Lit mince de marne noirâtre avec Belemnitcs exUis^ d'Orb
Calcaire et argile bleue avec Belemnitcs umhilicatus^
clavatus et pnxillosus.
|5. Calcaires, marnes et banc de calcaire [roc) avec fie»
f ] oolilhes ferrugineuses très fines, Pticatnla spinosa^
étage. ^ Sow., Pcctcn (vquivalvîs^ id., P, disriformis, Schubl.,
Gryphœa vj-mbinm^ Lam., Spirijcrrostratus^ de Buch,
Tenbratula variabilis^ Sow., T, acuta, id., T, numis-
malisy Lam., T. tmadiifida^ Sow., T. cornuta^ id.,
T. rcsupinntay id., Belemnitcs paxillosns^ Schlolh.,
Ammonites margaritatus, Montf., A.planicosta^ Sow..
A, annulatus^ id., A, Henleyî, id., A, spinatiis,
Brug., etc.
(6. Marne jaunâtre, bleuâtre, de 3 à 3 mètres d'épaisseur, avec des restes de poissons et de sauriens à Curcy, etc. 7. Calcaire et argile alternants, de 5 mètres d'épaisseur, et étage. \ remplis de Belemnitcs ti ipartitus^ Schloth . , Ammonites
f scrjjc/itinnsy id., A, bifrons, Brug.. A. commnnis^
\ Sow., etc.
Ainsi l*on peut admettre dans cette partie de )a Normandie qui avoisine les côtes, non-seulement les assises principales de l^ooiitbe inférieure caractérisées comme dans le Gjoucestershirc, mais encore les étages supérieurs du lias également reconnaissables, quoiquç très réduits.
Le lias à Gi7phées arquées, composé de marnes argileuses et dç calcaires (narncux, bleuâtres, alternants, renferme aussj des Npcf plus compactes, à cassure conchoïde ou castiney traversés de veinules de calcaire spathique(l). Dans les carrières de Longeau, |p$ bancs compactes, nombreux, sont souvent formés par la réunion de rognons calcaires aplatis, contigus. Vers le bas (Longeau, l'Épinay- Tesson, etc.), on observe un calcaire noir reqipli de Gryphées, e| des marnes de mgme teinte avec du lignite au contact du red-mari. Cet étage, soit à sa jonction avec le trias, soit lorsqu'il repose $ar le quatrième, n'offre point les variations pétrographiques que nous avons trouvées dans les précédents. Les fossiles sont assez
(\ ) De Caumont, Topographie géognos^que du dcpai[tement 4^ Calvados^ p. 4 90 et suivantes, io-S. 4 828. — De Caumont, Mém. Soc, Linn. du Calvados, yo\. I, p. ^3, 4824. — De GervilIe,/ottr/i. de phys, et dç chimf^y vol. L]$1$L^, p. 46, 4 §4 4.
Dombreax, mais la liste donnée par !^l. de Caamont comprenant aussi ceux des autres étages, nous devons nous abstenir de la reproduire, et nous signalerous seulement, outre la Gryphaa arcuaia^ les Ammonites bistilcaius, bru%. , planicosta, Sow., les Belemnites umbilicatus, Blainv., et compressas, id., la Terebratuia punelata^ Sow., et une autre qui semble Olre une variété minor de la T. numismalfs, Lam. (1), des restes d'Ichihyosaurus, de PlesiosatnttSj des débris de poissons {Dnpedius politus), etc.
Ces divers étages du lias ne paraissent pas avoir plus de 50 mètres d'épaisseur totale, dans Tarrondissement de Bayeux où ils recouvrent le red-marl, et ils s*aminciHsent vers le S.>E. , celui des calcaires à Grjpliéi s disparaissant le premier, et ne dépassant pas Tilly-sur- Seule et Villy, tandis que l'un ou Tautre des deux premiers se prolonge jusqu'aux environs de Falaise, surmontant tantôt les sciiistes, tantôt les quartzites de transition. La stratification est généralement horizontale ou faiblement inclinée au N. AL
Sous le calcaire à Gr^pbées arquées, on trouve, vers la limite nord-ouest du département du Calvados, une série de couches désignées sous le nom de calcaire d'Osmanviile, d'après le village sar le territoire duquel on Tcxploite. Au nord-ouest de ce point, dans le département de la Manche, il prend le nom de calcaire de Valognes, Ces assises occupent en réalité la place du quatrième étage du sud-ouest de l'Angleterre.
