SECONDE PÉRIODE
Toutes les sciences qui.|ont fondées sur des faits ont Tinappréciable avantagée que chaque expérience et chaque observation peuvent contribuer à leurs progrès. Il u est véritablement potn^de découvertes inutiles pour les sciences physiques ; quelles que soient les conséquences auxquelles on arrive-, quels que soient les résultats quoa^ obtienne, dès qu'ils sont nouveaux , ils ont leur importance : chaque fait a une place déterminée qui ne jpeut être remplie que par lui seul, et Ton doit considérer Fédifice des sciences comme celui de la nature : tout y est infini, tout y est nécessaire. On peut dire plus : c*est quelquefois sans nuire essentiellement aux progrès de la vérité que les hommes qui se livrent à sa recherche s égarent dans de fausses routes. On a vu les découvertes les plus utiles naître des plus graves
BUnON. COMPtÉM. T. II. I
erreurs. Nous en trouvons des preuves récentes dans les travaux qui ont été faits pour combattre la chimie moderne, et pour soutenir Fancienne théorie de la combustion! La complication des phénomènes de cette science sera même cause que les preuves de ce genre se multiplieront souvent encore : les faits ne se présentent pas toujours avec les mêmes caractères, on les étudie sous d autres rapports, ils sont vus avec des yeux différents, et les résultats auxquels ils conduisent ne sont point semblables. C'est ce que nous apercevons aujourd'hui d'une manière bien évidente dans les discussions qui se sont élevées entre M. Davy, notre confrère Gay-Lussac, etM. Thénard.