues qui recouvraient primitivement l'argile. Il est également digne de remarque, dit M. Fitton (p. 332), que le groupe wealdien n'a pas été trouvé jusqu'à présent au delà des limites de l'étage de Portland, et reposant, comme cela a lieu si souvent pour le grès vert, sur les divers groupes antérieurs. Réciproquement, partout où les couches de Portland ont été reconnues, on a constaté la présence d'un on plusieurs membres de la série wealdienne. Il est donc possible que les premières constituaient un sol émergé lorsque les dépôts d'eau douce se sont formés.

Le Kimmeridge-clay, beaucoup plus répandu qpe les sédiments qui lui ont succédé, est la continuation d'une longue série de cal-

(4) Conybeare, ioc, cit.^ p. 4 84.

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