TECHNOLOGIE
de laine; et Ton y emploie maintenant, en Angleterre , jusqu'aux vieux cadavres de poissons.
Le blanchiment à ja vapeur est encore une découverte importante, généralisée par M. Chaptal '•
Nous avons déjà parlé des nouvelles couleurs fournies par la chimie à la peinture à Thuileet à la peinture en émail, comme le bleu de cobalt ^ de M. Thenard; le «rouge-de chrome; le vert du méme« métal , appliqué à la porcelaine , par M» Brongniart. Nous aurions pu y ajouter Fintroduction en France de la fabrication du bleu de Prusse et du bleu an-» glois, qui nest qu'un bleu de Prusse mêlé d al u-^ mine.
L'analyse plus exacte des terres n'a pas été moins utile à la poterie ; et il su£Bt , pour s'en convaincre, de comparer nos poteries communes d'aujourd'hui à celles que nous avionsil y a vingt ans. Le cailloutage de Sarguemines et les hygiocérames de M. Fourmy méritent d'être dbtinguésdans ce nombre *.
Le rouissage du chanvre par des moyens chimiques est infiniment plus sûr, plus court, et plus salubre qu'autrefois. «
Nous n'avons pas besoin de traiter des progrès de la docimasie et de la métallurgie , qui marchent
' Eësai sur leblaDchîment, par Oreillj; 1801. i yoI. in-8°. ' Mémoire sur les ouvrages en terre cuite, par Fourmy; brochure in-8% 1802.
Décessairement du même pas que la chimie , ni de rappeler la précision admirable à laquelle est arrivé le monnoyage; mais nous pouvons dire que la purification du platine et lart de le travailler ont donné à tous les autres arts les vases les plus utiles par leur inaltérabilité.
Nous avons déjà exposé ailleurs le nouvel art de /abà^iquer l'acier fondu , inventé par Clouet ; celai des crayons de mine de plomb, par Conté; et celui de décomposer le métal des cloches , par M. Fourcroy. Ce dernier a pu tenir momentanément lieu de mines d etain et de cuivre.
L établissement de fabriques de fer-blanc, qui ne laissent plus rien à désirer, est encore une conquête récente sur l'étranger.
La fabrication des cristaux et de tous les genres de verres n a pas fait de moindres progrès que les autres arts chimiques, pour la netteté, la blancheur, le volume, et l'économie; on peut s'en convaincre dans les moindres demeures des particuliers, aussi bien que dans l'excellent ouvrage de M. Loysel sur la verr^ie '. M. Pajot-Descharmes en est venu jusqu'à souder les glaces. Le rouge à polir, autrefois très cher, se fait maintenant d'une manière infiniment plus simple, d'après les procédés de MM. Guyton et Frédéric Cuvier.
' Essai sur Tart de la verrerie; an 8, i vol. in-S".