RÉSUMÉ
blés et distingués ; leur catalogue général a été augmenté de plus du double; leurs propriétés ont enrichi les arts d une foule d'instruments nouveaux : la vaccine enfin a donné les moyens de soustraire rhumanité à Tun des plus funestes fléaux qui la tourmentoient.,
Telles sont les principales découvertes physiques qui ont illustré cette époque. Quelles espérances ne donnent-elles pas elles-mêmes ! Combien n'en donne pas sur-tout l'esprit général qui les a occasionées, et qui en promet tant d'autres pour l'avenir! Toutes ces hypothèses, toutes ces suppositions plus ou moins ingénieuses, qui avoient encore tant de vogue dans la première moitié du dernier siècle , sont aujourd'hui repoussées par les vrais savants: elles ne procurent plus , même à leurs auteurs , un^ gloire passagère. L'expérience seule, l'expérience précise, faite avec poids, mesure, calcul et comparaison de toutes les substances employées et de toutes les substances obtenues, voilà aujourd'hui la seule voie légitime de raisonnement et de démonstration. Ainsi , quoique les sciences naturelles échappent aux applications du calcul, elles se fout gloire d'être soumises à l'esprit mathématique; et par la marche sage qu'elles ont invariablement adoptée, elles ne «'exposent plus à faire de pas en arrière : toutes leurs propositions sont établies avec
certitude , et deviennent autant de fondetnents solides pour ce qui reste à construire.
liCs physiciens et les naturalistes de notre époque se sont donc honorablement placés à la suite et dans les rangs des hommes qui ont accéléré la marche de l'esprit humain, et parmi eux les physiciens et les naturalistes François. Nous pouvons, nous devons le déclarer en ce moment solennel où nous sommes leurs organes, et nous ne craignons pas d'être désavoués par ceux des autres nations , les physiciens«et les naturalistes François ont noble-ment soutenu Thonneur de leur patrie^ et pendant ces vingt années, où, dans une autre currière , des prodiges inouïs de dévouement , de valeur, et de génie , portoient avec tant d'éclat dans toutes les contrées de lunivers les noms desKérosdela France, ceux qui cultivent les sciences dans eet heureux pays ne sont point restés indignes davoir aussi quelque part dans la gloire de leur nation.
Nous le répétons ici , ce n est point par un effet de notre partialité que les. savants François se trouvent, dans cette histoire , cités au premier rang dans presque toutes les branches des sciences naturelles ; la voix des étrangers le leur décerne comme la nôtre; et même dans les parties où le hasard n'a pas voulu qu'ils fissent les découvertes principales, la manière dont ils les ont accueillies, examinées.
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développées , dont ils en ont suivi toutes les conséquetices, place nos compatriotes bien près des premiers inventeurs, et leur donne, à bien des égards, le droit den partager Thonneur.