Oolithe inférieure ferrugineuse avec coquilles ma
rines 6à46
4 0. Lias; céphalopodes très nombreux.
BnUiUuuishire, Le travail intéressant de M. Morris laisse subsister encore une
(4) Voyez Lindley et Hutlon, Fossile flor a ^ pi. 74 [Lonchopteris MantelU), — Lonsdale in Fitton, Observations on some of the strata^ etc., p. 383.
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{Mrtie des doutes qu'exprimait il y a longtemps M. Gonybeare (1) Northamptonsar les rapports détaillés des couches de ce groupe, dans leur passage ' ^^' ***^* ï tnsers les comtés de Rutbiand, de Northampton, de fiedford, de Backingham et d*Oxford. La limite occidenule de la grande oolithe s'observerait sur les sommets des collines sableuses qui dominent la Tallée de BeWair. Dans le Rnthlandshire, on la voit à 2 milles à Test d*Uppingham, où une large surface entre le bord de la grande oolithe et le lias est occupée par les sables sous-jacents. De ce point OQ la soit par.Rockiogham et Kettering, d'où une bande étroite de grande oolithe s'avance vers Nortbampton.
Au nord-est de cette ville, elle forme quelques collines entre Westou-Favel, Kingsthorpe et Bougbton, mais souvent sa présence est masquée par les sables sous-jacents qui occupent une grande surface sur les deux rives de la Nen, et surtout au nord, entre Peterborough et Higham-Ferrers (2). Au sud de cette dénudation, la grande oolithe tournant autour de Higham-Ferrers suit les collmes qui dominent la rive droite de la Nen, et se prolonge jusqu'à 1 mille au sud de Nortbampton. A l'ouest de Blisworth-tunnel, l'oolithe s'avance jusqu'à Stowe-nine-Churches, mais une dénudation considérable a mis à découvert les sables sous-jacents dans les environs de Toweester, et autour de cette ville la limite inférieure de la grande oolithe tourne au sud et à l'ouest pour s'avancer dans cette dernière direction par Blakesly et Culworth. Plus au sud, cet étage occupe le sommet des collines qui bordent la vallée de la Cbarwell, à 5 milles de cette rivière.
La pierre de Kettering, qui, suivant M. Gonybeare (p. 205), appartient à la grande oolithe, est très remarquable par la netteté de sa texture oolithique, et celle qu'ont fournie les carrières au nord de Borford pour la construction de l'église de Saint-Paul, à Londres, est également fort belle. La roche de cet étage est généralement blanche, légèrement jaunâtre; quelques bancs sont gris, quelquefois bleus au centre. Elle est composée de débris de coquilles très menus, mélangés d'oolithes, et les fossiles sont rarement déterminables.
L'oolithe inférieure, à sa jonction avec le lias du Ruthlandsbire,
(4) Loc.cit.j p. 217.
L'absence de documents récents nous fait emprunter ces détails à l'ouvrage de MM. Gonybeare et Phillips, qui résumait si bien, dès i822, la géologie de cette partie de l'Angleterre [Outlines of tlia ^cology oj Eiigland^ p. 218). — Voy. aussi la carte de Greenoagh, 2* édit., 1839.
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auï limites des comtés d*Oxford, de Gloucester et de Warwick, suit en général la partie inférieure de Tescarpement des collines qui courent N.-K., S.-O. Cet escarpement est interrompu par un grand nombre de vallées transverses qui y forment des baies larges et profondes entre Market-Harborough et Maidwell.
Les argiles du lias affleurent à Oxendon et iMorston-Trussel, et Tescarpement de sables ferrugineux s'étend vers la plaine accidentée de Naseby-Heatli àWalford, en se rapprochant de la ligne du Grand l3nion Canal qui traverse le lias de la base de cet escarpement, au tunnel de Crick comme à celui de firaunslon. La largeur de la surface occupée par les sables ferrugineux est ici très considérable ; elle peut être estimée à environ dix milles ; mais il est difficile de la préciser à cause des contours extrêmement compliqués de la ligne de jonction des étages.
