GROUPE OOLITBIQUE MOYEN. AS
caires oolîlhiques, de sables et d'argiles alternants. L'épaisseur et l'extension horizontale de cette masse argileuse sont très variables, sai?anl les lieux, et les assises supérieures seules sont visibles dans la localité d'où elle tire sou nom. Près d'Oxford, la partie inférieure qui passe à l'oolithe ou au coral-rag manque évidemment, et la surface des calcaires qui supportent l'argile a été corrodée et ravinée avant son dépôt
A la suite du beau travail de M. Fitton, M. J. de G. Sowerby (t) Puiëonioiogie. a décrit et représenté plusieurs fossiles des étages de Portland et de Kimmerid;;e. M. J. S. Bowerbank (2), en traitant des corps siliceux contenus dans diverses formations, a reconnu que les silex du Portiand-stoue de Tisbury et de l'île de Portland , offraient une plus grande quantité de parties à structure cellulaire que les autres et que leur texture ressemblait aussi davantage à celle des éponges d'eau douce. MM. Milne Edwards et J. Haime (3) ne signalent qu'une seule espèce de polypiers (/«as^rfipaoi/on^a) dans le Portland-stone de l'Angleterre. M* J. Morris {U) a établi le genre Neriioma (iV. sinuosa) pour la Neritasinuosa, Sow. , et la N. angulata^ J. de G. Sov^. , du Portiand-stone de Swindon. M. B. Brodie (5) a mentionné un élytre de coléoptère dans le Kimmeridgeday de la baie de Ringstead (Dorsetshire), et M. Buckland (6) a décrit la Chimœra Townsendii du Portland-stone, ainsi que la 6\ Egertonii du Kimmeridge-clay.
§ 4. Groupe oolithiqtie moyeD.
Sur la première édition de la carte de Greenough ce groupe est représenté par deux teintes : l'une comprenant le coral-rag et le calcareous-grit, l'autre l'Oxford ou clunch-clay et le Keilov^ay-rock. Il en a été de même sur la seconde édition où les noms seuls ont
[\) Transact, geoL Soc. of London, 2« sér., vol. IV, pi. 22 et 23, 1836.
(2) On the siliccoux hodicx, etc. Sur les corps siliceux de la craie, du grès vert et des ooWWies [Transact, g*iol. Soc. oj London, 2* sér., vol. VI, p. 484, hU^,—Procced, id..vol. Ill,p. 278).
(3) A monograph oj thc Brit. foss. corals^ 2* part., p. 73, Londres, 4 854 (publié par la Palœontograpincal Society).
(4) Quart, journ. groi. Soc. oj Londoriy vol. V, p. 332, 4849. -^De la Bêche, Addrcss delivcred, etc., 4849, p. 49.
{5| Ibid., vol. IX, p. 54, 4 853.
(6) Proceed. geol. Soc. of Tx)ndon, vol. If, p. 205, 4 836.
été changés. Cette dÎTÎsion a été adoptée par sir R. MurchÎMn dan« sa carte publiée en 1843 ; et la légende du Geological Survey est plus laconiique en ce que les deux teintes ne portent pour désignation, Tune que coral-rag^ Oxford ooUte, I*autre Oxford clay. Torksbire. Cc groupe, pour lo Yorkshirc, correspond exactement ^ la for- «™uï^p^!?qu°. motion d'oolithe çorcdlim de M. J. Phillips (1), qui y établit 5 divisions désignées conome il suit et que nous réunissons conformément à la classification indiquée ci-dessus :
Vpper calcareous grit, fossiles semblables à ceux du n° 3.
Oolite cornlline. Polypiers, échinodermes, Limes, Mélanies, etc.
Lower calcareoas grit^ Pinna^ Grj'phœa^ Ammonites.
Oxford clay. Terre argileuse grise avec beaucoup de
' fossiles à la base.
Kelloway rock. Grès argileux ou ferrugineux avec beaucoup de Gryphées et d'Ammonites, etc.
Ces divisions, représentées par cinq teintes différentes dans les coupes jointes à Touvrage, le sont par deux seulement dans la carte : Tune comprenant les trois premiers sous-étages, Tautre les deux derniers, ce qui s'accorde d'ailleurs parfaitement avec les caractères physiques et pétrograpbiques de la contrée. Ces étages constituent par leur réunion ce que Fauteur nomme les collines oolithiques tabulaires ou à plateaux qui forment un des traits les plus remarquables de l'orographie du Yorkshire oriental. Partant de la côte entre Filey et Scarborough, la zone qu'elles occupent se relève vers le N. de dessous la vallée de Pickering, et se termine par une ligne d'escarpements très prononcés, à bords découpés et sinueux. Elle se dirige à l'E. vers Black- Hambleton, pour s'élever graduellement jusqu'à ce dernier point où les couches atteignent une altitude de hZ\ mètres. D'Hambleton, la zone se replie au S. -E. , en bordant aussi de ce côté la vallée de Pickering, puis disparaît à Acklam sous la craie des wolds. Quelques couches sortent au jour aux environs de South-Cave, pour se prolonger ensuite dans le Lincolnshire. Les trois premiers sousétages formentle sommet et les bords des collines à plateaux, lesdeux derniers les pentes et la base. Leur étendue est à peu près la même, mais quelques-uns sont, parleur nature môme, plus faciles à suivre et à décrire que les autres.
(4) Illustrations oj the geology of Yorkshire^ 4" part., 2^ édit., p. 2 et 42 ; pi. coupe n** 4 et carte géol., Londres, 4835.
GROUPE OOLITHIQOB MOYEN. Ul
Le Keltoway-rock, souvent de 1 0 mètres d'épaisseur, qui se montre sur ]a côte, à Gristborpe et Scarborough, puis dans l'intérieur sur divers points, est partout bien caractérisé par ses fossiles. L'Oxfordclay se suit le long de la pente des grands escarpements des plateaux de Scarborough vers Hambleton et lYass-bank ; moins apparents le long des plateaux de la zone sud-est, le calcareous-grit inférieur et le coral-rag sont parfaitement développés, à partir de Scarborough, tout autour de la vallée de Pickering et jusqu'à Acklam. Ils ne se montrent pas au delà vers le S. , les calcaires qui passent sous les wolds du Lincoinsbire n'appartenant pas à cet étage. Ënfm le calcareoas-grit supérieur occupe la surface des collines oolithiques sur une multitude de points*
Toutes ces divisions, dit M. Phillips, peuvent être considérées comme appartenant à un même groupe géologique naturel, par suite du passage que l'on reconnaît entre eux : ainsi le Kelloway-rock passe à l'Oxford-cIay qui est encore plus évidemment lié à la partie inférieure du calcareous-grit. Celui-ci et le coral-rag sont tellement unis à leur jonction, qu'il est assez diflBcile d'établir entre eux une ligue de séparation, et la ressemblance des caractères avec les bancs inférieurs et supérieurs du calcareous-grit vient appuyer les motifs qui tendent à faire regarder ces étages comme un tout^ dont les diverses parties sont dans les rapports les plus intimes.
Sur beaucoup de points des falaises qui bordent la côte, depuis Filey Brig jusqu'au delà du chiteau de Scarborough, de profondes érosions ont enlevé une partie des assises secondaires, et les escarpements sont composés, en tout ou en partie, de ce puissant dépôt quaternaire déjà décrit {antèy vol. II, p. 86).
La falaise de Filey-Brig à Grisihorpe, qui atteint une hauteur de 89 mètres, présente sur ce dernier point la coupe suivante, à partir 4u dépôt de cailloux roulés dont l'épaisseur diminue, à mesure que les couches secondaires se relèvent au N.