TECHNOLOGIE
Les ciments de toute espèce, les pouzzolanes artificielles, fabriquées selon les méthodes imaginées par MM. Cbaptal, Père, etc., ainsi que celles de nos volcans éteints, ont donné à nos constructeurs les moyens de se passer des produits étrangers. M. Fabroni en Italie, et d'après lui M. Faujas en France, ont trouvé des terres propres à faire des briques si légères qu'elles flottent sur leau, invention précieuse pour construire les fours des vaisseaux.
La carbonisation de la tourbe, la purification du coah ou charbon de terre dessoufré, ont été introduites en France dans cette période.
L opération des assignats , quels qu aient été ses résultats politiques, a laissé à lart du papetier des perfectionnements durables, et sur-tout l'emploi de l'acide muriatique oxygéné pour le blanchiment de la pâte. C'est même à elle que l'on doit en grande partie le nouvel emploi des caractères stéréotypes , qui augmenteront les bienfaits de Timprimerie , en faisant pénétrer les conceptions du génie jusque dans les pauvres chaumières.
La technologie n'a point d'école en France où l'on en démontre les principes ; et quoique les arts et métiers aient été souvent décrits en détail dans de grands ouvrages , il n'y a encore d'éllémentaire et propre à l'instruction générale que la Chimie appli-
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quée aux arts, de M. Cbaptal; livre excellent, mais qui D embrasse que les arts exclusivement chimiques*. Du moins dans cette partie , Ton peut être assuré que la lumière des sciences pénétrera dans les ateliers; et ses efFets sont déjà très sensibles chez les manufacturiers éclairés.
Résumé.
C'est ici que nous terminerons cet aperçu sommaire des changements les plus avantageux que les progrès de la chimie et de la physique ont introduits dans la pratique des arts pendant I^ première période dont nous avons à rendre com{>le. Nous aurions pu Fétendre beaucoup , si le temps et la nature de nos connoissances nous Favoient permis , et sur-tout sM nous avoit été possible d'entrer dans tous les perfectionnements de détail qui ont été adaptés aux divers procédés particuliers ; nous aurions pu y ajouter enfin Fënumération de cette quantité de substances que la botanique, la minéralogie, et la zoologie, ont découvertes et fournies aux diflférents arts, si nous nen avions déjà indiqué les principales en parlant de ces sciences ellesmêmes, et si nous n avions encore ajouté à cette
' Chiinie appliquée aux arts; 1807, 4 ^o'* io*8".