Autour de Daventry et des deux côtés du canal d*Oxford jusqu'à Baid)ury, l'oolithe inférieure forme des mamelons isolés s'élevant au-dessus du niveau général de la plaine du lias. Telle est la colline de Burrow, près Daventry, qui porte un des ancieus camps les plus considérables de l'île, la colline d'Arbury également fortifiée, et l'un des points géodésiques de la carte d'Angleterre qui s'élève à 260'",41. Celles de Studbury, di3 Staverton, de Rydon, de Hellidon et de fiyficld, presque égales à celles d'Arbury, offrent l'aspect d'une série de cônes arrondis, épars çà et là sur une surface plane, et imprimant un caractère particulier au paysage de cette région. Toutes sont entièrement composées de sables ferrugineux qui couronnent aussi les monticules isolés de Shuckborough et de Napton. Malgré son peu d'élévation absolue, cette réunion d'éminences est encore intéressante au point de vue hydrographique, car des sources qui s'en échappent, comprises dans un triangle équilatéraldont les côtés n*ont pas plus d'un mille, les eaux se dirigent vers trois points opposés pour se rendre par l'Avon et la Severndans le canal de Bristol, par la Nen dans la mer d'Allemagne, et par la Charwell et la Tamise dans la Manche.
Au sud du plateau de Ëdgehill on observe encore des buttes semblables. Celle de Shenlov^, au-dessus de Shennington, est le plus septentrional et le plus élevé de ces sommets. Ëpwell, qui appartient à la même région, atteint 270'",:{^ d'altitude. Toutes sont formées de sables ferrugineux reposant sur le lias, oxrordshirc. Sur Ics limites du Buckinghamshirc et de l'Oxfordshire on trouve un calcaire bleu coquillicr exploité à Marsh-Gibbon, Ambrosden et
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Morton, et séparé de la grande oolithe par une couche d*argile asse2 épaisse. Â Blatchidgdon on a exploité une roche semblable qui pré* sente les caractères du forest-marble» et, au sud du même point, les calcaires semblent appartenir au cornbrash. Un puits creusé à Bieinheim a traversé 22">,28 de calcaire et 3 mètres d'une argile qui reposait probablement sur la grande oolithe. Ces deux étages se continuent ensuite vers l'ouest, dans les collines du Gloucestershire.
Dans la forêt de AYhichwood les calcaires habituellement schistoîdes du foresi-marble , étant plus solides qu'ailleurs, ont été exploités comme marbre, d'où vient le nom qui a été assigné à cet étage. M. Conybeare (p. 20li) avait peu de doutes que les calcaires schistcnx de Stonesficld, près Woodstock, n'appartinssent à ce niveau. Ce gisement se compose de deux couches de calcaire oolithique, gris ou jaune clair, fissile, appelées pendle^ chacune de 0"*,60 d'épaisseur. Elles sont séparées par un banc de grès calcaréosiliceux, friable^ nommé race, à peu près aussi épais, renfermant des concrétions en partie oolithiques de 0"*,15 à O^.GO de diamètre et souvent bleues au centre. La pierre exploitée {pendle) se fend facilement en dalles assez minces pour être employées à couvrir les maisons. Les carrières, en galeries horizontales, sont situées dans la vallée immédiatement au sud du village de Stonesfield, et les exploitations qui datent des temps les plus reculés ont cxcavé les flancs des collines dans toutes les directions. Ces bancs exploités sont d'ailleurs plus calcaires que ceux de Collyweston, dont nous venons de parler dans le Northamptonshire, et qui appartiendraient au même horizon.
L'âge de ces couches a été le sujet de plusieurs notices (i } , dans lesquelles les auteurs se sont assez accordés sur le niveau géologique qui leur avait été assigné d'abord. Mais M. Lonsdale (2), ayant étudié dans le Gloucestershire la position des calcaires schisteux des environs de Burford, relativement à la grande oolithe, a constaté ensuite leur identité avec ceux de Stonesfield, et a été amené à conclure que ces derniers se trouvaient k la base delà grande oolithe, et non au'dessus^
(4) Constant Prévost. Observations sur les schistes calcaires oolithiques de Stonesfield [Soc, philom.^ 4 825). —J. Desnoyers, Sur l* oolithe à Fougères de Ma m ers [An n. des se, naturelles ^ 4 825). — H. Fillon, On the strata ofStoni'sfield [Zool. fourn,, vol. 111, p. 4t6, 1827).
(2) Report ofa survey of the oolitic formation of Gloucestershire [Proceed. geol. Sor. oj London, vol, I, p. 413, n" 29, 4 832).