Calcaire semblable au précédent, et argile bleue
Sainle-Mtre-Église est bâtie sur le lias qui se continue an nord du bourg jusqu*à la vallée de la Durance, dont le fond est occupé par le quatrième étage, puis il réparait encore au delà où le redihàvl lui succède à la côte de Monlebourg.
Le calcaire de Valognesfut d*abord signalé par de Gerville (2) qui te désignait dans sa coupe sous le nom de banc G. Il en meulionue les fossiles nombreux, mais peu variés, et n'indique d'Ammonite ^ue dans les carrières de Beauté, à Touest de Carentan. Le calcaire de Valognes, dit M. de Caumonl (3), comme celui d*Osmanville, est parallèle au quadersandsiein (^). Celte roclïe forme pour ainsi dire, entra le lias et le trias, une ceinture qui se dirige de TE. à. 1*0. et du ^. aii S., en passant par Fontenay, Saint-Floxel, Écausseville, le Hàm, Orglandes, Picauvillc, Clief-du Pont, Cretteville, Appeville et Beauté. Sur d'autres points, cet étage est éloigne du calcaire à Gryphées arquées, et se montre isolé au milieu des marnes et des galets roulés du trias. H. -T. de la Bêche (5) le plaçait audessus du calcaire à Gryphées arquées. M. J. besnoyers (6) le rapportait à la grande oolithe, tandis que le calcaire d'Osmanvitle qu'il en distinguait se serait trouvé entre le lias et Toolithe inférieure.
(4) D' krchl^c, Notes inédUcs, 4 842.
(î) Journ. de phys, et de chimie^ vol. LXXIX, p. IB, KiM, — Ib., vo\. LXXXIV, p. 24 ^, 4 817.
(3) Mém. Soc. Linn. du Calvados^ année 4 825, vol. III, p. 499.
(4) Ce mot est ici synonyme de grès inférieur du liasy et sans rapport, par conséquent, avec l'assise crétacée que nous avons Tae désignée en Allemagne sous le môme nom.
(5) Transact, geol. Soc. of London, 2* série, vol. I, p.. S2, U22.
(6) Ann. des se. naU, 4825.
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GROUPk bu LUS. 367
M. de Caùmont décrit leiJ cbu'ches supérieures de Télagê (Valognes el Picauville) séparées des suivantes par une marne bleue , les couches moyennes plus épaisses avec des coquilles spathifiécs, formant une sorte de Idtnacbeile, avec de petits cailloMx roulés et des grains de sable, et les couches inférieures^ moins épaisses, plus sableuses, alternant avec des lits de sable marneux, gris ou bleuâtre, el renfermant du lignite (le Désert] et des traces de Fougères. L'auteur donne ensuite une coupe détaillée prise à Cauquigny où le lias à Gryphées recouvre le calcaire du quatrième étage, puis celle de la carrière de la Croix-Morvilleà Valognes, el une troisième de Picau ville également fort complète. Il y cite le Plagiostoma valoniensis, le Pecten valoniensis (1), une Ammonite, un Cidaris, des Astrées et des restes de sauriens.
Les carrières de Valognes nous ont présenté ters le haut des bancs calcaires fragmentaires, séparés par deux lits de glaise vert bleuâtre très constants, et au-dessous un calcaire assez compacte, odlithlque, gris jaunâtre, rempli de parties spathiques, et renfermant aussi des masses assez considérables de polypiers spatliifiés, puis vient un calcaire rempli de coquilles l^ivalves à Pétat spathique, particulièrement le Pecten valoniensis^ Defr. Les bancs sont sensiblement horizontaux, et au sud de la ville tes quartzites fédi" succèdent (2). A ïveiot, le Ham, etc., M. de Caumont signale, i la partie inférieure, des calcaires bleuâtres passant à la doiomie.
Le calcaire de Valognes n*est pas siliceux comme celui d*Osmanville, et les fossiles sont un peu différents. M. Dnfrénoy (3) donué b toupe suivante de la carrière de Picau ville, an sud est de Pont- TAbbé, ouvètté au milieu des marais de Tîle Marie. Au-dessous de 6 S 7 tnëtres de terre végétale et de dépôts de transport, on voit :
r Banc de grès calcarifère et de calcaire sablonneux. m.
î. Çrès quartzeux 0,40 à 0,42
3. Calcaire compacte, terreux, jaunâtre, moucheté de manganèse 0,30