Schistes gris yerdfttre, altérés, et schistes cris
tallins noirfttres passant au gneiss.
On troa?e encore, dans une marne grise à oolithes femigiiifittes appartenant à rassise D® S, V Ammonites ihouarcensiSf d*Orb., le Nautilus inomatus^ id. , le Belemnites itregutaris ^ Scblotb., la Lima gigantea, Desh), une Lucina? h Luiraria ndundata^ Gold.f one Panopœa^ etc.
Nous venons d'insister sur les caractères de Toolithe ioférieere et sur ses relations a?ec le premier étage du lias aux eovtroBs de Thouars, parce que M. Aie d'Orbigny (2) ayant donné le nom de thoarcien à la seconde de ces divisions, on pouvait croire que dans cette localité elle est au moins complète, bien développée, et que, comme l'indique la Carte géologique de la France, elle occupe la surface du pays. Mais on voit qu'en réalité le premier étage du lias est ici tout à fait rudimentaire, d'une épaisseur de 10 à 12 mètres au plus, qu'il se montre seulement sur les pentes des coteaux, et est Recouvert par l'oolitbe inférieure occupant tous les plateaux environnants. Sans doute les fossiles du calcaire brun ferrugineux sont très caractéristiques de cethorizon, mais, géologiquement ptrlant, l'étage ne s'y présente qu'avec ces caractères anormaux d'anciens rivages, reposant sur les schistes cristallins, et ne peut en aucune façon y être pris pour typeou comme terme de comparaison. L'expression à étage thoarcien nous semble donc aussi peu justifiée que l'est celle d*étage
(4 ) Nous citons le nom de Sowerby parce que les échantillons se rapportent aux figures du Minerai conc/io/ogy, tand» quMls diffèrent des figures données sous les noms d'y^. Mnigravius, Youoget Bird, serpentinus^ Schloth., Strangivaysii, Sow., etc. Nous n*avoi» point d'ailleurs à nous occuper ici de discussions synonymiques.
(2) Paléontologie française, terrains oolithiques ou jurassiques^ vol. I , p. 686. -^Prodtvme de paléontologie strati graphique^ vol. I, p. 943, 4849.
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GROUPE OOLlTBIQUt |MPi»IBtIR. Si 3
bojoeien proposée par le même paiéonlologisie pour TooUthe inférieure.
Le département de la Vienne est celui où le groupe oolitbique ^«pwumMi iniérieur occupe la plus grande surface. On l'y obscarve, en effet, dans toute sa moitié méridionale, d*où il se continue au sud dans celui de la Charente, et à Touest dans celui des Deux-Sèvres» au delà des limites de notre circonscription actuelle. En contact au nord-ouest avec quelques représentants du lias ou les roches cristallines de la Vendée, au sud-est avec les granités et le gneiss du Limousin, il plonge très faiblement au N. sous le groupe oolitbique moyen, et, dans cette étendue, il est souvent masqué i la sarbee du sol par la présence de dépôts tertiaires généralement pei| épais.
Malgré sa largeur considérable, dit M. Dufrénoy (1), la composition de ce gronpe est peu variée, et Ton n'y retrouve pas ces sousdivisions que nous avons indiquées dans le Calvados. Cette uniformité tient probablement, ajoute-t-il, à ce qu'en cet endroit la formation, prise dans son ensemble, est peu épaisse, et qu'elle s'est en quelque sorte moulée sur une ride granitique souterraine qui rattache les terrains anciens de la Vendée à ceux du plateau central. « Il est certain du moins qu'on observe rarement le lias an contact 9 de ces terrains anciens, et que souvent, au contraire, des coocbes » appartenant à la grande oolithe constituent la base de la forma* • tion. »
A Vouillé, dans la vallée de l'Anzance, sur la route de Poitiers \ Parthenay, un calcaire avec silex renferme de nombreux fossiles, entre autres des polypiers, des crinoldes, Asiarte elegans, Sow., A. pumila^ id., Arca pulckra, id., Terebrahda perovalis^ id.« T. iocialîê, Phill., T.coarctata, Park.7, Pecten demiêsus^ Phill., Unio abductuSf id., Ammanitei Parkinsoni^ Sow., A. Herveyt\ id., etc. (2).
La ville de Poitiers est, comme on sait, bfttie à l'exurémité d'un promontoire bordé d'escarpements abruptes, au pied desquels coulent le Clain au sud, à l'est et au nord, et la petite rivière de la Boivre à l'ouest. La composition de ces escarpements est assez uni* forme. A la nuMitée de Cueillau, par exemple, on remarque de bas en haut les calcaires du groupe oolitbique inférieur, gris-jaunâtre
(<) ExpUcatwn, etc., vol. II, p. 229.
(2) Dnfrénoy, loc, dt., p. 234.
iiU NOkD DE LA rAANCfe.
OU brunâtre, durs, subcompactes, caverneux, divisés en banck épais. Les fossiles y sont rares; des silex gris noirâtre, qtielqaefob jaspoïdes, en rognons irréguliers, plus ou moins gros, sont disposés t?n lits ou en cordons inégaux, disconlinus, espacés de 3 à 5 mè^ très (1). On a vu (antè^ p. 2^U) que sur le plateau ces assises étaient recouvertes par les calcaires blancs marneux du second groupe, mais qu'elles reparaissaient encore à Migné des deux côtés de VAuzance. Âu pied des escarpements de la rive gauche du Clain, k la sortie de la ville, par la route de Paris, M. Dufrénoy (2) signale un calcaire terreux inférieur aux précédents, et qui représenterait la couche fossilifère de YoUillë. Â la carrière de Chardon-Champs ouverte plus loin, on voit :
^ i Galcatre en plaquettes. m.
%, Calcaire avec crinoldes 2,00
3. Calcaire caverneux (chail ou banc mâle des ouvriers) . . 0,iO