Le calcaire extrait des carrières d*Osmanville, dit M. Dufrénoy (2), situées à gauche de la route de Bayeux, ainsi que dans la prairie qui s'étend jusqu'à Isigny, est blanc grisâtre, avec des parties bleues dans quelques bancs ; son grain est assez grossier ; sa dureté moyenne et les bancs sont séparés par des lits minces d'une argile jaune, quelquefois sableuse. Les fossiles sont presque toujours à l'état de moules, et le test des coquilles est souvent remplacé par de la chaux carbonatée. Suivant M. Hérault (3), on y rencontrerait quelques Gryphées arquées qui relieraient ainsi cet étage au précédent, mais ce n'est qu'un fait exceptionnel qui ne peut infirmer la distinction générale de ces deux divisions inférieures do
(4) D'Archiac, Notcx inédites^ 4 834. Il serait possible qu'une partie di» couches de la carrière de Lougeau, dans lesquelles dous avons trouvé la plupart de ces espèces, appartint encore au second étage.
(2) Explication^ vol. II, p. 468.
(3) Tableau des terrains du Cahados^ p. 87, 4824.
GKOUPE DU LIAS. S65
groupe que nous verrous d'autant mieux justiGée que nous les trouverons plus développées, le lias n*étant eu réalité que rudimentaire sur cet ancien rivage.
A Osmanville, la couche la plus élevée qui se trouve au contact du calcaire à Grypliées est très dure et siliceuse, et les plus basses sont mélangées de sable. A Agy, toutes sont sableuses et glauconieuses (1). La baryte sulfatée a été signalée dans ces couches dont les ibssiles assez nombreux n*ont pas encore été Tobjet d'une étude spéciale [Astrœa^ Cidaris, Venus, Mytilus^ Avicula, Lima^ PeC' ten, Pinna, Ostrea, Ammonite très grande, des vertèbres de sauriens, etc.).
Dès 1813, de Gerville (2), qui consacra une grande partie de s^ Dépmri^mmki vie à d'intéressantes recherches sur l'archéologie et la pléontologie |^] de son pays natal, et près duquel les étrangers trouvaient toujours un accueil si bienveillant et des renseignements si précieux, décrivait, sous le nom de bancs des Gryphites, les couches caractérisées par les Gryphiles recourbées et les Ammonites à double sillon, ht banc à Oélemnites s' éiemWit du Grand-Véjusquedansla partie la plus élevée des communes de Sainte-Marie-du-Mont, Yierville, Audouville , Bloville , Sehville et Carquebec. Ainsi le lias occupe une assez grande surface dans celte partie orientale dû département de la Manche entre Yalognes et Carentan. L'étage supérieur existerait sur une portion du plateau qui porte Sainte- Mère-Égllse, et qui, compris entre le AJerderet et la côte, appartient en entier au groupe qui nous occupe. C'est du moins ce que Ton |>eot conclure des recherches de M. de Caumont (3), et que confirmeraient les observations plus récentes de M . Hébert (û) qui signale, dans le petit tertre de Sainte-Marie-du-Mont, à l'embouchure de la Taute, des marnes h Ammonites bifrons, A. radians , etc, soas les couches que nous avons rapportées à la base de l'oolithe inférieure.
Le troisième étage ou calcaire à Gryphées arquées constitue non-
f<) De Caumont, toc. cit., p. 200.
1%) Lettre à M. Di fiance, 27 octobre 18<3 {Journ. de phys, et de chimie, vol. LXXLX, p. <6. juillet 4 814).
(3) Distribution gèo^iopliifjnc des roches dans le département de la Manche [Mém, Soc. Linn. de Normandie, vol. V, p 274, 4 835). — Voyez aussi Ib.j vol. H, p. 600 ; 7^., vol. III, p. 97. — Carte géologique du département de la Manche, dressée en 4 825-4827.
(4) Bull., 2« série, vol. XII, p. 80, 4854.
tM NOtlD DE LA FRANCE.
feuletnenl la base da plateau précédent, mais se montre encore sar là rive droite du Merderet, entre Beozcvitle-la-Bastiile et Appeville, puis à Touest de Careotan, sur la ix)ute un peu au delà de Saint- Hilaire (i). Au four à chaux de la Grolt-Pan, à 3 kilomètres au Dord de la ville, nous avons observé la coupe suivante :
{• Marne grise 0,30
i. Cdlcaire marneux gris 0,4 5
à. Marne grise 0,35
i. Calcaire marneux, gris, divisé en trois lits 0«4O